Discussions avec torts et travers

26 septembre 2007

Engagement pro

Tout se passait bien, je n’avais pas encore abordé le sujet de la restauration collective. C’est passionnant la restauration collective. Et j’apprenais un nouveau dossier.
Alors nous causions des particularités de son entreprise, de ses plus commerciaux. Ah, le conseiller commercial, l’attaché commercial, l’ingénieur commercial ! Ah tout ça !
Mais maintenant, après avoir donné des titres d’ingénieurs qui ne veulent rien dire, le terme développement arrive à l’assaut. Responsable Développement, bigre. C’est beau un monde qui change.
Bref, je retourne avec amusement dans mon plateau repas virtuel et écoute religieusement la jeune femme motivée.
Du fait que c’est une jeune femme professionnelle (où allez-vous chercher vos pensées salaces ?), j’écoute l’argumentation.
Ou, comment deux gens se rencontrent pour parler sérieusement dans un contexte sobre. Un peu de recul et je m’amuse encore de cela. Une sorte d’entente protocolaire. 

Et puis, vint la phrase. Il était question d’identité … bla bla et d’engagement de relation.
Juste pour assurer le client, du suivi commercial et du respect des engagements.
Engagement de relation. Vous pensez bien comme je pense à autre chose, ça vient comme ça.
La brunette a dû, un instant s’apercevoir que je pinçais les lèvres, gonflais les pommettes, tentais de respirer profondément. Mon cerveau, débranché de la conversation, ne pensait plus qu’à la malheureuse expression.
Je pouffais du neurone en gardant un semblant de calme.

 

Ensuite, évidemment, chaque mot était déformé de son sens.
Pourtant, j’essayais de songer à un rôti de bœuf, une brandade de morue, un café crème. Même pas la peine.
Obsédé, je vous le dis, professionnellement, ce n’est pas de tout repos.

Vingt minutes après son départ, je continuais de passer pour un imbécile en rigolant tout seul devant l’écran. Navrant.

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25 septembre 2007

Ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu....

Voilà, ce devait une page blanche. Pas n’importe quelle page blanche, une sorte de scan d’une page blanche de cahier petit format à grands carreaux, avec la marge là.
J’aurais ajouté un commentaire idiot qui parlait d’un hommage à Marcel Marceau.
Ça aurait été idiot car le mime disait plein de choses en se taisant. Tandis que là, ma page blanche était un mode de non expression. Le syndrome de la page blanche.
Et puis, j’aime bien les cahiers.

Mais elle m’a appelé en voulant me sonder. Je n’ai pas compris le nom de la société annoncée qui avait l’air très anglicisée et qui se terminait par consulting. Une boite qui bossait pour le compte d’une autre pour faire une étude de satisfaction et qui souhaitait connaître mes avances en terme de propreté.
Ben tiens, une demi-heure, rapide, questionnaire. Ben non. J’ai salement menti. Pas le temps. Occupé.
En général, les boites de conseil et de consulting, je me les fais aux petits oignons. La Société est devenue avide de conseil, la plupart du temps, parce qu’un avis extérieur est toujours mieux que celui du salarié qui connaît son métier et aussi parce que nous manquons de bon sens. Enfin, pas tous.

Alors des gens payent d’autres gens pour réfléchir à leurs places. C’est beau un monde qui bouge.
Si quelquefois, c’est justifié, souvent, c’est : payer cher pour se dire que, si c’est si cher, c’est que ce doit être bien.
Certes.

Alors je me dis que le mime Marceau, il avait raison.
Et puis j’ai faim. Oui, à dix heures et trente quatre minutes.

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16 septembre 2007

Quatre ans

Symphonie d’une note à l’autre. C’est vrai que ma femme m’avait posé la question, tiens j’avais ouvert un truc chez u-blog ? Ouais, je crois que c’était là, je lui réponds.

Tu penses, 2003, un siècle. U-blog ferme donc.
Le vrai u-blog, celui sur lequel j’écrivais différemment, celui où j’avais commencé timidement à poser des mots, celui où j’avais eu l’impression de donner tant d’éléments qui me constituaient, celui où nous pouvions connaitre presque tous les voisin(e)s de blog.
Ce n’était pas encore tout à fait ce qu’est devenu la blogosphère, avec les sons, les vidéos, toutes les images, les animations, les liens friqués, les démarches commerciales, les chefaillons de communautés. Mais nous sentions quand même la transformation inéluctable à l’horizon.
Point là de « c’était mieux avant », ce n’est pas vraiment vrai. Simplement, c’était le début, la jeunesse. L’adolescence fut courte. Si j’avais encore ce petit plus qui m’animait alors, ce regard neuf, j’adorerais profiter de toutes les possibilités qui s’offrent au blogueur d’aujourd’hui.

ublog

Peu comprendront le paragraphe qui suit. Ça parle d’une déception.

Un bref instant, j’ai eu l’impression d’une communauté. Sentiment fugace. Chiboum ne cite pas celui dont on ne doit plus dire le nom. Je vais dire ‘l’aut’ con’. De fait, il est loin de l’être, il a bien monté son coup, avec envies et idées. Mais je dis ‘l’aut’con’ parce qu’il ne m’a pas respecté. Avec ma sensibilité, ma motivation particulière, mes découvertes, mon ingénuité. Il a tout broyé consciencieusement avec sa version de l’honnêteté.
Je crois ne pas lui en vouloir, il a fait son job. Froidement. Et surtout, ce n’est pas très important. Plus. Enfin, penser que c’est important serait trop lui donner. ça t'aurait arracher la gueule, de respecter.
J’aurais aimé avoir fait plus alors, l’avoir bousculé, avoir fait capoter son projet calculé. Sorte de satisfaction personnelle avant qu’un autre ne prenne sa place. Il aurait compris qu’il pourrait exister d’autres méthodes avant de reprendre sa marche en avant.

Avec le recul, je vois bien que toute la société est comme ça et qu’il faut s’adapter, s’hypocriser pour rester à la surface. 

T’imagine, 2003 ?
Loin et proche.
Que sont-ils devenus. Que suis-je devenu.
Bien sûr, ça résonne la nostalgie. Un peu de mélancolie et c’est tout. Que voulez-vous, je m’attache.
Sacrée expérience en fait.
Je ne sais pas si c’est compréhensible mais c’est à la fois important et futile. Essentiel et superficiel, nécessaire et insignifiant.
Donc, forcément indispensable. 

Je reviens sur quatre années de blog. Quatre. 11% de ma vie. Tiens, justement, en septembre. Hasard des choses, évènements mesurés.
Je reste sur ma faim. A la fois détaché et … en fait ça doit être inconsciemment.
Ça vaut la peine de se souvenir de ces quatre années. Mais ça n’intéresse que moi. Si je n’étais pas parti d’u-blog, tout aurait été différent. Ou pas. 

J’espère que tous les blogueurs, tous les nouveaux, se diront la même chose après quatre ans. Par où ils sont passés, comment ils les ont traversés, sur leur site, dans leur vie, comment ils ont laissé des traces, pourquoi.
Remarquez, il faudrait faire ce que je ne fais jamais, se relire. Instants de vie.

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15 septembre 2007

Motel japonais (ou presque)

3352Il y avait Tokio Hotel dans le Grand Journal de C+ vendredi soir.
Brel, Sardou, les musiques des voyages en famille quand la bande de la k7 fondait dans l’autoradio non climatisé, j’assume pleinement l’héritage parental (certes je ne suis pas allé jusqu’à Luis Mariano). Mais là, je n’ai pas d’obligation inconsciente. 

Je croyais que ce petit groupe de jeunes ados était français. Sûr que s’appeler Tokio Hotel et chanter en français, cela s’exporte mieux que des Fatals Picards. Encore que, je pensais que TH (faisons jeune, nommons en initiales) était une sorte de Kyo.
Et puis le style androgyne du chanteur, ses petits bras sans muscle, son absence de poils sur le museau… Je me méfie.
Bien sûr, lorsque je baroude sur le net dans mes playlists, je tombais dessus, mais, je zappais.
Il ne manquerait plus qu’un nouvel Indochine pointe son pif. Indochine, pour un fan de Téléphone, c’est insupportable.
J’apprends donc que TH est germain, qu’il y a une recrudescence de demandes des classes d’allemand au collège. Quand jer_g pense à Rolf et Gisela, je suis assez éloigné de mes anciens standards de capilliculture teutons. Ich lerne Deutsch à l’époque et je n’aimais pas ça. D’abord, la prof d’allemand était toujours plus moche que celle d’anglais. Sauf celle qui mangeait des œufs durs en classe pendant les contrôles mais c’est une autre histoire. 

J’apprends également que contrairement aux apparences, ces petits gars sont à peu prêts majeurs et qu’ils aiment le hurlements de fans de Bruel reconstitués. Imaginez un groupe de rock rempli de petit Bruel et vous obtenez un effet bœuf.
Bref, ils sont responsables de leurs actes, ils se tatouent, ils aiment le rock.
N’empêche, quand je pense aux litres de spray fixant.
Jacques, si tu m’entends, ne regrette pas ton école des fans. 

