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Discussions avec torts et travers

23 août 2007

Placide museau

Bon, l’histoire de la gamine de 18 mois défigurée par un American Staffordshire (race des chiens au tarin écrasé à force de courir après des voitures arrêtées. Blague Carambar, et je vous merde). 

Ensuite, le gars de la SPA d’hier soir.
Lui qui explique qu’il s’agit d’un problème de compréhension entre l’enfant et le chien.
La gamine n’a pas su interpréter les signaux envoyés par le chien. Le chien avait le droit de s’exprimer puisqu’il était dans la légalité, avait ses papiers en règle, et l’oreille tatouée. 

Donc le chien et la gamine discutent en sifflotant.
Nous supposons dans l’allégresse que l’enfant agaçait l’animal en lui tirant les oreilles, en lui faisant renifler sa couche pleine, en lui bavant à la truffe, voir en lui mettant deux doigts dans les narines, et si ça se trouve, jouait aux billes avec ses bubbles.
Il est vrai qu’un enfant de moins de trois ans est particulièrement chiant. Après trois ans, il devient pénible.
Je comprends le chien. A un moment donné, il faut expliquer au chiard les limites. Sinon, comment voulez-vous qu’un enfant soit bien élevé ? 

Bref, le gars de la SPA dit que l’enfant n’a pas su interpréter les signaux. Nous imaginons donc les grognements, les oreilles qui se baissent, les babines, les yeux injectés de sang, la queue en tire-bouchon, le poil hérissé comme lors de mon week-end dans la Somme en maillot de bain.
Mais grand con, comment veux-tu que la gamine comprenne quoi que ce soit ?
A 18 mois, elle vient à peine de sortir de la phase légumineuse en se tenant, au mieux dans une position debout vacillante. Elle doit émettre quelques sons, autant en pétant (ce qui doit la faire rigoler, les enfants sont comme ça) qu’en babillant.
Et tu voudrais, couillon va, qu’elle s’imagine que si le chien fait grrr, c’est qu’il va la bouffer ? 

Alors le problème, mon imbécile heureux (qui connaît sans doute plus d’animaux que d’enfants), ce n’est pas que la gamine n’ait pas compris ce qu’expliquait ce chien par son langage que moi-même je ne sais interpréter (sauf quand il aboie parce que la baballe est inaccessible, il est très fort pour cela), le problème est que la loi concernant certaines races parle de muselière, et que le bon sens parle de surveillance attentive dès lors qu’un clebs (surtout le caniche à sa mémère) approche de moins de dix mètres d’un enfant.
Et malgré tout cela, quelquefois, on arrive à ne rien éviter. 

Alors, tu vois, la gamine, ce n’est pas vraiment de sa faute si sa vie (si elle survit) ne sera plus jamais celle qu’elle aurait du avoir si le clebs avait une muselière et si …
Et tu vois, je ne pense même pas que ce soit la faute du chien.

 

Posté par barnabe à 16:11 - Critiques faciles... - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

  • D'accord, mais bon, hein ...

    Faut quand même parler aussi de responsabilité de la mère dans l'histoire.

    Elle souffre, sa file souffre, et tout et tout, mais laisser une gamine de 18 mois jouer avec une bombe atomique ... ^^

    Posté par Narsil, 27 août 2007 à 08:16

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