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Discussions avec torts et travers

29 août 2007

Béquille de soutien

L'auteur de cette note décline toutes responsabilités sur la mauvaise compréhension que certains pourraient en avoir (et même si cette phrase n'est pas très intelligible).

Puisque l’Education Nationale apporte un soutien scolaire insuffisant, bien des sociétés proposent désormais des stages payants, de prérentrée, notamment.
A côté de cela, il y a les professeurs bénévoles qui se prennent des heures de colle en proposant cette aide bénévolement. Les demandes sont trop nombreuses et il faut s’y prendre bien à l’avance pour profiter de ces remises à niveau.
Tout le monde applaudit avec respect la démarche… plus volontaire qu’initiée par le Ministère. Dans le cadre du « travailler plus pour gagner plus », pourquoi ne pas surmultiplier ces possibilités auprès de chaque établissement scolaire. Il y a beaucoup de professeurs intéressés et d’étudiants. Pourquoi ne pas instaurer une rémunération spéciale ?
Même si tous les enfants ne pourront y accéder, faute d’enseignants ou faute de conditions de sécurité dans l’établissement (une école primaire ou un collège, cela ne doit pas pouvoir s’ouvrir d’un coup de clé mais un équilibre doit être possible avec toutes ces semaines d’inoccupation dans l’année). 

Ensuite, viendront les discussions sur les rythmes scolaires, les vacances non respectées… bla bla.
Déjà que le pays fait trop travailler ses enfants comparativement aux autres nations, à moins que ce ne soit pas un problème quantitatif mais qualitatif… bref.
Ok, le soutien scolaire n’est peut-être qu’un cataplasme sur une jambe de bois mais en attendant les fruits d’une énième réforme (sans garantie)… 

Autre point. Les associations de parents d’élèves qui n’évitent pas forcément de s’orienter politiquement (il y a des signes) ne disent pas toujours de bonnes choses. D’ailleurs, si les parents d’élèves avaient les compétences des professeurs, cela se saurait. Mais ça n’empêche pas de donner un avis qui ne doit pas dévier à la critique…
Une association critiquait justement la multiplication des soutiens scolaires payants, comme, une nouvelle fois, le signe d’une inégalité sociale entre les élèves. Tout le monde ne peut y avoir accès et l’Education Nationale ne fait rien pour apporter de l’aide aux élèves.
C’est à l’Etat d’assurer ce soutien. Nous rejoignons le paragraphe précédent. 

Mais je ne sais pourquoi, cette inégalité sociale critiquée qui se répercute sur le niveau des élèves m’insupporte.
En fait, si, je sais pourquoi. Le gamin du 16ème aura toujours plus de moyens que celui d’Aubervilliers.
Le collège de St Denis sera plus subventionné dans sa ZEP que Louis Le grand (la subvention pour un établissement scolaire, c’est mauvais signe).
Et puis après ?
Doit-on être choquer par le fait que les parents les plus aisés placent l’argent que d’autres n’ont pas dans l’apprentissage de leur progéniture ?
J’imagine que, dans l’esprit de certains parents, le Monde parfait devrait exister. Les enfants seraient égaux, auraient accès aux mêmes outils, à la même culture, aux mêmes aides. Plus d’inégalité sociale.
C’est cela.

Ça ne me choque pas que les familles qui le peuvent et le veulent permettent à leurs enfants d’être meilleurs ou d’avoir moins de difficultés. Ça ne me choque pas de se priver de vacances à Quiberon pour permettre au gamin de suivre un stage scolaire.
Comme si, de tous les temps, le niveau scolaire d’un enfant ne dépendait uniquement de l’Education Nationale.
Et le temps investi par les parents au suivi de la scolarité, la répétition des poésies, l’aide aux problèmes, la signature des cahiers de correspondance ? Comme si le suivi scolaire des parents n’était pas inégal également. 

Que ceux qui veulent pousser leurs gamins le puissent (bordel !)
Ce qui me choque le plus dans toutes ces démarches, c’est le nivellement général par le bas qui devrait s’instaurer sous prétexte de l’égalité des chances.
Avant, sur trente élèves dont dix en difficulté, le professeur avançait en faisant au mieux avec les moins à l’aise.
Aujourd’hui, un moins bon suffit pour freiner toute la classe.
Il y aura toujours des mauvais, des « pas faits pour l’école », des qui ne dépasseront pas la troisième, qui n’auront le bac qu’à l’endurance, des qui craqueront en cours de première année de fac. Et puis, quoi ? 

Aider les plus démunis, bien d’accord, proposer tous les chemins professionnels possibles à tous les niveaux scolaires, bien plus encore à faire, accompagnons les moins bons vers leur maximum. Orientations réalistes.
Vastes sujets bien plus essentiels que de s’acharner à clamer que c’est anormal qu’il n’y ait pas vingt-cinq prix Nobel par classe.

Posté par barnabe à 16:44 - Critiques faciles... - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    une blague ;)

    L'instit reçoit les parents d'un gamin qui est vraiment limité ... ça s'engraine un poeu, on accuse l'instit de ceci de cela, etc...jusqu'à cette saillie : " A deux vous avez fait un imbécile, vous croyez que tout seul je vais en faire un ingénieur ?"

    Posté par K, 06 septembre 2007 à 20:15

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