Discussions avec torts et travers

28 mai 2007

Solide air

Parce qu’elle est belle la vie.
Trois tonnes de bagages accrochés aux paupières, des yeux qui donnent l’impression de travailler consciemment, moins d’une main de doigts d’heures de sommeil, il pleut ce matin.
Quelques heures de tarot qui traînaient et méritaient de durer parce que ce n’est pas si souvent, double apéritif, St Chinian et pendaison au Génépi articulé d’une vieille prune.

Alors ce collègue qui avait prévenu de son retard, épuiser le travail courant, préparer pour la semaine, mettre Aznavour en fond comme on ne saurait dire pourquoi.
Ça crée quelque chose Aznavour. Depuis trois heures, personne n’est entré dans l’antre, peu de gens circulent dans les couloirs, le téléphone ne sonne pas.

Si le téléphone a sonné. Ma mère sortant la tête de cartons poussiéreux et ne trouvant pas les fables de La Fontaine que j’aurai dues apprendre au cours préparatoire. Ça prend ‘es’, du, quand c’est une relative ? Bref, ça n’empêche que je n’ai pas inventé ça. La Fontaine, non, bon. Ne cherchez pas.

C’est curieux l’odeur de café qui flotte et ce goût persistant axé amaretto sur un coin de langue.
Y’a pas d’amandes dans le Génépi ? Y’aurait p’têt un goût de pomme.

Viens voir les comédiens, voir les musiciens, voir les magiciens qui arrivent…
Demain matin, quand le soleil va se lever, ils seront loin et nous croirons avoir rêver…

Je le tiens bien.

Oh, ces chiffres qui m’insultent sur ces trois feuilles. Il y a beau y avoir quatre couleurs primaires dessus…

Lundi de Pentecôte.
Ouais, solidaire.

 

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25 mai 2007

Peine Art

J’adore la naïveté.
En fait, je n’ai pas le choix. C’est incongru mais je dois l’être.

Comme je ne voyais jamais les filles qui s’intéressaient à moi (Lapalissade puisque je regardais qui ne s’intéressaient absolument pas à moi), je passe toujours à côté des rumeurs, des on-dit et des informations extrêmement sensibles telles que les dernières relations bucco-génitales des toilettes du premier étage.
Ce sont toujours des ‘quoi ?!! comment çaaaaaa ! tu n’es pas au courant ??
Ben non, la tanière de l’ours étant bien gardée, et l’ours étant peu avenant (certaines fois), il ne traîne pas sa peau dans tous les coins (histoire de ne pas non plus se la faire vendre).

Je ne suis pas branché radio-moquette et suis toujours le dernier au téléphone-arabe.
Je ne m’en porte pas plus mal.
A ne pas se faire monter la mayonnaise cérébrale, on vit plus tranquillement.
Ou bien, inconsciemment, cela m’importe peu.

Est-ce de la naïveté qu’une étrange tranquillité d’esprit.
Parait-il que le cerveau sait se débrancher par moment afin d’éviter la saturation.
Est-ce un filtre ? Ou une auto-protection. Pour limiter le stress.
Dans un contexte professionnel particulier, je n’ose dire difficile tant il serait simple de trouver pire autour de soi, j’arrive souvent à faire abstraction de bien des choses.
Cela m’exclut parfois.
Faire l’imbécile sans le faire exprès. S’en rendre compte et se dire que ce n’est pas bien grave.

Est-ce pour cela que je n’ai jamais compris le phénomène de dépression (ou ai-je eu de la chance), de remontage de pendules mutuelles, de donner plus d’importance à ce qui n’en a si peu.
La méthodologie fataliste ‘on verra bien’, ‘en temps voulu’ a cela d’intéressante qu’elle me permet de faire ce qu’on peut (veut ?) en tentant de conserver l’assurance que l’on a fait au mieux du possible en fonction du contexte.

Finalement, je me demande s’il s’agit de naïveté puisqu’à travers ces phrases, j’ai l’impression de comprendre (contrôler ?) ce comportement.

Cette philosophie ne m’explique pas pour autant pourquoi je ne voyais jamais les filles qui s’intéressaient à moi.
Merde alors.

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22 mai 2007

Chronomètre à temps perdu

Vous savez, ce fichu temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.
Je ne reconnais plus le quartier paisible de mon enfance, adolescence.

blocEn face, il y avait la cour du lycée technique avec un grand chêne, tout au bout, dans lequel s’ébattaient les pies et les corneilles. Plus près, au bord, c’était cet énorme saule pleureur qui déformait le bitume des trottoirs.
Il n’y a plus que ce bâtiment de béton et de tôles plastique qui s’appelle gymnase, non insonorisé dans lequel s’ébattent ces jeunes du lycée qui a été complètement reconstruit. 

