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Discussions avec torts et travers

04 juin 2006

web v2.006 (5)

Ça aurait pu être pire. C’est ce qu’il faut se dire.
Imaginez un instant que la télé de la location n’ait pas été un timbre poste juste acceptable pour jouer à la PS2 mais un écran plat HD Ready de 108 cm de diagonale avec Home Cinéma et tuner TNT intégré ? Ben, nous aurions regardé le match du samedi soir sans sortir de la campagne de Berck avec le verre à la main.

Au lieu de cela, un bon pub de Fort Mahon Plage nous a offert une table réservée devant sa télévision 16/9ème.
Bien entendu, il aura fallu se goinfrer d’un excellent repas axé sur le thème : les produits de la mer et leurs accompagnements. C’est ainsi que les mains trempant dans la crème au roquefort des moules, nous avons regardé les adieux de Zidane au Stade de France.

Victoire étrange qui ne ressemblait pas à grand-chose mais engageait la discussion sur l’évidence inutilité de Dhorasoo et la gestion effroyable des remplacements de Raymond pendant la deuxième mi-temps. Mais la ficelle de l’entrée était excellente et la charlotte au chocolat de la fin tout aussi succulente. L’accompagnement à la pinte nous réchauffait de l’idée de ressortir un jour de cet endroit accueillant pour lutter contre l’hiver de cette fin mai.
La serveuse était bien sympathique et aura su gérer la troupe mâle. Les trois anglaises du fond aux rires stridents (non mais, c’était à la limite de la paire de baffe ou du saut d’eau mais comme il y avait du rouquin pâle à leurs côtés, nous ne voulions pas risquer l’incident diplomatique) prenaient trop d’oxygène sur la fin et nous ont poussé au départ vers d’autres aventures. 

A Fort Mahon Plage, à 23h30, un samedi soir, il n’y a personne dehors. Juste deux serveurs qui rangeaient des petites tables inoccupées de la journée grise et une bande joyeuse de faux franciliens qui s’en retournaient à leurs vodka-caramel.
C’était un repas comme une simple communion tranquille autour des moules.

Comme les dimanches d’avant qui ressemblaient trop à l’attente de la classe du lundi matin, je sentais déjà dans la soirée le retour du lendemain. Juste un soupçon de frein entre nous, cette idée qui traîne entre les circonvolutions du cerveau et qui nous imposera de tout ranger dans quelques heures, de remettre les crampons dans les sacs, et de penser à la route du retour.
J’ai ouvert les yeux à l’aube des 10h10 dans le ciel gris de ce dimanche matin.

Rocco était déjà debout devant Auto-Moto. Le petit-déjeuner bref s’achevait sur Télé-Foot. Les autres se levaient au fur et à mesure, les yeux brumeux et se grattant les fesses.
Les réveils précédents résumaient toujours les nuits agitées de ronflements, grincements de dents, bruits de succion, émissions gazeuses des uns et des autres. Celui-ci s’avouait instinctivement plus posé.

L’objectif était le départ à 15h00, juste après un dernier foot (laborieux) et un repas improvisé de restes. Le soleil pointait son nez pour la première fois depuis trois jours comme pour nous indiquer qu’il était temps de passer à autre chose. A 15h45, les deux monospaces finissaient de se remplir d’hommes.
Il est toujours question de se revoir après le montage du film ou pour un match. Mais l’année va passer avec son lot d’impondérables pour chacun d’entres nous. 

Demain sera une autre année.
Peut-être Aurillac.
En fait Aurillac ne serait pas cette ville entourée d’un bleu arctique sur la carte météorologique puisque la station météo est en fait située en haut du Plomb du Cantal et non dans la ville même. Il fera peut-être beau. 

Les fins de web sont toujours particulières. J’étais heureux de retrouver femme et enfants et avait quand même envie d’une journée de plus. Partagé entre sucre et sel.
C’est une chance non ?

Posté par barnabe à 08:02 - WEB - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Oui c'est une chance. Tu as raison de la savourer au passage, va.

    Posté par Anne, 04 juin 2006 à 09:39

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