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Discussions avec torts et travers

30 août 2007

Sûre consommation

Je bouge et je mange. La preuve, je suis bien obligé de me lever du bureau pour atteindre la cantine.
Alors cette campagne fatigante de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé sur le manger-bouger, je la respecte.
Se goinfrer de 5 fruits et légumes par jour, pratiquer une activité physique régulière, ne pas manger trop gras, trop sucré, trop salé et ne pas grignoter entre les repas.
Et tous les annonceurs qui ne veulent voir ce joli bandeau salir leur pub se voient taxer de 1.5 % du coût de la dite pub.

En fait, ça me gave (hi hi).
Ouais, parce que dans notre société, il faut désormais battre les oreilles de tous et toutes avec des tonnes de bon sens. De La Palissade en tonnes.
Mais les fruits et légumes sont hors de prix. La malbouffe est moins chère.
Mais la composition des plats cuisinés et celles concoctées dans les restos (rapides) sont sursalées, sursucrées et surgrasses.
Mais les distributeurs à cochonneries sont partout, et même dans les établissements publics.
Mais je n’ai pas la volonté le temps de faire du sport.

mb

Faut arrêter de prendre les gens pour des tanches (mais il ne faut pas oublier qu’il le sont).
Je ne mange pas entre les repas. Ce n’est pas par self-contrôle total, c’est par inhabitude. Il n’y a pas de sucreries à la maison ou alors ce n’est pas plus d’un bonbon par jour (pour ma fille, parce que c’est ma fille).
J’ai fait du sport (si) parce que mes parents m’y collaient, ensuite ce fut par plaisir d’être entre potos. Ensuite, pour essayer d’appâter les meufs d’épater les gonzesses euh de me former un corps de rêve (pas mieux).
En gros, le bon sens, c’est l’éducation parentale.
Et puis, certes, il y avait moins de tentations diverses et variées.
Et puis, si je voulais un crocodile ou un Malabar, je tapais dans mes économies (pauvres) et je me déplaçais à l’épicerie.

Entre ce phénomène de culpabilisation par rapport à nos habitudes de vies et l’hypocrisie de la démarche en pleine société de consommation repue, il faut peut-être arrêter.
Les responsables ne sont plus les mêmes qu’avant.
Un gosse en surpoids à dix ans en 1970, c’était de la faute des parents (ou un problème physiologique non encore envisagé à l’époque).
Un gosse en surpoids à dix ans en 2000, c’est de la faute de la société.

Du coup, dès que je vois manger-bouger, je me lève et marche d’un pas alerte jusqu’à la cuisine pour reprendre des pistaches et des Pringles (même que la dernière fois, on a pris des Light).

 

Posté par barnabe à 10:59 - Critiques faciles... - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

    Ca c'est de la résistance active !

    A chaque fois que je vois ce slogan, je me marre. Parce qu'avec mon boulot sédentaire de bureau, je dois bien faire trois kilomètres par jour et un peu de step forcé... alors pour bouger, ça bouge.

    On parle de la responsabilité des parents (évidente) et de la société, bizarrement amenée, on ne parle beaucoup, comme tu l'évoques, de celle des industriels qui fabriquent et commandent des pubs coûteuses ainsi que mille autres moyens d'amener leurs produits dans nos maisons, sachant ce qu'il y a dedans... Peut-être parce que c'est eux qui ont le pognon dans l'histoire ? (Quel mauvais esprit ?!).

    En tout cas c'est grave, de voir des enfants gavés de bonbons, sucreris, qui ne connaissent même pas l'aspect d'un fruit ou d'un légume. Parce que dans le meilleur des cas, les problèmes de poids, c'est à vie.

    Sans parler de soucis plus sérieux comme les carences alimentaires, le diabète.

    Alors c'est comme si on leur flinguaient l'existence dès le berceau, ça m'attriste beaucoup.

    Posté par Anne, 30 août 2007 à 11:06
  • Pas tout à fait d'accord avec toi lorsque tu dis qu'en 2000, c'est la faute de la société si les enfants sont gros.
    Oui, mais pas uniquement. Les parents ont toujours leur part de responsabilité !
    Même si les fruits et les légumes sont chers, tu peux toujours filer autre chose à ton môme que des chips au goûter...je sais pas moi, des frites par exemple...c'est beaucoup plus sain !

    Posté par Phany, 30 août 2007 à 19:02
  • Ca me donne faim ce post, je descend m'acheter 2 ou 3 Bounty !

    Posté par LaVitaNuda, 31 août 2007 à 10:44
  • "Mais les fruits et légumes sont hors de prix. La malbouffe est moins chère."

    C'est exactement mon opinion et ce que je dis bien souvent. (Sauf que je remplace fruits et légumes par viandes et poissons, mais c'est un détail). Je ne peux plus trop parler pour la France, ca fait trop longtemps que je n'y vis plus, mais aux Pays-Bas, c'est comme ça. Les gens qui ont des problèmes de sante dus à un surpoids sont bien souvent les gens qui n'ont pas les moyens d'acheter de la "bonne" bouffe (dite 'saine'), et ni les moyens, ni le temps de faire du sport non plus. (Après une journée à l'usine ou en faisant les 3/8, faut en vouloir).

    Pour les enfants, cependant, je pense que les parents sont aussi responsables (sauf maladies génétiques ou autre, of course...)

    Posté par Tip', 02 septembre 2007 à 13:08
  • Les gens ne délaissent pas les fruits et légumes parce que c'est trop cher, mais juste parce que c'est dégueu ! Et vive le Nutella sur du pain de mie beurré !!

    Posté par Suzy Dumeur, 04 septembre 2007 à 22:31
  • A qui la faute ?

    La société ne vend que ce que les gens veulent acheter. Un point c'est tout.

    Posté par Alain, 06 septembre 2007 à 19:13

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