Au bout de la rue, à quatre maisons de là, du côté du feu rouge, le coin était bordé par une grande propriété habitée par une vieille dame que je ne croisais jamais. Mais à travers la grille noire écorchée d’une trop ancienne couche de peinture et au dessus du  mur de briques rouges, j’essayais d’appréhender ce grand jardin.
Il y a aujourd’hui une de ces résidences de trois étages aux noms fleuris et au style recopiable qui pullulent et brillent sur les crocs vernis d’investisseurs immobiliers.
Il faut dire que l’espace est intéressant.

Il y a le tramway. Toute cette ligne qui rejoignait Aulnay sous-bois et Paris Nord ou Paris Est en passant pas Bondy. Ces rails immuables, que je croyais immuables, empruntés pour rejoindre la capitale, qui avaient vu circuler ces michelines rouges aussi bruyantes que divertissantes, puis ces courts trains de banlieues, gris aux banquettes orange.
Ils passaient tous les quarts d’heure soirs et matins, par demi-heure ou même heure en journée ou week-end. Je connaissais les heures passées devant mes devoirs de classe en les écoutant de part ma fenêtre. Tagada tagada…

Sorte de chronomètre à temps perdu. 

Tout a été refait. Carrefours, passages à niveau disparus et même ce téléphone d’urgence qu’il fallait activer en tournant une manivelle. A-t-il déjà fonctionné une seule fois de mon temps ? Lorsque je me cachais derrière et que la locomotive faisait trembler les abords d’un poids immense et effrayant. 

En prenant le chemin des écoles, je passais devant ce bar. Il a accueilli un instant la Harley volée d’Hallyday et d’autresbloc2 moments, plus longs ceux-ci, quelques trafics de stupéfiants. Je n’y suis entré qu’une seule fois. Il y avait une faune particulière et des chiens insoupçonnés dans la grande arrière cour aux relents de terrain vague.
Le bar aviné louche a été rasé pour laisser pondre, comme dans un miroir, le frère jumeau de l’autre bâtiment résidentiel.

Sur le même trottoir, cette entreprise de bois (je crois) aux allures de dépôt d’espace pour gens de passage, de voyage, peut-être.
J’y jouais au tennis sur le béton avec un copain. Un été, juste.
Encore à côté, c’était cette vieille dame non regrettée qui ne voulait pas rendre les balles. Puis, cette maison en travaux, inexorablement jamais terminée et sa tour ronde, un donjon épatant, sans ravalement. 

Et les autres maisons de part et d’autre de la rue. Je connaissais par cœur ces trottoirs et maîtrisais presque leurs défauts pour guider les rebonds des billes. Sauf ceux qui conduisaient aux bouches d’égout. Saloperie de bouche d’égout.

Tout le quartier a muté étrangement, tout est devenu plus bruyant, plus neuf, moins chaleureux.
Les voitures roulent plus vite entre les rangées de tilleuls. 

Aux alentours, où j’allais cent fois, il y a des maisons vides de mes anciens copains et copines, de celles et ceux dont on se rapproche naturellement en empruntant le même parcours pour rentrer de l’école.
Nous nous lâchons en ne prenant plus les mêmes pistes. Simplement et sans vraiment de regrets. 

Sûr que certains paysages, c’était mieux avant.

 

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21 mai 2007

Facultés

D’abord, nous avons refait le monde.
Comment voulez-vous ne pas refaire le Monde avec autour d’une table des représentants de l’Education Nationale, publique, privée, laïque et religieuse, de la Recherche en physique des molécules, de la société française productrice et distributrice d’électrons, du secteur informatique et d l’industrie cinématographique ?
Nous n’étions que huit et pourtant, nous avons réuni un supporter du PSG et un de l’OM.

Alors après s’être tout naturellement intéressés aux états généraux de chacun et chacune, du tour des progénitures, nous avons refait le Monde. Oh rassurons-nous, il n’était pas meilleur après. Mais, nous ne l’avons pas plus abîmé.
Le fait est que, dans la discussion sobre et attentionnée, tout a dérapé.

Le fil conducteur post entrée (avocat, crevettes, tomate) fut une image difficile à ôter. Il paraîtrait qu’au Parc des Princes, il y a dans le kop Auteuil, une jeune fille blonde passée maître dans l’Art de faire de la grosse caisse sans les mains (ni les pieds).
Enfin, il s’agissait peut-être d’un tambour, je ne sais plus.