Je suis donc très méfiant envers TH. Non, je n’irai pas écouter leurs tubes. Nena et ses 99 Luftballons de 84 doivent constituer éternellement toute ma connaissance de la chanson allemande (hors chants de la fête de la bière munichoise, entendons nous).
En fait, je suis très inquiet. Je ne veux pas écouter TH parce que, je me connais, je suis capable d’aimer.

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14 septembre 2007

Dis, gestion de soi

La France vient de se faire battre par l’Argentine en match d’ouverture de son Mondial de rugby. Et on continue de nous faire croire que le rugby, c’est sain, c’est convivial, c’est festif, c’est beau un homme à poil.

La France a perdu contre l’Ecosse au Parc des Princes et de première, passe troisième dans les qualifications pour l’Euro 2008. Tout le monde est d’accord pour dire que nous possédons la meilleure équipe du monde depuis presque dix ans mais que. Bon, que.
L’équipe nationale de basket parkerisée se fait battre en quart de finale de l’Euro par
la Russie et n’ira pas directement aux JO bridés de l’an prochain. Tiens, dans Parker-isée, y’a risée.

Dominici me fait peur dans sa pub pour les beaux cheveux.

La Finlande est en demi-finale de l’Euro de Volleyball. Pas nous.
Mac Laren-Mercedes se fait choper pour espionnage de Ferrari. Déjà que Lolo avait piqué le système d’airbag à la marque au cheval cabré, c’était trop. 

Y’a des périodes comme ça. Même au boulot, y ‘a des mots qui me viennent, ils sont tous grossiers et affreusement vulgaire, je pressens que si je l’ouvre, j’aurais des difficultés à la fermer.
C’est peut-être ainsi que je vais devenir grand. Sans puissance, la maîtrise n’est rien, disais-je pour masquer mon air éméché d’une soirée entre potos.
Soit grand mon petit et tu deviendras un homme. 

Et fiston, ne voulant pas oublier son support de lecture pour ses devoirs, il nous a ramené dans son cartable toute la bibliothèque de la classe. Ok, sauf qu’il n’a pas pris son fichier de math.
Je n’aime pas septembre, qui n’est jamais aussi pire qu’octobre. Je n’ai jamais eu de bonnes notes au premier trimestre. 

Et puis Jacques Martin est parti. L’animateur de mes après-midi de gosse. Le terrible Jacques Martin de toutes ces demi-journées, toutes ces heures devant ses émissions et L’école des fans.
Je rigole, je ne l’ai jamais trop supporté. Quelquefois, j’avais l’impression qu’il me volait Starsky et Hutch. 

Et j’ai trop mangé ce midi.

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12 septembre 2007

Commu-niquons mieux

J’ai raté le 11 septembre, le truc avec les avions qu’on ne montre plus entrer dans les tours comme dans du beurre (ça m’impressionne toujours. Ousama se moque ouvertement du gouvernement américain avec une verve telle qu’il devrait ouvrir un blog. Le blog d’Ousama.

Pendant ce temps et, non sans un certain étonnement de ma part (suis-je naïf, c’est terrible), les russes se sentent concernés par le Grenelle de l’environnement, enfin plutôt par le protocole de Kyoto. Ils ont testé hier une bombe thermobarique (à effet de souffle, comme quand Babar pète dans la savane). Selon l’Etat Major général des forces armées russes, l’arme « ne contamine pas l’environnement ». C’est vrai, c’est uniquement un « nuage de combustible de 300m de rayon qui se mélange à l’oxygène ambiant, puis une autre explosion qui enflamme le nuage, faisant le vide dans toute la zone et brûlant tout ce qui y trouve ». - Le Monde – Une sorte de barbecue instantané. L’avenir de la cuisson des merguez.

Bientôt dans les rayons (hi hi), votre bombe thermobarique dans une canette pour vos repas estivaux.
Moscou dit qu’il ne s’agit pas d’une course aux armements mais d’une munition anti-terroriste. Ousama, pense-y dans un article de ton blog. 

Enfin, tout ça n’est que de l’incompréhension entre les hommes. Pas bien grave hein ?
Un peu comme Fadela Amara qui prépare un plan pour les banlieues, un plan textuellement, anti-glandouille.
Voilà une femme qui a su s’adapter à la politique du petit Nicolas, même à son vocabulaire.
Viennent les réactions, ce n’est pas un vocabulaire adapté aux populations des banlieues. Et c’est vrai !
Elle aurait dit : plan anti-branlouillage de couilles, je ne dis pas, mais là. 

