27 février 2006
Je, fais vriller
C’est beau. Il faut rencontrer plusieurs personnes qui se
retrouvent au milieu d’une rixe de vendredi soir post pot d’entreprise. Juste
pour faire la maîtresse d’école et envoyer des mises à pied et plus si
affinités.
Il faut aussi apprendre que mon badge perdu précédemment m’aura
finalement été dérobé dans le but de me faire accuser (au cas où). Comme si les
pneus crevés par d’assurés alcooliques plus professionnels pour lever le coude
sous couvert syndicaliste que pour travailler n’avait pas été suffisant.
Une collègue à la cinquantaine approchante qui revient dans sa
cour de maternelle pour insulter et se faire insulter par la nouvelle amie de
son ex. Juste l’occasion de me trouver au téléphone avec. Le travail, quel travail ?
Il va peut-être neiger ce soir. Ça va assourdir l’atmosphère.
Pas de quoi pavoiser lorsqu’on ne sait pas quoi dire pendant
plus d’une semaine sans se ressasser.
Des ‘curriculum vitae’ s’envolent dans la nature au bon vouloir
de cabinets critiques et aux beaux rôles oscarisables.
Une soirée écourtée par un raisonnable agissement alors que c’était
si simple de reprendre la partie.
Une seconde en foulée pour de retrouvailles inutiles autour de
cette curieuse constatation que j’ai la chance aujourd’hui de ne pas avoir peur
d’être seul –je ne le suis pas-. Qui mérite quoi. Peu importe. Est-ce normal de
tourner des pages ?
J’ai appris que mon premier amour avait surpassé le crabe mais
ses pinces seront toujours à craindre désormais. Putain de saloperie. Je ne m’en
suis endormi que plus tard.
Et cette philosophie de bazar à doses envahissantes de carpe
diem. Ça n’existe pas le carpe diem, c’est un mythe. Une mite qui vous dévore la protection. Bien
sûr que je ne sais pas ce que je serai demain, faut-il juste tenter de ne pas
regretter avec les moyens du bord. Arrêtons avec cela.
Bien sûr qu’il y a la vie. Il
Demain, c’est mardi gras, quel masque avez-vous préparé ?
24 février 2006
Etat de fait
Après quatre jours de test, la conclusion s’impose d’elle-même.
Vous ne pouvez pas lire mes notes si je les écris directement sur
l’écran du moniteur (même au marqueur).
Ceci explique peut-être cela. Ou lycée de Versailles.
Edit de cinq minutes plus tard après avoir posté la note: ça va. Euh oui. Je crois que ça va.
20 février 2006
Planet'Blog n°2
Faut pas déconner.
Que celles et ceux qui n'auraient pas encore récupérés et dévorés le Planet'Blog n°2 s'y mettent de suite.
Il parle de BDs avec de la BD, des gens du blog qui causent de la BD, qui font de la BD.
Merci au Rédac'chef pour ses efforts et son travail.
ça se télécharge en cliquant sur l'image qu'elle est belle. Et oui, c'est gratuit (y sont comme ça chez Planet'Blog).
Ah oui, au fait, je suis rentré.
Mais bon, travail, racontage de vacances, café, poil à la main...
11 février 2006
Neige pas abusée ?
Cette note est une arnaque totale, je vous aurai prévenus.
C’est assez fourbe et totalement prémédité.
Mais ce sera la seule.
Promis, je ne vous ferai pas d’autres notes aussi idiote que
celle-ci pendant au moins, disons, sept ou huit jours.
D’un autre côté, je ne peux vraiment pas faire autrement car
les moutons et chèvres du Grand-Bornand ne transportent pas l’Internet. Et d’ailleurs,
ça m’arrange, je ne saurais pas où brancher le câble.
Et là, en ce moment même, j’y suis. Pas tout à fait au
Grand-Machin, mais à quelques kilomètres, face à la chaîne des Aravis.
Il doit y avoir deux nains qui courent, qui braillent et un
chien humide qui pue. Tout cela par des températures très fraîches qui
nécessitent de mettre un slip sous mon caleçon. Si ça se trouve, je suis même obligé
de mettre mes pataugas dans une rivière gelée pour récupérer un bonnet ou un
gant.
Sans compter ce silence troublant qui permet d’entendre
forniquer les marmottes insomniaques.
Au milieu d’un tel bazar, je vais sans doute trier les flocons
pour récupérer un dinosaure ou un schtroumpf enseveli sous une avalanche lilliputienne.
