Discussions avec torts et travers

31 janvier 2009

Pyramide(s)

Il y a toujours des romans à écrire de ces boites qui occupent la plupart de notre temps pendant qu’on aimerait mieux cueillir le raisin ou simplement ne rien faire.

Argh, je me retiens. Oui, vous savez à cause du net et de ce que des gens en font aujourd’hui. Alors, je pourrai dire cependant que dans mes « équipes » il y a ce genre de réaction : un RTT refusé pour des raisons aussi simples que « mais si je te laisse prendre ton RTT ce jour là, il n’y a plus personne dans le service » équivaut à un arrêt maladie du jour dit du salarié.

Tant pis alors pour les dégâts collatéraux, la désorganisation, le report du volume de travail sur d’autres qui ne savent pas faire et qui eux aussi désorganisent leur propre boulot. Parce que le show must go on. Et le gars va venir chercher sa feuille de paye lundi en contestant en exprimant le fait qu’il n’est pas assez payé de son labeur.
Et je ne pourrai pas lui dire le contraire puisque je pense la même chose. A quand le moment où je choisirai aussi mes arrêts maladie, ou encore que je choisirai l’un de ces médecins complaisants. Moi, je ne peux pas pour le moment, le médecin de famille, c’est mon voisin à deux maisons. Et je ne peux pas non plus car je ne comprends pas cette mentalité. Parce que j’ai un sale caractère qui tente l’exemplarité.

Pendant que mon propre sale chefaillon me donnait ma fiche de paye également en m’expliquant « étant donné la situation économique… ». Il connaissait la phrase par coeur, il venait de l’utiliser dix fois au moins à d’autres collègues non amusés. Je lui expliquais qu’il ne comprenait rien à mon taf.
Tu parles Charles, qu’en pensez-vous d’un chefaillon qui vous avoue sans une once de gène que finalement, il ne sait pas ce que je fais de mes journées. Journées de 10 heures quand même, lui à 20 mètres de mon bureau. Petit con va. T’as même pas encore ce statut de grand con. Tu es même en train de passer au vieux con.

Et puis, au dessus de lui, dans les sphères floues des hautes strates, il y a quelqu’un qui lui donne sa feuille mensuelle en lui expliquant qu’étant donné la situation économique…

Entre rires et larmes, j’ai choisi. Je fais une note. C’est un Do. Parce qu’on a tous le dos large.

Pyramide
Il existe de plus jolies pyramide ailleurs (ah, ah)

Bande son: Ours - Le cafard des fanfares

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24 janvier 2009

Raccourcis

L’expérience si recherchée et confortable par rapport aux évènements qui, de fait, ne nous surprennent plus, a ce défaut de nous couper de la naïveté de nos réactions. J’essaye d’anticiper, de prévoir, ne pas être étonné et donc déstabilisé.

Il paraitrait même que c’est une qualité. Je ne suis pas sûr. Dans les rapports humains de tous les jours et principalement professionnels, certainement, mieux vaut ne pas se montrer naïf face à ces collègues. Des raccourcis sont vite réalisés. Nous sommes catalogués, et la crédibilité en prend un coup.
Alors les expériences passent, la mémoire se remplit, se forge de réflexes auto-conditionnés, s’adapte aux situations.

Je m’étonne, heureusement encore, des manières d’être d’autres. Je suis encore consterné ou agréablement surpris. Je n’arrive pas à tout classer dans des cases. Je sais que quelquefois, cela me dessert. Tant pis, je me dis que ce n’est pas plus mal. Je sais aussi être surprenant, sans calcul, consternant simplement. Qualité, défaut, allons.

Les années vont passer encore et je vais continuer à construire des condensations d’idées. Un fait, une flèche, une réaction, une flèche, un embranchement, le chemin se balise de causes en conséquence jusqu’à la (soi-disant) maîtrise. Et de jeune, puis moyen, je vais passer au stade ultime de développement, soit, le vieux con. Celui aux idées préconçues, sans autre porte de sortie que son raisonnement trop réduit. Combien de temps reculons-nous l’échéance.

Et, beaucoup diront que j’ai de l’avance sur ce calendrier. En plus.

J’observe ces jeunes que je rencontre, sortant des études, persuadés de leur fait et certains. Je m’amuse et me rappelle. J’écoute et essaye de traduire quel a été le chemin qui amène aux certitudes. Influences familiale, sociale, amicale, professionnelle. Et j’attends que eux aussi se construisent, sûrs.

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© Photo : RDT Info

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21 janvier 2009

La 36ème heure

Allez, il faut être raisonnable. Faire ses 35 heures en trois jours, ce n’est pas bien. Cela pourrait être un signe de mauvaise organisation. Au moins j’aime ce travail alimentaire. Alors bien sûr, je ne serai pas ce que je rêvais.

