ban

Discussions avec torts et travers

09 mai 2007

Le palmier

Dix-sept heures et cinquante six minutes.
Comme si la ligne téléphonique se réactivait depuis le début de l’année. Débit incessant de sonneries éparses, renvoi des contrevenants à la bonne intelligence d’un dialogue, renvoi tout court vers le collègue, renvoi mensonger, renvoi poli, voire courtois, renvoi aux calendes grecques si ce n’est une rime avec la Saint Glin-Glin.

Double appel entre portable et ligne fixe, ah mais il s’agit d’un pote, alors l’urgence change, le ton également.
Deuxième double appel, il s’agit du frère du premier, nouvelle autre urgence qui dure pendant trente minutes pendant lesquelles nous devisons sur le manque de temps. Justement.

Amusant de l’écrire et de se dire que nous égarions un peu de temps professionnel en se plaignant de ne pas en avoir assez. C’est qu’il réalise la philosophie nouvelle du trentenaire, celui-là. 

Plein d’autres visites, des gens qui s’assoient juste pour causer, d’autres pour quémander, d’autres pour s’appuyer vraiment.
Et puis il y a les gens, ceux qui ne sont là que pour le travail, qui ne seront toujours là que pour ça, ceux dont on ne connait pas un tiers de dixième de pourcent de leur vie mais que l’on ne voudrait connaître pour rien au monde. Ceux qui passent pour une politesse intéressée, ceux qui parlent pour ne rien dire (et effectivement, c’est vrai). Ceux qui ne font pas partie de ce cercle. 

Aujourd’hui, j’ai récupéré une plante. Un truc qui doit faire joli au bord d’une piscine avec ces faux airs de palmier.
Je l’ai sauvé de la lumière artificielle en lui souhaitant bien du bonheur là où elle pourrait se sauver.
Il y avait aussi un énorme décolleté quinquagénaire. Effrayant. Enfin, je le dis. 

Il y eu un rendez-vous de vraies quadragénaires dont une était la chef d’entreprise, qui disaient ‘elles’ en parlant de leurs collègues, qui disaient ‘nous irons voir les garçons en bas’ en parlant de leurs autres collègues.
Divertissante constatation de monde inversé. 

Je crois que si je craignais d’avoir Alzheimer, je ne me souviendrais pas de tout cela, même en me relisant.
Est-ce bien moi d’ailleurs ?

 

Posté par barnabe à 18:10 - Des aventures trépidantes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"Divertissante constatation de monde inversé."... oui enfin ça reste très très local, comme inversion...

Posté par Anne, 10 mai 2007 à 09:15

Mais non mon chéri, ce sont les feuilles de notre noisetier qui encombrent sa gouttière et rendent sa terrasse glissante par temps de pluie.
Puisque tu es si copain avec Evelyne, miss météo, tu pourrais peut-être lui demander de faire souffler le vent dans le bon sens??? Et de donner un peu de bon sens à notre voisinage, au passage...

Posté par phany, 12 mai 2007 à 17:10

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=13107&pid=4895077

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :