25 octobre 2007
Pollution visuelle
Ils ont raison de culpabiliser l’opinion publique.
Cela agitera les petits enfants dans les
chaumières, ils reviendront de l’école avec de grandes phrases graves, ils nous
expliqueront avec le grand sérieux que peuvent avoir les élèves de primaire,
que l’avenir de la planète est en jeu, que nous, adultes, sommes responsables
de tout cela, que l’Homme est méchant envers la Terre et les petits oiseaux.
Ils nous parlerons de l’eau qui coule
pendant qu’on se brosse les dents, des gaz d’échappements, de la pollution des
usines, de toutes ces dépenses électriques et nous ne saurons pas forcément
quoi dire. Sauf, des oui, oui, tu as raison.
Comment tu leur expliques qu les
méchants, ce n’est pas nous ?
Parce que oui, c’est vrai, nous avons
une part de responsabilité, mais elle est tellement faible par rapport aux
industries, par rapport aux politicards, aux économistes boursiers.
Alors bien sûr, c’est évident, il
nous faudra montrer l’exemple parce que c’est notre rôle, et aussi parce que ce
n’est pas plus mal.
Déjà, je ne mets aucun appareil en
pause. C’est bien non ? Même si je sais que la boite dans laquelle je
bosse laisse les lumières allumées la nuit et laisse couler l’eau des robinets.
Le salarié se conduit bien mieux chez lui, ou alors, il est con. Il y en a.
Peu importe, je sais je connais l’argumentaire,
les petites gouttes d’eau feront des grands fleuves.
Et nous économiserons une tranche d’une
seule centrale nucléaire pendant que dix mille nouveaux camions fleuriront sur
les routes.
Qu’est-ce tu veux que je lui dise ?
Que ce qu’on fait ne sert à rien. Ben non, nous ferons ceux qui croient que c’est
vraiment utile, que nos petits gestes sauvent la planète et leurs futurs petits
enfants.
Et pourtant, je sais bien que cette
conne d’Evelyne Dhéliat et son Défi pour la Terre post-météorologique, ses conseils
abrutissants, continuera de nous culpabiliser tous les jours.
Elle osera même, l’an prochain, nous
parler encore des cinq minutes de pause électrique avant vingt heures la veille
de l’évènement. Cinq minutes sans courant.
Mais le jour même, elle fermera sa
gueule, sur son TF1, à 19h56, juste avant la page de pub, parce que notre
esprit doit se concentrer sur une place de cerveau disponible plutôt que de
sauver la planète.
Comme ce dernier mardi.
TF1 et Evelyne sont comme nous, l’intérêt
personnel passe avant le général.
21 octobre 2007
Les fondations honteuses
Il doit exister un monde peuplé de
gens remplis de bonnes intentions, de ces énergumènes naïfs et utopiques qui s’engagent,
qui croient, qui espèrent faire changer, faire évoluer, transformer, défendre.
Force est de constater que la
minorité dirigeante et beuglante de nos syndicats dépassés est aussi navrante
et malhonnête que le moindre patron fermant une usine pour mieux empocher ses
stock-options.
La manipulation des masses prend
toutes les formes.
Pour avoir actuellement et par
obligation un pied parmi l’un d’entre eux, je m’autorise à dénoncer les manœuvres
basses et honteuses des instances syndicalistes nationales.
Le gouvernement tente maladroitement
de sortir en ce moment les pots cassés qui affichent le financement douteux du moindre
local cégétiste. Comme si l’opinion publique (le peuple), grâce à ces « découvertes »
pouvait aller contre eux et ne pas se soulever à chaque réforme politique grinçante.
Juste pour alléger la révolte et assoupir les grondements.
Comme si le financement des partis
politiques était, lui, irréprochable. Ah, ah.
Passons et observons.
Bras de fer sur la voie ferrée avec voyageurs
brinquebalants.
Tu vois, cheminot gavé d’acquis, je
ne t’en veux pas de défendre ton bien. L’homme est individualiste et je ne suis
pas persuadé d’être partageur si j’étais à ta place. Tu ne vois que ta cloche à
ta chapelle. Ok, c’est de bonne guerre égoïste.
