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Discussions avec torts et travers

16 septembre 2007

Quatre ans

Symphonie d’une note à l’autre. C’est vrai que ma femme m’avait posé la question, tiens j’avais ouvert un truc chez u-blog ? Ouais, je crois que c’était là, je lui réponds.

Tu penses, 2003, un siècle. U-blog ferme donc.
Le vrai u-blog, celui sur lequel j’écrivais différemment, celui où j’avais commencé timidement à poser des mots, celui où j’avais eu l’impression de donner tant d’éléments qui me constituaient, celui où nous pouvions connaitre presque tous les voisin(e)s de blog.
Ce n’était pas encore tout à fait ce qu’est devenu la blogosphère, avec les sons, les vidéos, toutes les images, les animations, les liens friqués, les démarches commerciales, les chefaillons de communautés. Mais nous sentions quand même la transformation inéluctable à l’horizon.
Point là de « c’était mieux avant », ce n’est pas vraiment vrai. Simplement, c’était le début, la jeunesse. L’adolescence fut courte. Si j’avais encore ce petit plus qui m’animait alors, ce regard neuf, j’adorerais profiter de toutes les possibilités qui s’offrent au blogueur d’aujourd’hui.

ublog

Peu comprendront le paragraphe qui suit. Ça parle d’une déception.

Un bref instant, j’ai eu l’impression d’une communauté. Sentiment fugace. Chiboum ne cite pas celui dont on ne doit plus dire le nom. Je vais dire ‘l’aut’ con’. De fait, il est loin de l’être, il a bien monté son coup, avec envies et idées. Mais je dis ‘l’aut’con’ parce qu’il ne m’a pas respecté. Avec ma sensibilité, ma motivation particulière, mes découvertes, mon ingénuité. Il a tout broyé consciencieusement avec sa version de l’honnêteté.
Je crois ne pas lui en vouloir, il a fait son job. Froidement. Et surtout, ce n’est pas très important. Plus. Enfin, penser que c’est important serait trop lui donner. ça t'aurait arracher la gueule, de respecter.
J’aurais aimé avoir fait plus alors, l’avoir bousculé, avoir fait capoter son projet calculé. Sorte de satisfaction personnelle avant qu’un autre ne prenne sa place. Il aurait compris qu’il pourrait exister d’autres méthodes avant de reprendre sa marche en avant.

Avec le recul, je vois bien que toute la société est comme ça et qu’il faut s’adapter, s’hypocriser pour rester à la surface. 

T’imagine, 2003 ?
Loin et proche.
Que sont-ils devenus. Que suis-je devenu.
Bien sûr, ça résonne la nostalgie. Un peu de mélancolie et c’est tout. Que voulez-vous, je m’attache.
Sacrée expérience en fait.
Je ne sais pas si c’est compréhensible mais c’est à la fois important et futile. Essentiel et superficiel, nécessaire et insignifiant.
Donc, forcément indispensable. 

Je reviens sur quatre années de blog. Quatre. 11% de ma vie. Tiens, justement, en septembre. Hasard des choses, évènements mesurés.
Je reste sur ma faim. A la fois détaché et … en fait ça doit être inconsciemment.
Ça vaut la peine de se souvenir de ces quatre années. Mais ça n’intéresse que moi. Si je n’étais pas parti d’u-blog, tout aurait été différent. Ou pas. 

J’espère que tous les blogueurs, tous les nouveaux, se diront la même chose après quatre ans. Par où ils sont passés, comment ils les ont traversés, sur leur site, dans leur vie, comment ils ont laissé des traces, pourquoi.
Remarquez, il faudrait faire ce que je ne fais jamais, se relire. Instants de vie.

Posté par barnabe à 15:31 - 1, 2, 3, blog - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

  • Oui hein ? Je leur souhaite autant d'aventures bloguesques que nous en avons connues en 4 ans... et encore à venir !

    Posté par Anne, 17 septembre 2007 à 10:10
  • Ah toi aussi, tu as écopé du post de RoRo !
    Il sévit partout celui-là.

    Moi aussi j'ai reçu mon préavis de U-blog !
    Souvenirs, souvenirs !

    Posté par LaVitaNuda, 17 septembre 2007 à 17:19
  • J'aime les épitaphes
    Une histoire, des histoires , raconte encore, Barnabé !
    Merci

    Posté par buch, 28 septembre 2007 à 01:12

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