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Discussions avec torts et travers

19 décembre 2005

Dingo pêche à la ligne

Mais que nous pousse t-il aux doigts pour qu’ils s’agitent spasmodiquement à raconter ces histoires banales ?
Nos vies sont banales mais ce sont les nôtres. Il s’agit d’un constat, non d’un jugement.
Les vies des autres sont imaginairement plus passionnantes. Quant à leurs passés, des autres vies, c’est un peu comme ces films que l’on regarde en œils attentifs.
Je m’accroche à ces morceaux extraits d’une existence.
Il ou elle va bien, il ou elle a des soucis. Sans que je puisse y faire quoi que soit. C’est juste une illusion. Nous sommes des illusions.
Derrière nos masques nous faisons ce que nous voulons.
Et pourtant, ces instants sont concrets, inscrits émotionnellement et je m’y retrouve souvent, parfois.

C’est un outil, juste un outil de communication.
Celui ou celle qui décide d’arrêter coupe le fil qui nous lie. Je m’inquiète un instant, parfois, souvent. Sorte d’empathie littéraire curieuse plus humaine que dans les pages d’un livre imprimé.
C’est une question de recul, de concentration des évènements.
Nos pages s’additionnent et il ne faudrait peut-être qu’une seule ligne de chaque note pour alimenter le livre. Un détail quotidien. Rassembler l’essentiel. Juste une mise au point.
L’actualité s’est détachée du sensationnel.

Nous nous faisons des idées, une idée d’il ou elle. Question de point de vue. Simplement objectivité réduite.
Il est si simple de faire sans, de s’en passer. Alors pourquoi ?
Stade rempli d’une absence d’attente de retour.
J’avais la reconnaissance en point de mire, je n’en connaîtrais la raison qu’au travers d’un filtre psychologique ou d’une réflexion à venir.
Ai-je toujours ce but à envier pour me satisfaire. C’est complexe parce que je le veux bien.

C’est une question d’humilité. L’humilité est rassurante puisqu’elle permet le contentement.
A ne pas confondre avec modestie. La modestie n’est que l’image du miroir.
Alors illuminer la simplicité est un début, viendra ensuite le virage.

 

NDLA : Cette note pénible et sans axe a été écrite sous extasie des Petites Bêtes et de ça Cartoon. Ceci explique –peut-être cela-. A moins que ce ne soit l’inverse.
L’absence de cette NDLA aurait-elle fait de moi quelqu’un de plus intelligent ? Aurais-je dû user plutôt du terme intelligible.

Posté par barnabe à 19:42 - 1, 2, 3, blog - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

  • moi c'est ton titre que je prefere en plus je ne l'ai pas vu celui-là!!!

    Posté par largentula, 19 décembre 2005 à 23:26
  • "Que des vies, pas les mieux, pas les pires..."

    Posté par Flâneur, 20 décembre 2005 à 10:45
  • touchant retour, j'aime quand tout n'est pas limpide, eau troublée par les tourbillons, images déformées, claires mais insoumises.

    Posté par ardente, 20 décembre 2005 à 11:15
  • J'ai compris ton titre à la fin. Ouf...

    Posté par Phany, 20 décembre 2005 à 17:54
  • Mais moi je ne crois pas que ça existe vraiment des vies banales. En tout cas, ce n'est pas ce que je lis chez toi dans tous ces instants que tu racontes.
    Il y a de la vie au Bar Nabé !
    Et moi ça me plait.

    Posté par LaVitaNuda, 20 décembre 2005 à 18:11
  • love.

    Posté par Folie Privée, 21 décembre 2005 à 12:42

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