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Discussions avec torts et travers

14 octobre 2007

Demies, finales

Demi-finales : Angleterre-France 14-9

131007_chabalEncore donc une Coupe du Monde qui ne sert à rien. C’est épuisant de comptabiliser les demi-finales. Ça commençait sur une patte cassée avec cette force de caractère qui manquait contre l’Argentine, ça se concluait avec les Blacks. Que ces équipes formidables doivent être agacées de ne pas perdre contre le vainqueur de la compétition.

Les Blacks restent ceux qui battront les autres équipes plus que de moyenne. Ce Brésil footeux. Et pourtant, non à chaque fois mais souvent pour que tout le monde le remarque, la France passe par son match référence, son match inattendu pour vaincre avec brio la meilleure équipe du Monde.

C’est une habitude.

Ce qui est tout aussi usuel, c’est de ne pas réussir à reproduire la performance, comme pour souligner le fait que c’était un exploit, donc plus unique que répétable.

Parce que la perfide Albion était meilleure ? Non. Attentive, volontaire, disciplinée, expérimentée, oui. Et nous avons donné le match sur un manque de fraicheur (merci Bernard pour la reconduite de l’équipe piétinée samedi dernier et l’esprit des trente qui vole en éclat), sur des erreurs inacceptables (l’essai de la deuxième minute et la cravate de la 70ème). L’anglais ne devait que se baisser pour ramasser la finale. 

Alors quoi ? Nous allons jouer la troisième place dans notre pays. Ce n’est pas pire que de jouer un quart à Cardiff. Ridicule.
Mais il parait, chez les admirateurs non compétiteurs, que l’esprit de rugby est sauf, que le combat est magnifique que le gagnant est respectable.
Tu parles Charles, martèle moi un autre refrain, seule la victoire est belle.
Laporte n’aura donc pas de vrai palmarès. Je ne me souviendrai de lui que par son jambon publicitaire et par son poste étonnant dans le gouvernement.
Domenech et Laporte, même combat. 

J’écoutais hier que Serge Blanco avait eu un contrat sur lui pour ne pas le laisser décisif. C’était il y a longtemps. Que les esprits prudes ne lisent pas : un contrat sur Wilkinson aurait du être mis en place. Un bon tampon, viril mais correct. Une Materazzi qui fait gagner. Parce que le titre peut tout effacer. Il y a aussi de ça dans le sport de compétition. 

Mais hier soir, pourtant, il ne devait pas y avoir besoin de quoi que ce soit, il suffisait de jouer, tout simplement, pour montrer notre supériorité évidente.

Posté par barnabe à 10:01 - Critiques faciles... - Commentaires [0] - Permalien [#]

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