J’en veux à ces escrocs de syndicalistes
qui ne prennent jamais leurs responsabilités sous couvert d’une future
réélection. Que penserais-tu, cheminot, si la CGT acceptait la réforme, te passait sans
contrepartie à 40 ans ? Tu te dirais que ce ne sont que des vendus et tu
ne te cacherais plus derrière eux.
Les organisations syndicales ouvrières
maîtrisent le fonctionnement de l’électorat. Ils ont également leurs acquis et
leurs couettes qui te feraient hurler face à la tromperie.
Et puis, il y a la force de l’habitude.
Et donc, le pays n’avance plus,
depuis un demi-siècle, le patron vole les salariés dès qu’il le peut et les
syndicats font de même.
Pour côtoyer de réels bas du front au
drapeau rouge, j’affirme que l’escroquerie est bien huilée, que les
détournements d’argent sont aussi courants que bien ficelés, que les organisations
syndicales vivent grassement sur le dos des salariés et que l’abus de bien
social est un réel sport professionnel.
Tout ce qu’un syndicat rejettent et
dénonce, il est incapable de s’en montrer digne.
Il y a quelque chose de pourri dans
notre royaume.
Et jamais je n’ai été autant d’accord
avec Coluche. Avant, je souriais sans vraiment comprendre. Maintenant, je ris jaune.
J’étais un naïf, ce n’est pas beau de
grandir.
« Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme.
Le syndicalisme, c'est le contraire. »
Alors je vais continuer, je vais
essayer de casser un peu tout ça ; inutilement, je le sais, mais par
principe.
On m’a d’ailleurs déjà dit : ‘ne
te trompes pas de cible les méchants ce sont les patrons’. Cela tombe bien, j’ai
deux yeux.
20 octobre 2007
Allons plutôt jouer au jokari
Une Coupe du Monde, ça se gagne ou ça
ne s’organise pas.
Trois défaites, un aller-retour contre
les Pumas qui prouve qu’il n’y a pas de malchance sous la contre performance et
une contre le meilleur ennemi.
Tout ça comme s’il n’y avait pas eu 95
et 2001 en Hand-Ball, 98 en Football comme si nous n’étions pas déflorés de la
victoire finale sur le Monde. Comme si nous ne savions pas profiter du match à
domicile, comme si le pays revenait à ses records en matchs amicaux.
Y’a pas à être beau joueur ou je ne
sais quel Coubertiniste, Coubertin, c’est un idiot.
On n’entend jamais un gagnant parler
de ce Pierre là.
Résumons : Irlande, Géorgie, Namibie. Et un coup de chance contre les Blacks. Quand on perd les 4/5èmes des confrontations avec la Nouvelle-Zélande, ce n’est que de la réussite statistique, ce n’est pas de la supériorité réelle. D’ailleurs, je serais de là-bas, je n’hésiterais pas à me les mordre.
Ça valait le coup de nous pomper l’air pendant 112 jours depuis la mise en quarantaine de nos quintaux de bidoches nationales. Préparation, qu’ils disaient.
Et la publicité, et les sponsors, et
TF1.
Et Laporte qui attend la couverture
sarkosienne pour se sauver de tous ses écarts ou légèretés de gestion de ses
entreprises professionnelles hors sports et pour se faire oublier du fisc.
La France
journalistique est comme cela, elle est
capable de fermer les yeux sur un escroc tant qu’il génère l’espoir et sort l’habit
de chevalier blanc dès que le vent tourne.
La lecture de L’Equipe Mag du jour
est courageuse.
Après tout cela, y aurait-il un
supporter de l’Ovalie capable de me parler de l’esprit formidable et généreux
du rugby, de m’affirmer qu’aujourd’hui, la différence avec le foot est criante.
Tout est terminé, nous en sommes sûrs.
Reste à apprécier un beau match au
SDF en clôture de l’évènement mondial.
Coupe du Monde de rubgy organisée en France: Sorte de compétition trop étirée dont le pays hôte vient de se prendre l’élastique de slip dans la gueule.
14 octobre 2007
Demies, finales
Demi-finales : Angleterre-France 14-9
Encore donc une Coupe du Monde qui ne sert à rien. C’est
épuisant de comptabiliser les demi-finales. Ça commençait sur une patte cassée
avec cette force de caractère qui manquait contre l’Argentine, ça se concluait
avec les Blacks. Que ces équipes formidables doivent être agacées de ne pas
perdre contre le vainqueur de la compétition.