La mère de mes enfants est en train de râler car, oui, la neige ça fait froid
dans le cou et oui merde alors, j’avais qu’à faire gaffe à ses lunettes (d’un
autre côté, avec des gants, on ne sent pas toujours le caillou dans la boule).
Et si ça se trouve je dois faire du nunchaku avec des chaînes si
je veux que la voiture avance sur la glace (à condition que le gasoil du
réservoir soit dégelé).
Et puis, manger du saucisson de castor au génépi pendant une
semaine, je voudrais bien vous y voir.
Non, vraiment, vous qui ne partez pas, vous qui travaillez, je vous envie.
Vous évitez ainsi de porter des lunettes de soleil à cause de
la réverbération du soleil sur la neige immaculée (ce n’est pas un gros mot). Vous
ne passez pas vos journées à admirer des paysages magnifiques qui seront
impossibles à oublier à votre retour. Vous ne regardez pas les JO avec cette
impression d’y être. Vous ne rentrez pas le visage tout rouge et les
chaussettes trempées de nombreuses promenades en forêts bucoliques. Vous ne
ferez pas rien et vous ne vous avachirez pas dans un magnifique chalet bois (si
ça se trouve avec une cheminée qui chauffe trop et une peau de bête qui gratte).
Et puis, le footing dans la neige, ce n’est pas facile, je crois que je vais m’empâter
avec ces raclettes, fondues et tartiflettes.
En plus, je n’y vais pas pour faire du ski, alors pensez donc.
Je vous dis donc, bon courage (ça se voit que c’est sincère là ?).
A bientôt. Peut-être. Ou bien.
10 février 2006
Tueurs nés
Carlos Ghosn est formidable. Il a réussi à embobiner tout
Renault, syndicats compris, ce qui n’est pas une mince affaire. Bien entendu,
il aura suffisamment négocier avec le gouvernement et les gens influents pour
faire de sa déclaration d’hier l’exemple remarquable de la France volontaire et
positive.
En 2009, l’entreprise française sera « le constructeur
généraliste européen le plus rentable en Europe ».
Donc, 26 nouveaux
modèles vont venir faire grossir les rangs des parkings et les usines vont
travailler à plein régime.
Augmentation de l’utilisation
de la capacité des unités de production et refonte totale des procédures de
fonctionnement vers un contrôle des coûts drastique (-14% auprès des
fournisseurs).
La rentabilité va devenir une réalité, il parle de marge opérationnelle,
donc baisse des coûts de production, de distribution sur l’image de Nissan et perfectionner
les modèles de vente.
Que c’est beau !
Si la réussite n’est pas au rendez-vous de ses ambitions,
certains sites vont pleurer et lui ira faire le cost-killer dans d’autres sociétés. Il a déjà « sauvé »
Nissan en usant du levier économique ‘ressources humaines’.
Professionnellement, j’ai déjà eu l’occasion de travailler pour
un sous-traitant automobile de second ou troisième rang (selon les
constructeurs). Le terme ‘cost-killer’
revient à mes oreilles comme une insulte à la profession qui est la mienne,
dans laquelle, on oublie trop souvent que la mise en place d’un partenariat rentable
entre client et fournisseur est la seule solution à moyen et long terme par
rapport aux actions ‘spots’ agressives et à la santé générale d’un secteur d’activité.
La pression des coûts est telle dans l’industrie automobile que
tous les ‘petits sous traitants’ doivent, soit se faire racheter avec perte et
fracas par un plus gros (qui a dit Valéo ?), soit crever sans bruit en
attendant qu’un autre petit se fasse traire jusqu’au bout du pis.
Donc, la politique de M. Ghosn, si elle est formidablement
communicante et démagogique pour réveiller ses usines, va conduire à la perte
de centaines d’entreprises qui travaillent tant bien que mal avec le géant
constructeur. Le journaliste n’en parle pas, il avait des étoiles dans les yeux
en écoutant M. Ghosn.
La rentabilité de Renault va se calculer aux nombres d’emplois
qu’il aura supprimé indirectement chez ses fournisseurs, mais cela, M. Ghosn n’en
tient pas compte.
Je connais parfaitement cette approche réductrice de coûts,
elle n’a plus rien d’humain et réduire de 14% les coûts fournisseurs (ce qui ne
veut rien dire d’ailleurs) est inquiétant. Il faut se méfier de ces messieurs
polytechniciens comme M. Ghosn, ils ont appris à énoncer le discours que veulent
entendre ses employés et la France entière avec, juste pour y croire.
