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Discussions avec torts et travers

14 juillet 2006

20 ans après

Une sensation étrange me prend au moment où je sais retirer mes chaussettes pour la dernière fois avant une rentrée annoncée au début du mois d’août.

Un autre sentiment d’inquiétude m’emplit quand je pense que la préparation des bagages est confiée à ma femme qui oublie d’éteindre les lumières en sortant des pièces.
Je fronce de nouveau les sourcils lorsqu’il s’agit de remplir le coffre de sacs arrivant au compte goutte avec le plus gros en dernier, celui qui ne trouvera sa bonne place que derrière la glacière, les trois autres valises et les bouées.
En parlant de bouées, même dégonflées (quand même, je vous remercie), c’est fou la place que prennent seaux, râteaux, pelles de plage qu’en plus il faudra porter quelques soient les chemins (parce que fiston est fatigué, parce qu’il fait chaud, parce que c’est lourd, parce qu’il a les mains occupées avec des coquillages). 

Ensuite, j’imagine le sable, les algues, les mouches et les odeurs d’huiles bronzantes. Le parasol va s’envoler avec le vent mais sera indispensable quand il n’y en aura pas. Je vais avoir ce bronzage de pieds si particulier grâce à mes sandales et je pèlerai sur les épaules.
L’eau va me paraître de plus en plus froide avec cet âge là et j’imaginerai mon père, vingt ans plus tôt, hésiter avant de rentrer dedans. Fiston et cadette vont patauger sans hésitation. 

Nous nous promènerons en famille sur les rochers lorsque la marée sera basse pour surprendre crabes et crevettes. Nous embêterons quelques anémones et nous étonnerons face à de jolies couleurs de cailloux ballottés par les flots. 

IOToujours ces vingt années d’intervalle. Je retourne dans cette location dans laquelle j’aurai passé mes vacances adolescentes.
Je suis le relais entre mes parents et mes enfants dans ce lieu qui aura changé lui aussi. Certains pins y sont encore et j’y retrouverai beaucoup d’autres choses.
Nous ne dormirons pas dans ces tentes qui ne supportaient pas les pluies d’orages. La maison est un peu plus grande. 

Les quelques fois où je repassais le pont après mes dix-huit ans, j’écoutais cette cassette des meilleurs morceaux de la Motown qui doit s’abîmer dans un carton encore fermé du déménagement.

A l’heure où ces lignes s’afficheront, nous serons sur la route. 

Avec un peu de chance (et un réseau valable), il sera possible que vous ayez de nos nouvelles avant la fin des prochaines semaines. 

Bon courage aux laborieux, bonnes vacances aux autres.

Posté par barnabe à 11:50 - Des aventures trépidantes - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

  • Bon

    Ben bonnes vacances...

    Posté par bonbonze, 14 juillet 2006 à 16:58
  • se plaindre de vacances à saint georges c'est quand meme un comble )

    Posté par Cécile, 16 juillet 2006 à 23:53
  • Repos du guerrier

    Passe de bonnes vacances bien méritées alors.
    Tu as su nous faire vibrer tout au long de cette coupe du monde, alors tu as bien mérité les bouchons et la mer bondée chargé comme un mulet quand même!

    Posté par CarrieB, 17 juillet 2006 à 00:44
  • Pour passer de bonnes vacances, il faut mettre ses enfants à la DASS.
    o_O

    Posté par C4l1m3r0, 17 juillet 2006 à 12:14
  • Tu vas à Oléron je reviens d'un we à Noirmoutier !

    Tu nous conteras ta madeleine !

    Posté par Pem, 17 juillet 2006 à 16:42

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