Le fait est, qu’à un moment donné, j’ai vu du champagne passer d’un bout de la table à l’autre selon une trajectoire parabolique très aplatie.
Je ne sais pas si c’est lié. Genre, de cause à effet.

Depuis, j’ai pris une pause mystique et j’ai décidé d’étudier plus philosophiquement la vie.

(Ou alors, je ne dois plus revoir mes copains de fac, mais il y a un truc)

Posté par barnabe à 13:25 - Des aventures trépidantes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2007

L'autre Festival

En marge des soixante ans du Festival de Cannes, Luc Besson, l’ours joufflu du cinéma presque français offre démagogiquement des projections surprises de films à St Denis et en Seine-St-Denis.
Son interview à ce sujet permet aux médias de baver sur l’icône « indépendant » de la réussite de notre exception culturelle.
Est-ce réellement, comme il le dit, pour amener de la culture vers ces jeunes, pour qui le cinéma n’en serait que la seule source dans ces banlieues difficiles ? 

Mon cher Luc, tout cela s’affiche d’un bon sentiment (que tu sais à volonté modeler).
Indigènes comme choix de film, quel à propos ! Mais, le fait d’offrir une séance gratuite, venant de ta part, c’est assez extraordinaire.
Tu dis également qu’un peu de culture ne fait pas de mal car ces jeunes, au cinéma, n’auraient que l’occasion de voir des blockbusters et peu de films ‘culturels’ ou différents, pourquoi pas décalés. 

Je ne nie pas le fait qu’Indigènes est un thème forcément instructif mais tu sembles déplorer le fait que ces jeunes n’ait accès qu’au cinéma grand spectacle, sans doute tatoué USA sur la pellicule.
Rappelle moi ton apport à ce cinéma français qui t’a tout donné ? Oh tu peux bien te plaindre des critiques acerbes de la presse spécialisée à chaque sortie de tes films (dont le dernier est toujours le dernier) mais il me semble que les scénarios auxquels tu donnes ton chèque de producteur avisé sont aussi plats qu’un encéphalogramme de Paris Hilton. 

Elle est loin l’époque bénie du Grand Bleu, Subway, Nikita, Léon, allez, même Jeanne D’Arc. Tu as ensuite attrapé le filon pour ne plus le lâcher.
Toi qui désormais manipule les billets avec brio, pourquoi ne fais-tu pas ce cinéma différent, culturel, au lieu d’abrutir les foules et d’user des subventions pour servir la soupe Taxi 4, Transporteur et Cie ?

Il ne faut pas donner des leçons, sortir sa cape de Zorro lorsqu’on n’est pas exemplaire, mon cher Luc.
En plus de cela, tu dis avec fierté et pratiquement une larme à l’œil qu’on devine dans le ton que si seulement 10 ou 20% de ces jeunes à qui tu offres une séance de cinéma gratuite en plein air, ressentaient la fibre artistique monter en eux suite à la projection, ce serait bien (une sorte de victoire personnelle). Et cela les enverrait dans les salles obscures. Tu le dis. Ton cadeau leur donnerait le goût du cinéma.
Donc, tu fais de la promo pour le cinéma ? A 8 ou 15 € la place ? Pour voir des films de bouses comme les tiens ?
C’est bien ça l’idée ?
Tu leur donnes ce fric pour entrer dans un multiplex ? 

Pendant que j’y suis. Chapeau bas, Luc. Faire mine de relancer une région comme le 9-3 avec ton projet de Cité du Cinéma en faisant croire ton attachement à ces jeunes, à ces ghettos et cette misère.
Tu as la même lueur dans les yeux que les investisseurs du Stade de France en 98. La terre du 9-3 est très bien desservie d’un point de vue infrastructure et très peu chère à cause du contexte social.
Joli de se mettre les jeunes dans la poche pour tes idées de nouvelle pompe à billets.
Elle va être belle ta Cité du Cinéma. Comme est beau le SdF.
Et tu vas nettoyer une nouvelle zone, sorte de Kärcher économique, et repousser la misère quelques kilomètres plus loin. Et personne n’en parlera. Bien entendu, c’est tellement beau un homme qui investit comme cela dans les zones défavorisées. J’en pleurerais presque.
Enfin, presque si je ne savais pas pourquoi ton projet a tellement traîné.
Depuis combien de temps en parles-tu ? Ça se compte en années non ?
Ah oui, ça a failli se faire plus rapidement voilà deux ans. Avec les JO de Paris 2012 que nous avons raté.
Tu avais bien provisionné le tout, tu connais la technique. Les mirifiques subventions liées aux JO t’auraient fait faire de substantielles économies, tu aurais profité de la manne qui ne te concernait pas pour ton joujou artistico-culturel.

Tout le monde le fait, rassure-toi. En gros, les impôts du 9-3 auraient réglé une partie de tes investissements. Joli, je te dis.
Tant qu’à faire, si on peut éviter de sortir de l’argent de sa propre poche et qu’en plus, cela ne se voit pas… 

Tu vois, Luc, j’aime toujours tes premiers films.
T’as l’air d’être un gars bien, un peu parano mais qui ne l’est pas dans ce métier ?
Mais s’il te plait, ton côté démago alors que tu es devenu un excellent visionnaire en ce qui concerne les sources à pognon … laisse le de côté, montre toi humble et plus discret.

 

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17 mai 2007

Preuve pour plus tard

Je crois qu’il est possible que vraisemblablement, nous avons un petit problème dans l’éducation apportée à nos enfants…

(sans trucage, nous ne saurions affirmer que le chat en peluche n'a pas été maltraité avant la fin)
(âmes sensibles, s'abstenir)

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16 mai 2007

Saut de page

Si le petit Nicolas (c’est marrant ça, le petit Nicolas, non ?) (ou alors on pense à Nicolas le marchand de vin, mais il ne boit même pas) (bref) veut démarrer son quinquennat en s’appuyant sur le Passé (Passé avec un grand P comme le grand H de Histoire) en rendant hommage au soldat inconnu, saluant Georges et le grand Charles, en honorant la stèle des fusillés du bois de Boulogne pour mieux appréhender ce qu’il donnera à notre grand, beau et vieux pays, il a alors choisi tous les symboles.

De la roche de Solutré de Mitterrand au plateau des Glières résistant du petit Nicolas, chacun son pèlerinage.
Comme Nicolas aime bien les symboles, il décolle vers l’Allemagne, longtemps ennemie, comme première destination, comme pour mettre l’Europe et le poids franco-teuton bien en avant et effacer le Passé d’un coup d’ailes d’Airbus. 

Comme il était en avance sur l’habituel parcours chronométré présidentiel (ben ça ! le petit Nicolas est Président de la République Française, on ne se rend pas compte tout de suite), a-t-il discuté avec Cécilia ?
Parce que s’il n’en parle pas, les médias le font pour lui.
Et les journalistes (sûr que c’est un rôle de journaliste de parler de la femme du président) discutent du rôle de la première dame de France.
Sérieusement, qui a voté pour Cécilia (qui est sûrement très honorable mais ce n’est pas la question) ?
Quelle est la légitimité de l’épouse d’un président ?
On s’en fout un petit peu. Mais c’est médiatique.
Je m’en serais un peu moins fichu si, la molle aubergine au charisme de bulot, François, avait été le premier mari de France. 

Avec tout ça, nous venons de changer de Président. Un président « jeune », qui n’a pas connu de grande guerre et ça, c’est peut-être le signe qu’une page se tourne (la même chose si ça avait été Ségo, la question n’est pas là). 

Voyons quelle police caractérielle il utilisera pour écrire sa page.

Posté par barnabe à 16:21 - Critiques faciles... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mai 2007

Sûre veillance

De l’idée que le siècle en cours ne sera pas ponctué d’autant de révolutions techniques et culturelles que le siècle passé.
Sans doute un peu bas du front cette remarque tout en pensant aux gens de 1907 qui ne devaient (pouvaient) pas imaginer l’électricité, les avions, Internet, la bombe nucléaire, le tout à l’égout, le préservatif tels que nous les connaissons aujourd’hui (y’a aussi d’autres trucs, nous sommes bien d’accord).

Alors j’écoutais ces histoires d’enfances des années cinquante, un peu de soixante pendant le repas.
Et je me disais qu’une guerre des boutons ne pouvait plus avoir lieu. Je ne laisserai pas sortir mes mômes tout seuls avant un bon paquet d’années et non sans appréhension.
Je ne les imagine pas baguenauder dans des champs à faire des cabanes de bottes de paille, musarder dans un coin de bois à faire je ne sais quoi, découvrir la Nature par leurs propres moyens, les laisser en dehors des limites de la maison jusqu’à l’heure du dîner (sauf en hiver où le soleil tombe plus vite). Je ne les vois pas vraiment libres.
A cause de la circulation, même en Picardie dans un patelin de trois mille âmes, à cause des gens méchants, à cause …
Surtout par le fait que nous, parents couveurs, n’avons plus confiance dans le Monde extérieur.