Il sait aller sur le terrain, rodé aux systèmes de paluchage de
mains de petits gens, et a imposé son style.
Alors messieurs les syndicats, vous qui venez de vous faire
acheter, restez attentifs. Vous avez avalisez le fait que M. Ghosn va vous en
demander trois fois plus pour la gloire de votre entreprise qui sera
susceptible de vous licencier demain.
Il ne s’agit que d’un « coup », nous en reparlerons
dans trois ans. Quelle naïveté.
Alors, le discours de M. Ghosn vaut-il mieux que de laisser Renault
aller directement au plan social ?
J’ai déjà entendu cela quelque part. Il faut externaliser
certaines usines en Roumanie sinon, la société va déposer le bilan. Alors que
faire ?
C’est la démarche en vogue actuellement : virer 200 plutôt
que 1000, merci monsieur le patron.
L’industrie française est en pleine mutation. Je crois qu’il va falloir l’accepter. The show must go on, l’entreprise avant tout. Il suffit de le dire avec le sourire.
Peut-être me trompe-je.
09 février 2006
Faible d'efforts
J’ai arrêté de planer sur la comète sur bien des sujets.
Le Monde change sans moi et je lutte pour qu’il ne me change
pas mais la peine est perdue.
La résignation s’est installée par manque de fins de soirées brumeuses
emplies de philosophies. Le temps passe et l’individualisme prend ses marques.
Où sont donc passées ses grandes frasques enlevées qui se
rythmaient invariablement à coups de virgules en forme de ‘si’.
Sans me censurer, je me suis aperçu avoir dit tant et tant de bêtises
ces derniers jours au détour des discussions. Elles s’imposaient d’elles-mêmes autour
de l’actualité, autour de l’état du Monde.
Un soir, je me surprenais à dire :’laisse tomber, en ce
moment je dis des conneries, je ne sais pas trop pourquoi’.
Parce que les années défilent et que mes avis se forment avec
une souplesse de raisonnement en berne.
Il est des jours où je ne lutte plus contre le sentiment d’intolérance.
Oh, pas celui des autres, le mien.
Des phrases toutes faites que je n’avalisais pas chez mon père
voilà deux décennies, par principe. Je me soudé à mes propres dictatures de pensées
depuis.
J’appelle cela faussement de l’expérience. C’est une utopie qui
veut s’investir via l’intransigeance des autres.
Il est bon ton d’écouter. Cela se fait.
Quel message ferai-je passer à mes enfants ?
PS : L’intolérance est flagrante mais même en usant de badinerie, je ne peux pas, sans aucune concession possible, supporter le PSG.
08 février 2006
Contrat à durée électorale
Je ne savais pas si je devais être d’accord ou non avec le Contrat
Première Embauche.
Après des études aussi intéressantes que non abouties, je me
trouvais rasé de près au sortir du service national et au chom’du.
J’ai donc commencé en bas de l’escabeau et les rhododendrons de
Disneyland Paris s’en souviennent encore. De missions intérim aux CDD qui
n’avaient d’autres intérêts que de me permettre de m’installer en F3 seine et
marnais avec la future mère de mes enfants, je faisais un trou dans le monde du
travail.
Je repassais à la case départ d’une formation professionnelle
aussi fausse qu’efficace et aboutissais au bout d’un stage à un CDI dont la
fonction était aussi éloignée de mes aspirations estudiantines que Madonna
l’est de sa petite culotte un soir de concert.
J’avais le pied dans l’étrier.
Le CPE doit permettre dans mettre les pieds d’une foultitude de
jeunes dans les étriers d’une moultitude d’entreprises.
Aurais-je été heureux il y a 10 ans avec un CPE ?
Oui, parce qu’à défaut d’autres choses, c’était un contrat de
deux ans qui m’aurait apporté une formation intéressante à poser sur un CV,
plus que quelques missions intérims et autres CDD. La ligne aurait plus
conséquente à vendre auprès du prochain employeur.
Oui, parce qu’au sortir de l’école ou de l’université, il faut
appréhender le monde de l’entreprise et que tout est bon à prendre. Oui, parce
que mieux que rien. Bref, voilà le même argument décliné 3 fois.