Un problème de communication, dis-je. Comme quand Nicolas dit à une assemblée d’agriculteurs l’incohérence actuelle entre les régimes spéciaux de retraite et la pénibilité réelle du travail. Comme si la rationalisation des régimes spéciaux sur ceux de la fonction publique allait faire augmenter la petite retraite d’un agriculteur.
Mais, il est vrai que : savoir qu’un cheminot cégétiste de la SNCF pourrait, ne plus être encore plus privilégié qu’un simple fonctionnaire, ça ne me sert pas à grand-chose mais ça me fait plaisir quand même. Ah, l’homme est si peu de chose.
Un problème de communication. Tout ça.

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11 septembre 2007

L'analyse sans guigne

Asafa Powell court le 100 mètres en 9 secondes 74.
Et en plus, avez-vous vu, il ralentit même son effort à quelques mètres de l’arrivée par manque de concurrence.
Ça n’a rien d’extraordinaire, je suis sûr que je pourrai le courir en 12 secondes sans entraînement.
Ah oui, et sans dopage.
Parce que le gars devant lequel on s’esbaudit, il n’a jamais rien réussi dans les compétitions reines (Mondiaux et JO), là où les contrôles doivent être drastiques.
(Oui, j’emploie esbaudir et drastique dans la même phrase, ça arrache le dico)
Ouais mon gars, je te suspecte.
Parce que le meeting de Rieti qui n’a de seule valeur que de rimer avec spaghetti, je le doute en terme d’organisation carrée de la Fédé mondiale de coureurs sans ballon.
Je hais l’athlétisme, je vous l’ai dit ? Cette façon vulgaire de courir et sauter dans tous les sens sans ballon, c’est tout à fait has been.
En plus, pendant cette course, son plus valeureux concurrent n’était autre que Tyson Gay, soit deux raisons de courir plus vite que lui. Oui je m’amuse grassement comme je peux. Parce que, parce que bon.
Asafa, c’est un Ben Johnson qu’on ignore encore.
Un genre de cycliste sans vélo.

Et je ne vous parle pas de ces athlètes futurs décérébrés parkinsoniens qui se tapent sur la tronche et sur les pelouses françaises en ce moment.
Des footeux qui s’ignorent tout ça.
Je propose un pack samoan (vous avez vu comment un samoan peut perdre avec classe contre un africain du sud ? ça torgnole sec) contre tous ces syndicalistes forcenés qui vont défendre les régimes spéciaux de retraite. Parce que bon, hein, un alignement sur la fonction publique, ce n’est pas la mort. 

Je ne m’énerve pas, je m’explique.

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10 septembre 2007

Tourner en rond

D’arriver à s’étonner d’une voiture de rallye percutant les spectateurs après une sortie de piste est extraordinaire.
Comme si la trajectoire d’un bolide à quatre roues lancé à plus de 100 km/h sur une route cahoteuse était calculée selon une loi physique exacte.

Je m’épate toujours des images de Sébastien Loeb rebondissant sur toutes surfaces. Je me demande toujours comment ils font. La seule fois où j’ai décollé du sol en traversant un dos d’âne passage à niveau avec ma R4 était suffisante pour me dire que bon, là, quand même, faudrait faire gaffe. La R4 n’étant pas une Golf GTi, je n’eus pas besoin de refaire le train avant sur le trottoir d’en face, ni plus s’il y avait eu affinités.
Question de chance. Aussi.

Le fait est que ces pilotes, mêmes amateurs, tentent de réduire la part de chance dans leurs contrôles.
Mais voilà. Paf le chien et le petit bonhomme de 5 ou 6 ans, laissé pour compte par la foule et accueillant un pare-choc. Comme disait la journaliste, qui n’avait pas oubliée d’être con, le pilote et le copilote vont bien. Juste oserai-je imaginer qu’ils sont traumatisés –à vie- pour la mort.
Comme la vie doit continuer sans transition, les 2/3 des concurrents reprenaient le volant le lendemain sans autre forme de compassion. Vous comprenez, c’est la règle du sport, cette drôle de fausse excuse. Genre humain. 

rallye_2372837_224Mais comment se fait-il que la voiture ait été tout droit ? Enquêtons, enquêtons.
Et puis, le reportage montrait à de nombreuses reprises ce panneau rouge indiquant qu’il était interdit aux spectateurs de se trouver là. Aucun journaliste n’en a parlé mais le panneau était mis en évidence. Ne veut-on pas accabler les parents du gamin en les traitant d’irresponsables ? La foule était-elle réellement au mauvais endroit ?
Entre fausse information et réalité, on se pose là. 