Les Blacks restent ceux qui battront les autres équipes plus que de moyenne. Ce Brésil footeux. Et pourtant, non à chaque fois mais souvent pour que tout le monde le remarque, la France passe par son match référence, son match inattendu pour vaincre avec brio la meilleure équipe du Monde.
C’est une habitude.
Ce qui est tout aussi usuel, c’est de ne pas réussir à reproduire la performance, comme pour souligner le fait que c’était un exploit, donc plus unique que répétable.
Parce que la perfide Albion était meilleure ? Non.
Attentive, volontaire, disciplinée, expérimentée, oui. Et nous avons donné le
match sur un manque de fraicheur (merci Bernard pour la reconduite de l’équipe
piétinée samedi dernier et l’esprit des trente qui vole en éclat), sur des
erreurs inacceptables (l’essai de la deuxième minute et la cravate de la 70ème).
L’anglais ne devait que se baisser pour ramasser la finale.
Alors quoi ? Nous allons jouer la troisième place dans
notre pays. Ce n’est pas pire que de jouer un quart à Cardiff. Ridicule.
Mais il parait, chez les admirateurs non compétiteurs, que l’esprit
de rugby est sauf, que le combat est magnifique que le gagnant est respectable.
Tu parles Charles, martèle moi un autre refrain, seule la
victoire est belle.
Laporte n’aura donc pas de vrai palmarès. Je ne me souviendrai
de lui que par son jambon publicitaire et par son poste étonnant dans le
gouvernement.
Domenech et Laporte, même combat.
J’écoutais hier que Serge Blanco avait eu un contrat sur lui pour
ne pas le laisser décisif. C’était il y a longtemps. Que les esprits prudes ne
lisent pas : un contrat sur Wilkinson aurait du être mis en place. Un bon
tampon, viril mais correct. Une Materazzi qui fait gagner. Parce que le titre
peut tout effacer. Il y a aussi de ça dans le sport de compétition.
Mais hier soir, pourtant, il ne devait pas y avoir besoin de quoi que ce soit, il suffisait de jouer, tout simplement, pour montrer notre supériorité évidente.
12 octobre 2007
Sourde attitude
Il faut être logique. Si.
Je n’ai
ne prends plus le temps de lire ailleurs. Je ne réponds pas aux chers quelques petits
mots qui ornent ces notes.
Et puis c’est l’automne.
Il est donc normal, logique, que je m’automutile du commentaire.
Ce machin s’autarce (du nom commun autarcie- je parle comme je
veux-) véritablement jusqu’à ce que trou blanc s’en suive.
De ce fait, je m’évite toute forme dispendieuse de culpabilité
latente vis-à-vis des gens qui passent.
C’est ainsi.
Mais ça aurait pu être un la, un do ou un fa.
11 octobre 2007
Y'a des gars comme ça, qui réfléchissent
Un truc de dingue. Un faux hall d’immeuble installé sur une
pelouse entre quelques barres de béton habitées.
Ça vient donc de l’Office public d’Habitat du Havre qui a un objectif
double : "rendre la quiétude à des locataires en détresse qui peuvent
parfois vivre l'enfer, et répondre au besoin vital des jeunes de se rencontrer
dans un cadre informel".
Evidemment que les jeunes ne s’entassent pas là-dedans. En plus
les boites à lettres sont vides et ce n’est pas terrible, des tagues sur de
la tôle. On ajoute des
couleurs chantiers, un truc même pas chauffé si ça se trouve.
Ok, il y a un digicode.
Bon, les jeunes sont pris pour des cons. Ce n’est pas une
surprise.
Ce qui m’épate à un point, que je crois à chaque fois
inimaginable, c’est la dose de connerie humaine qu’il faut accumuler (rassurez
moi, une telle dose ne vient pas d’un seul coup, ça ne peut être que le fruit d’une
mûre pourrie réflexion)
pour inventer cette idée.
Et plus encore, si seulement l’intellectuel assis ayant décidé
de cette inhumanité basse était tout seul. Mais non, il faut bien imaginer que
d’autres personnes ont validé le truc.
Que si ça se trouve, ça a été discuté en Conseil Municipal, que
des gens ont en parlé sérieusement.