Oui aussi parce dans la nouvelle donne professionnelle du 21ème
siècle, il faut accepter que les nouveaux travailleurs soient mobiles (7 ou 8
entreprises dans une vie professionnelle contre 1 ou 2 pour nos parents) et que
ce sont les changements qui accroissent nos qualités de tout ordre, notamment
adaptatives aux environnements de travail.
Oui, parce qu’un jeune reste un jeune et un jeune, même frais
de l’université comme c’était mon cas, ne sait absolument rien faire.
[Nous parlons ici du CPE avec le système de formation de
l’Education Nationale actuel, nous ne refaisons pas l’approche que devrait
avoir les ministères de l’Education Nationale et du Travail vers le monde
professionnel, ce qui est l’élément essentiel du dossier dont personne ne
parle : si le système éducatif formait réellement à un métier, le CPE
n’aurait peut-être pas lieu d’exister].
Le CDI ne tombe plus du ciel comme une évidence. Ce n’est sans
doute pas un hasard si lors de mes contrats de précarité pré-CDI, certaines
entreprises ont voulu me proposer un CDI. Parce que je me faisais exploiter,
que je l’acceptais et que l’entreprise avait réagi positivement à mon
dévouement.
Pour accéder à mon CDI après mon stage en entreprise, j’ai
travaillé quantitativement bien plus que les CDI du service auquel j’étais
affecté (ce qui faisait grincer des dents d’ailleurs), je me rappelle même de
la dernière journée de mon stage qui s’est achevée à 4h du matin pour une
sombre raison de reporting à envoyer à la holding. Je n’étais
pas payé.C’est de l’abus, c’est vrai, mais je l’ai accepté parce que je
voulais prouver ma valeur et mes compétences sans attendre qu’une entreprise se
disent ‘peut-être que’ en me regardant dans les yeux d’un CV commun. Ce CDI,
dans ce système de formation actuel, j’ai été le chercher aux forceps. Toutes
les autres années depuis ne sont qu’anecdotiques car j’en tire les fruits
aujourd’hui.
Mais non, le CPE n’arrangera rien de concret sauf faire
patienter la courbe du chômage jusqu’aux prochaines élections.
Car je pense que l’entreprise qui trouvera un bon CPE ne voudra
pas s’en séparer au bout de deux ans tandis que s’il s’agira d’un fumiste, elle
souhaitera s’en séparer avant ces deux ans. Oups, pardon, je suis politiquement
incorrect, il est bien connu que tous les chercheurs d’emplois actuels ne sont
pas des fumistes. Bien sûr que non.
Ils sont tous prêts à faire valoir leurs droits pour 3000 € par
mois dès le premier contrat parce qu’ils le valent bien.
Le CPE n’apporte rien de plus qu’un CDD ou qu’un contrat d’intérim
sauf pour le ‘jeune’ qui se fait une expérience plus conséquente. Il est
toujours en précarité, toujours gêné vis-à-vis de ses demandes de crédit, etc…
La personne à la recherche d’un premier emploi est-il prêt à
faire une concession ?
Le monde du travail a changé. Peut-on revenir en arrière
aujourd’hui ?
Dans ce monde de la facilité, quelle est la nouvelle limite de
ce qu’un ‘jeune’ peut accepter pour un premier emploi ?
Quelque chose me dit que cette limite a été nettement abaissée
depuis plus d’une dizaine d’année à cause de discours politiques et télévisuels
abrutissants.
Je préfère penser qu’on recueille toujours le fruit de son
travail à un moment donné. Je suis utopiste mais je songe à mes parents et mes
grands-parents qui sont partis de rien, d’absolument rien et en qui je dois d’être
là aujourd’hui.
Mais il est vrai qu’à eux, on ne leur avait rien promis.
Je ne suis donc pas forcément le bon exemple.
Le CPE ne
changera rien mais il y contribuera (cette phrase ne veut rien dire).
07 février 2006
Machez Danois
J’étais partagé de longues journées sur ce qu’il fallait penser
des caricatures du prophète.
Je me suis dit que dans le contexte actuel mondial, ces dessins
relativement sages (notez le terme adoucissant ‘relativement’), il y avait sans
doute mieux à faire que de publier du second degré religieusement incorrect.
Puis, je me suis dit que peu importe, les seuls qui ne
comprendront pas seront les extrémistes et, ceux-ci, il ne faut pas trop en
tenir compte si l’on veut améliorer le bazar international.