Risibilité zéro.
On voit mieux le mur quand on est à ses pieds.

 

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06 septembre 2007

Billet ovale

Vraisemblablement, la coupe du Monde de rugby commence bientôt.
Même si l’engouement reste plus confiné qu’en 1998 ce n’en est pas moins un évènement mondial.
TF1 met les bouchées doubles pour vendre son produit.
TF1 c’est la chaîne privée qui ne parle de ballon ovale que lorsqu’elle diffuse des matchs, c’est la chaîne privée qui ne parle de cyclisme pendant le Tour de France que pour lister les dopés (reconnus), c’est la chaîne qui ne parle pas de tennis du tout sauf quand un national perd, c’est la chaîne qui ne parle pas du tout de hand-ball, de volley-ball, de judo, etc... Encore faudrait-il que ce soit alors des compétitions féminines permettant à PPDA de faire luire ses yeux humides devant le reportage de son 20h. 

Le comble étant que pour cette coupe du Monde (dites, vous avez vu la taille de la Coupe ? Ou alors ils ont des grosses paluches), les droits télévisés appartiennent au groupe TF1. Donc, tous les matchs ne seront diffusés que par TF1 et Eurosport. TF1 se réserve les grandes affiches.
Donc, fi du service public qui se délecte pourtant le reste de l’année du tournoi des 6 nations. Fi de la possibilité, comme le football, de voir un Namibie – Tonga en gratuit si l’envie me prend.
Une coupe du Monde à domicile, tout de même !
Mais non. D’abord, l’intérêt premier de la manne dégagée par l’audimat et le coût de diffusion des publicités de mi-temps (sachant qu’en plus, en rugby, il y en a une troisième). 

Alors, le téléspectateur ne pourra se gaver outre mesure et s’emplir de cette ambiance particulière de compétition hormonalement développée. Il picorera entre deux rencontres du 15 de la série US et du prime time débilitant.

 

A moins que, peut-être, le rugby n’intéresse finalement pas grand monde.
A moins que, les femmes soient allergiques aux oreilles en choux-fleurs et aux nez épatés et que l’audience des petites culottes ne soit pas suffisamment assurée.
Mais ça m’agace quand même de voir TF1 s’intéresser, juste par intérêt, à un sport qu’il ne reconnaisse que depuis trois semaines. 

Juste pour dire.
Et pourtant, le rugby, je n’ai pas du tout la pression.
Ça ne vaut pas l’Italie – France du lendemain.

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05 septembre 2007

Moi(s) et en moi(s) - Août 2007

Le truc idiot je vous dis. La reprise du rythme, le baptême de la petite, la digestion, la rentrée. Et là, paf, on ne sait plus déjà le mois d’août, le temps de novembre, le début en fin de vacances, la reprise du championnat.
Et puis le temps des notes qui disparaît. Et là, dingue, je vous dis, le cinq septembre, j’ouvre et je me dis, dingue, déjà le cinq.
A quoi ça ressemble un bilan de mois passé un cinq ?
Pourtant, je m’étais lâché un peu, en août. Lâcher les chevaux, à couilles rabattues comme on dit chez moi.
Il suffisait de regarder le vingt heures devant les pistaches et hop, le bon sens apparaît (mon bon sens, c’est relatif) et les didis s’agitent sur le clavier pour de la dénonciation libre de la bêtise humaine.
V’là l’entreprise. La critique de la raison impure. Humaine quoi !

A côté, la bêtise, j’y participe en direct sans différer quoi que ce soit. Vous verriez ma boite. Peut-on dire « sa boite » ? C’est marrant ce côté appartenance, ça rime avec reconnaissance. Comme si la sociologie rimait avec la psychologie de chacun. M’enfin, il parait qu’en passant le seuil de l’entreprise qui t’emploie, tu entres dans la société avec un grand S et il se peut que tu en aies besoin. Bref, je participe à l’élévation de la bêtise avec ma petite pierre. Quoique la pierre, je t’en ferais bien un nouveau mai 68 d’open space.

Je ne me souviendrai pas du mois d’août. Pas un apéro du soir sur la terrasse, pas une canicule, pas de retour en voiture avec les vitres ouvertes et la musique plus forte.
Fichu temps. Alors août, ce n’est que de la météo entourée de faits divers.

Bon, vous avez compris. Je n’ai rien à dire.

Posté par barnabe à 19:17 - Moi(s) et en mois(s) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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