Les bras m’en tombent.
Et de ce fait, je n’en voudrais aux jeunes si la voiture du
directeur général de l’Office brûlait accidentellement. Il est des réponses à
la connerie qui ne me choqueraient pas.
Faut-il donc être con pour penser que des désoeuvrés vont s’entourer
de tôle en y éprouvant un quelconque plaisir de substitution.
Et puis, le fric dépensé pour ça qui ne va pas aux bons
endroits. Et puis cette impression de pansement sur jambe de bois.
Y’a des gens cons, mais d’une force. Je n’en reviens toujours
pas.
07 octobre 2007
Feuille électronique qui tombe

Il est des périodes où, je vous le dis, toutes fenêtres ouvertes
sur l’automne, il n’y a pas l’once d’une envie de passer plus de quelques
minutes sur Internet.
Cela sonne comme un refrain avec le manque de temps imposé de la
semaine.
Alors c’est comme ça, pas autrement, pas plus mal.
Non plus. Ni le contraire.
03 octobre 2007
Moi(s) et en moi(s) - Septembre 2007
J’l’avais dit que septembre, ce n’était pas mon pied. De toute
façon, octobre non plus.
Les jours rétrécissent comme mes saucisses au barbecue (oui, je
les aime bien cuites). La météo, mais oui ma bonne dame, toujours la météo, ce
n’est plus un blog ici, c’est un salon de coiffure. Il parait que l’arrière
saison est belle. Il fait même plus de 20° et hier soir, ça tonnait et flashait
comme en 14 dans les tranchées.
Mois de dix notes. Pfff. Et si je vous disais, qu’en fait, je
subis la censure birmane.
Ça m’pèle la Birmanie et sa dictature. Sûres que les images
sont rares alors qu’on coule les bonzes (désolé).
L’ONU y va de nouveau de ses interjections de fin de phrases
pour s’indigner. Mais pas trop quand même, c’est que le dictateur birman est
plein de gaz et de ressources diamantées. Quand un dictateur est riche, il faut
dire : « Monsieur, ce n’est pas bien ce que vous faites ».
Et puis, la Chine tourne la tête. Il ne faudrait pas qu’elle s’exprime, elle
pourrait dire une connerie. Du genre à reconnaître ce qui se passe sous son
pif. Mais l’ONU ne dit rien au pays de Mao. Ben non, il y a les JO l’an
prochain.
Et puis il y a les petits chinois qui travaillent pour couvrir
de merdier les pays évolués. Tu parles d’une évolution décadente.
Les réformes s’agitent sous les crânes dans un semblant de
calme étonnant. Il y a de la négociation sous cape et du chèque de pot de vin
syndicalisé.
Bon ok, je dois bosser 42 ans. Comme je serai liquide à mes 65
ou 66 balais, je dois trouver un boulot dans un aquarium. Ça ne me changera de
mon propre enfer vitré actuel. Ouais, je me plains.
Mais j’aurai tous mes week-ends de libre avec mes gamins. Pas
clair tout ça.
Donc, l’équipe de France d’Ovalie a été infichue d’éviter les
blacks en quart. Tu parles qu’ils vont se prendre un car dans
la tronche. Et puis quoi,
vise un peu si l’exploit se fait en ce prochain samedi. Le truc français, ce
sera de crier haut et fort sa satisfaction et de perdre ensuite bêtement. Alors
autant perdre tout de suite avec panache.
Un quart à Cardiff. Faut le croire pour le voir. Une Coupe du
Monde sur notre sol et les organisateurs ont été capables de supposer si orgueilleusement
que la situation actuelle n’aurait jamais pu se produire.
Si je continue dans le sport, y’a un italien hormoné qui trouve
intelligent de dire que sa victoire aux Mondiaux est une sorte de pied de nez à
tous ceux qui le suspectaient. Hè mon con, tu crois pas que si tu as gagné, c’est
bien parce que tu es dopé ?
Y’a l’Ecosse footballistique qui nous les broute menu. Déjà
avec la Nationale puis pour bouffer du Lyon. Avec un jeu inexistant et la seule
qualité de profiter de notre indigence. Chié.
Mais je déborde déjà sur octobre.
Vous avez vu ?