L’historique culture judéo-chrétienne française a pris le recul
nécessaire après des années de guerres religieuses (disons cela, disons que le
journaliste français peut publier des dessins mille fois plus osés et de
mauvais goût sur le chemin de croix du petit Jésus sans que l’opinion publique
globale ne soit bouleversifiée).
Il faut admettre que d’autres pays, contrôlés par des minorités
abrutissantes, traversent encore notre Moyen-âge.
Il va de soi que nous ne pouvons pas faire du Coluche ou du
Desproges en Israël, en Iran et dans tous ces pays que « le Monde civilisé »
laisse pourrir pour le sacro-saint droit de l’Economie mondiale.
Quoique, le président maître du Monde prend étonnamment la direction
inverse en rapprochant de plus en plus l’Eglise de l’Etat.
Alors, était-ce intelligent de faire ces publications ?
Après le Danemark, France Soir souhaitait qu'on parle d'eux (un bon coup de pub peut éviter un dépôt de bilan).
Il ne s’agit pas d’intelligence mais de liberté d’expression. Que
la caste journalistique se pâme désormais de lors liberté de la presse n’est qu’anecdotique
(ou de la récupération hypocrite).
Pierre disait que nous pouvions rire de tout mais pas avec n’importe
qui.
Pendant que des extrémistes profitent de la situation pour affirmer
leur sectarisme dangereux, il faudrait en profiter pour souligner toutes ces
communautés religieuses qui se tiennent la main en excluant ces tarés qui se
disent agir au nom d’un Dieu (qui devrait souhaiter qu’on lui lâche la grappe).
Mais dans un JT de 20h, c’est beaucoup plus vendeur de montrer dix
minutes de violence et d’intolérance animées par quelques uns plutôt que d’autres
regroupements pacifistes (à peine une minute).
Et là, oui, ce serait intelligent, positif et optimiste.
06 février 2006
Moment cellulaire
Mais alors là, vraiment, faut rien avoir à foutre de sa journée
ou de sa nuit pour bloguer.
Parce que, oui, y’en a qui bossent. C’est autrement plus
intéressant de parcourir à grandes enjambées lyriques les cases aventureuses d’un
tableur Excel.
Ça se voit là ?
La vie, c’est comme une feuille de tableur, on ne sait jamais
sur quelle case on va tomber (lorsqu’on travaille avec des moufles). Une sorte
de jeu de l’oie où le volatile finit avec une formulation dans l’x.
Et à côté de ces satisfactions intenses personnelles, y’en a
des irresponsables qui bloguent.
Tous des cons, je vous dis.
Et là ? Ça se voit ?
Non, p’têt même pas.
02 février 2006
Suspension
Il est 8h25. Je suis devant un écran morne. L’album ‘So’ de
Peter Gabriel résonne au fond.
Dans le couloir, les gens passent, d’un sens, de l’autre. Ils s’entassent
politiquement devant la machine à café mauvais. Nous sommes en février.
Dehors, la bruine disperse le froid humide d’un brouillard
vague. De nouveau, deux réunions ce matin, je crois que je m’en fous.
C’est le contre coup du premier mois lourd de l’année.
De temps en temps, je tombe sur une vraie rencontre. Il y avait
un rendez-vous. Je ne sais pas encore comment mais j’en suis venu à parler de
mon blog pendant qu’il me parlait de sa vie d’à côté. Je ne le connaissais pas
et pourtant quelque chose émanait de lui.
Vous aimez Don’t give up ?
en duo avec Kate Bush.
C’est une chanson à frissons. Comme si le temps s’était arrêté,
plus rien ne bouge. Il est de ces moments où l’air correspond exactement à un
ressenti.
Cela vous est déjà arrivé non ? Cette totale adéquation
entre des paroles, des notes et l’état de veille suspendu dans lequel vous êtes.
Ça ne dure que quelques minutes, pas plus. Une poignée.
J’attends quelques choses. Au pluriel. Attendre n’est pas une
action. Je sais.
Je suis entré dans la phase où je me prépare à tout recommencer
une nouvelle fois. Les raisons de la colère ne sont peut-être pas suffisantes
ou justifiées mais je pense à la lettre et à la réaction derrière.
C’est déjà passé, la poignée de minute s’est achevée, l’horloge
reprend son cours. Le ciel, dans la lucarne au loin, commence à s’éclaircir.
Vous ai-je déjà parlé d’ma vie ?

