Discussions avec torts et travers

12 mai 2007

LE match

Nous frisons le psychodrame. Ambiance tragique de cet avant match.

Il faut avoir supporté cette saison difficile, irrégulière, remplie de doutes pour aboutir à cette sorte de fin de spectacle en apothéose.
Rendez-vous compte –non, vous ne pouvez peut-être pas-, une finale de Coupe de France, et en plus avec …
Alors il faut subir l’attente avec, toujours, le risque du raté en tête, de l’imperfection de l’évènement. Se dire que quatre vingt dix minutes ne suffiront peut-être pas, à cause de la tension, l’attention qui dure.
Savoir que ce samedi soir est paramétré depuis un bon moment sur le calendrier, avoir décommandé d’autres sorties ayant eu l’impudence de se coordonner sur ce douze mai (que sont ces gens qui programment des repas, des soirées de danse, que sais-je, un barbecue tant qu’on y est, un soir de finale de Coupe de France ?). 

Et après avoir vaincu tous les combats, avoir évité tous les pièges, les accidents, risquer de flancher face au poste de télévision comme on craque à un mètre du bol de cacahuètes pendant l’apéritif.
Pourvu que… Non, c’est impensable et pourtant, tellement prévisible.
Je le sais, ça flottera terriblement dans l’air comme l’inéluctabilité d’un moment, presque superstitieux, presque comme ce sentiment qui affirme dans un voile que, oui, ça va arriver.
Ça va arriver et après…

Elle pourrait le faire, avec cette technique propre et nette, sans contestation possible. Aucune lutte possible alors. Je le sais à l’avance, ça sera le drame mental, l’impossibilité de l’adéquation de deux passions, la totale insatisfaction, le déséquilibre psychologique complet, la tempête sous un crâne. 

Pourvu que… non c’est terriblement impensable. Et pourtant.
Pourvu qu’elle ne le fasse pas.
Parce que, je le sais, ce sera effroyable. 

Pourvu qu’après le coup de sifflet indiquant le début du match et jusqu’à son terme, même tardif, elle ne se lève pas délicatement, ne se tordra poétiquement pas pour, magiquement (c’est un instant ésotérique), retirer d’un geste incompréhensible des hommes son soutien-gorge sans retirer son pull. Le dessous passera par une manche sans que je sois toujours capable de comprendre comment elle faisait cela. 

Non, pas ça, surtout pas. 

Quel stress, mais quel stress.

Posté par barnabe à 20:01 - Des aventures trépidantes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Tas

Quel rapport pourrait-il y avoir ? 

Un DVD de Peter Pan, un Bic bleu, une pochette de souris, un cd de jeux vidéo, une photocopie d’un Film Français, un œil de reptile en plastique, un coupe-ongle, un chargeur de mobile, un sac blanc rempli de quoi faire du point de croix, une carte postale vierge de vacances, un gilet orange pour fille (trop petit), un crâne de Tyrannosaure, une pile de livre sur les perles, des petits pots de confiture remplis de perles et rangés dans une ancienne boite à gâteaux (très bons), un espèce de truc en plastique rouge qui sert pour un jeux d’adresse, une clé USB, un paquet de Kleenex, un crayon de couleur orange perdu, une paire de chaussette vieille et verte, une trousse à repriser, des boites de plastique non Tupperware avec encore des perles dedans, un prospectus de La ferme du Clos Tassin qui date du voyage de parents en Normandie, un petit sachet vide, un moyen sachet plein (de je ne sais quoi), une petite paire de ciseau, un bracelet pour ma nièce, la peau de la face droite d’un Tyrannosaure, le jeux de dessins Dora Graphiboo’x, un vieux pull-serpillère informe vert… 

Ok, ok, on va au moins ranger cette moitié de table du salon.

(parce que de l’autre côté, je vois déjà sur les tas, un vieux Grand Schtroumpf qui fait pince et qui a un pied décousu, un mini album photos rempli de n’importe quoi, une paire de lunette, un mini meuble, deux souris, un livre Encyclopédie Royal Canin, un porte monnaie violet avec deux fleurs…) 

Non, non, ne cliquez pas.

SP_A0019

Posté par barnabe à 09:38 - Des aventures trépidantes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1