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Discussions avec torts et travers

21 octobre 2007

Les fondations honteuses

Il doit exister un monde peuplé de gens remplis de bonnes intentions, de ces énergumènes naïfs et utopiques qui s’engagent, qui croient, qui espèrent faire changer, faire évoluer, transformer, défendre.
Force est de constater que la minorité dirigeante et beuglante de nos syndicats dépassés est aussi navrante et malhonnête que le moindre patron fermant une usine pour mieux empocher ses stock-options.
La manipulation des masses prend toutes les formes. 

Pour avoir actuellement et par obligation un pied parmi l’un d’entre eux, je m’autorise à dénoncer les manœuvres basses et honteuses des instances syndicalistes nationales.
Le gouvernement tente maladroitement de sortir en ce moment les pots cassés qui affichent le financement douteux du moindre local cégétiste. Comme si l’opinion publique (le peuple), grâce à ces « découvertes » pouvait aller contre eux et ne pas se soulever à chaque réforme politique grinçante. Juste pour alléger la révolte et assoupir les grondements.
Comme si le financement des partis politiques était, lui, irréprochable. Ah, ah. 

Passons et observons.
Bras de fer sur la voie ferrée avec voyageurs brinquebalants.
Tu vois, cheminot gavé d’acquis, je ne t’en veux pas de défendre ton bien. L’homme est individualiste et je ne suis pas persuadé d’être partageur si j’étais à ta place. Tu ne vois que ta cloche à ta chapelle. Ok, c’est de bonne guerre égoïste.
J’en veux à ces escrocs de syndicalistes qui ne prennent jamais leurs responsabilités sous couvert d’une future réélection. Que penserais-tu, cheminot, si la CGT acceptait la réforme, te passait sans contrepartie à 40 ans ? Tu te dirais que ce ne sont que des vendus et tu ne te cacherais plus derrière eux.

Les organisations syndicales ouvrières maîtrisent le fonctionnement de l’électorat. Ils ont également leurs acquis et leurs couettes qui te feraient hurler face à la tromperie.
Et puis, il y a la force de l’habitude.
Et donc, le pays n’avance plus, depuis un demi-siècle, le patron vole les salariés dès qu’il le peut et les syndicats font de même.

Pour côtoyer de réels bas du front au drapeau rouge, j’affirme que l’escroquerie est bien huilée, que les détournements d’argent sont aussi courants que bien ficelés, que les organisations syndicales vivent grassement sur le dos des salariés et que l’abus de bien social est un réel sport professionnel.
Tout ce qu’un syndicat rejettent et dénonce, il est incapable de s’en montrer digne.

Il y a quelque chose de pourri dans notre royaume.
Et jamais je n’ai été autant d’accord avec Coluche. Avant, je souriais sans vraiment comprendre. Maintenant, je ris jaune.
J’étais un naïf, ce n’est pas beau de grandir.

« Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme. Le syndicalisme, c'est le contraire. » 

Alors je vais continuer, je vais essayer de casser un peu tout ça ; inutilement, je le sais, mais par principe.
On m’a d’ailleurs déjà dit : ‘ne te trompes pas de cible les méchants ce sont les patrons’. Cela tombe bien, j’ai deux yeux.

Posté par barnabe à 15:29 - Critiques faciles... - Commentaires [0] - Permalien [#]

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