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Discussions avec torts et travers

30 novembre 2007

Moi(s) et en moi(s) - Novembre 2007

Déjà un mois. Et rien à l’intérieur. C’était presque dépressif de revenir de Rome. Comme si j’avais touché du doigt un essentiel.
Alors oui, évidemment, c’est sûr, vivre à Rome en touriste fortuné, vous m’étonnez que c’est essentiel en rapport à un boulot qui boulotte mon temps en autant d’absences de finalités.
Ne pas travailler, aller au restaurant, savoir pour autant que nos enfants vont bien, marcher au soleil, s’émerveiller et discuter simplement, loin des soucis dérisoires. 

Alors évidemment encore, rentrer et voir le ciel gris, chopper la crève, voir les grèves, détester et pester contre l’espèce humaine et ces exemplaires rebus côtoyer au quotidien.
Compromis sans saveur de la vie professionnelle. 

L’essence augmente, je m’aperçois du coût, bizarrement. Et puis, j’ai décidé de maigrir et cela ne passe pas trop mal. Je cours pour de vrai, accompagne les gamins au basket. Je n’aime pas le basket.

Une banlieue traversée en automobile prend feu de nouveau. Et je ne suis pas d’accord. Je ne trouve pas d’autre solution que l’effort sur le long terme mais le terme est sans doute trop long. Enfin, de toute façon, ce n’est pas le problème puisque cela fait partie du pas de bol, de ce pourcentage de conneries que font des gamins et qui tournent mal. C’était sans doute plus risqué que ce que je faisais à mes quinze ans. D’ailleurs, je ne sortais pas vraiment de cette manière avec mes parents derrière… 

J’ai un objectif. Quinze jours de pause à Noyel. Faut dépenser ses tonnes de jours non pris pour ne pas les perdre. Arriver entier au vingt-et-un décembre au soir pour avoir l’esprit libéré.
Ne voir personne. Carrément pas l’envie, pas de manque. C’est grave docteur ?
Ou alors c’est l’influence de ce poisson rouge dans son aquarium qui n’en finit pas de mourir et qui me bourdonne. Même pas le courage de l’achever. 

Et dès que mon esprit s’évade, il part vers le début du mois, vers la capitale italienne, toujours, vers ces quelques jours si différents de toutes ces années. Il n’est pas question de mieux ou de moins bien, c’était juste différent, marquant, essentiel d’avoir été ailleurs.
C’est très curieux ce sentiment qui flotte. J’ai l’impression de ne pas l’avoir connu avant. 

BLUEUn autre jour chez Mickey comme chaque année, tranquillement, paisiblement. 

Prendre le courant ascendant dans les nuances de bleu.

Ah, et puis, voilà des jours que je ne trouve plus l’intérêt de ce blog. Même pour moi. Dites donc.
Je ne sais si c’est la force de l’habitude, l’espérance de jours meilleurs prolifiquement. Le moteur n’attend plus de savoir où il va me mener, sur quelle route. 

Bref, ça va.
Novembre trépasse. Il faut mettre les guirlandes, il faut illuminer.
Vous verriez comme les gamins grandissent. 

Bien à ceux qui restent.

Posté par barnabe à 19:20 - Moi(s) et en mois(s) - Commentaires [0] - Permalien [#]

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