Une vie plus restrictive, plus limitée, avec moins d’histoires différentes à raconter à leurs futurs petits-enfants.
Et pourtant, les sollicitations actuelles n’ont jamais été aussi nombreuses et aussi variées.
Paradoxe.

Alors j’écoute toujours ces histoires d’internats, de pension que mes presque soixantenaires racontars ne regrettent même pas avec leurs sur-gé, leurs fugues, leurs coups de règle, les bizutages, les batailles de polochon, …
Et pourtant, il parait que la vie était plus dure avant, que les gens étaient plus durs également.
Alors si la vie est plus facile aujourd’hui (ce qui n’est pas faux avec ces améliorations …), pourquoi n’en profitons-nous pas ? Pourquoi l’inquiétude est-elle plus importante ?

A se demander si nous-mêmes, déjà trop pervertis, sommes bien ramollis.
Et pourtant quelque chose me dit que l’esprit aux aguets qui nous anime est justifié.

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14 mai 2007

En fin, enfants.

Les fils de l’Homme. Vous avez vu ?
Bon, nous, hier. Elle disait, macabre, je lui répondais, réaliste.
Si vous avez autour de vous la même proportion de couples ayant des difficultés à avoir un enfant (hormis ceux qui dealent avec des roms sur les parking de supermarchés vers Angoulême, bien évidemment), il y a de quoi se poser de bonnes questions.
D’autant qu’avec les jeans slim, la mode paquet cadeau en saucissonné revient dans les étalages de burnes maxichauffées sans assistance extérieure (enfin, ce que j’en dis, hein…). 

Ouais, l’expression la bourse ou la vie va revenir d’actualité plus vite que prévu.
(ne dites rien, je sais)
Quelle idée, la stérilité planétaire et l’échéance de vie de l’Humanité qui ne tient plus qu’à la durée de la génération en cours. 

Elle disait, y’a plus d’espoir, ils vont tous mourir et ils se tapent dessus !
Je répondais, mais oui ma p’tite dame, l’humain est comme ça et ça me parait tout à fait plausible.

 

J’aimerai bien qu’on retrouve Maddie saine et sauve, que le détraqué qui l’a enlevé en soit vraiment un avec tout ce qu’il faut de naïveté bête faisant qu’il ne l’a touchera pas.
Maddie n’a rien demandé.
Il faudrait qu’on la retrouve pour être sûr que ses parents n’iront plus bouffer pendant leurs vacances en laissant trois enfants de moins de quatre ans sans surveillance constante. Si je suis persuadé qu’ils ont pris conscience amèrement, horriblement et brutalement de leur erreur (qui n’en fait pas ? mais là…), je ne veux pas imaginer le sentiment de culpabilité qui va les accabler définitivement (mais ça ne se dit pas encore).
Putain, ça m’énerve.
Comme s’il n’y avait pas assez d’occasions aisées pour perdre ses gamins à gauche ou à droite, le temps d’un regard porté dans la mauvaise direction, pour augmenter ce pourcentage de malchance. 

En attendant, notre grand veut un hamster pour son anniversaire. 

Tout ça. Des histoires d’enfants.

Posté par barnabe à 08:59 - Critiques faciles... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2007

Le poids d'un dimanche

Le premier Pennac de ma vie s’est achevé juste après le café.
Non pas sans mal : avoir craqué à trois pages de la fin à cause de boulettes, de semoule et d’une agression caractérisée d’une enfant de quatre ans, tout cela sans aucun préavis, il y avait alors de quoi s’enfermer dans les toilettes pour être tranquille.

Vent, soleil et mauvaise humeur d’un lendemain de cuite.
Ouais, une défaite comme on (je) ne veut plus en revoir depuis un neuf juillet deux mille six, c’est toujours désagréable. Prolongations, penalties, renversements de situation. Avec l’expérience, je peux désormais dire que dans ce genre de match, il manquait un je ne sais quoi de coup de boule de Nasri sur un sochalien collé à ses basques.

Orage, grêle et pluie drue. On n’est bien si peu de choses quand des pois-chiches de glace tombent de là-haut (pois-chiches, c’est pour la taille, ni pour la couleur et le goût). Drôle d’impression que le ciel va nous tomber sur la tête et qu’on va passer au JT prochainement.
Et puis finalement non, juste une dizaine de minutes pendant lesquelles le chien est rentré pour ne pas se faire assommer.

Un dimanche comme je n’aimais pas certains dimanches. Un dimanche avec cette idée du lundi, déjà dans la calebasse. Après trois semaines de lundis octroyés (pour moi oui), le lundi n’est plus gentil (‘i’, c’est pour la rime).

pois

 

Posté par barnabe à 17:35 - Des aventures trépidantes - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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