 

Si la notion de temps qui passe est passionnante, c’est parce que j’adore revenir dessus, prendre du recul, analyser le pourquoi des choses, le comment des évènements qui se déroulent.

Souvent (enfin, souvent, je ne saurai dire), je pense me poser dans un coin de la Nature

, et observer pour noter. Face à la mer, une promenade dans une forêt de pins enneigés, à travers la fenêtre ouverte d’une portière pendant que la voiture roule au soleil couchant de la campagne, des volets que j’ouvre tôt en été et que l’humidité emplit mes narines, et l’odeur de la pluie qui tombe quand le sol était chaud du jour, le silence des flocons comme autant d’amortisseurs de bruits d’alentours, l’enfant qui joue juste à côté en se racontant tout haut ses histoires en dehors du monde, l’instant à part indéfinissable, inracontable, indescriptible, une impression de déjà vu, des draps tout frais lavés, l’écureuil qui fuit dans son arbre, la mésange qui vient picorer les miettes sur un rebord, le sable qui coule entre les doigts, faire tourner un caillou blanc dans la poche de son manteau, dessiner des figures sur un sous-main pendant une conversation téléphonique, les cheveux de ma fille qui viennent d’être lavés, …

Là, juste là, attendre.

 

La musique. Le vent dans les branches, la sieste.

 

Et puis tout se qu’on rate, qu’il faut oublier pour ne pas regretter. Se donner une raison, valable ou non, des choix. Y croire. Je n’ai pas encore peur. Un peu mais je n’y pense pas. C’est ça aussi, profiter.

 

Faire des listes. Y penser.

Se coucher, dormir, espérer un rêve.

 

Demain, la 37ème heure.

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19 janvier 2009

Le casque

Dans une nouvelle de Bernard Werber, il y a l’idée que demain (pas tout de suite mais demain quand même, aujourd’hui j’ai piscine) il n’y aurait plus que des femmes sur la surface. Il s’agit juste d’une question de mode de reproduction puisque bien d’autres espèces y arrivent. Bernard cite évidemment Aragon et son histoire d’avenir féminin.

Si seulement c’était vrai, si seulement, Renaud aussi avait eu raison avec le tout sauf Thatcher qui en faisait son réverbère quotidien.

ParadisSurMesure_200Quelles références, c’est donc vrai que je vais bien finir par les approcher de très près ces quarante ans. Déjà, Renaud et Thatcher. Et puis Werber, c’est limite Musso ou Levy désormais. Ben quoi, j’ai déjà lu, je peux dire si je veux.

 

Bref, déjà les femmes ne savent pas travailler ensemble, qu’on en accuserait les hommes. Déjà les pulsions n’ont plus de sexe. Déjà les voilà à se battre pour ce droit de faire les mêmes conneries que ceux d’avant. Que l’homme garde au moins sa beauf attitude et sa force dégénérée pour qu’on puisse le reconnaître.

C’est une question d’égalité. Vous en voulez des exemples qui permettent de me catégoriser comme sexiste ?

Pourquoi la connerie serait l’apanage de l’homme.

Longtemps j’ai trop respecté, sans doute sous couvert d’un complexe de supériorité latent, les qualités féminines avant d’admettre que la femme était un homme comme un autre.
On le dit dans l’autre sens car le fœtus nait femme physiologiquement avant de développer les caractères masculins (la pousse des poils et des crampons alu). J’avais espéré.

 

Plus les années passent plus je me persuade que l’espèce humaine n’est que temporaire, brouillon d’autre chose, peut-être, s’il reste quelque chose. Les films d’anticipation des années 50 et 60 sont la réalité des années 80, 90. Les films décalent leurs histoires de futur aux années 2030 ou plus, on y arrive. Malgré tout rien ne s’améliore si ce n’est la futilité qui fait oublier. Le fossé se creuse, c’est encore plus vrai en pleine crise.

Avez-vous entendu la crise, les médias ? Bigre. Rien ne va se casser la gueule. Juste les bords des routes se combleront de tentes. Et je croise les doigts pour passer à travers les gouttes, convaincu de ne pas pouvoir faire grand-chose pour les suivants. Parce que la minorité décide pour la majorité, que la prise de conscience ne se fera pas.

Le bon sens ne l’emportera pas. Les intérêts que voulez-vous.

Ni l’homme, ni la femme.

 

J’aime bien les commentaires positivants, optimistes. Ils conservent la pellicule qui masque le teint. Je prends le maquillage aussi, pour les enfants, pour supporter.

Je ne changerai pas le monde mais essayerai de ne pas trop participer à sa chute.

Et si le texte parait. Je m’en contente.

 

C’est un peu n’importe quoi. J’écoute de la musique aux écouteurs, je regarde l’écran plat. Les enfants dorment. J'aime ce que je vois. Antagonisme.


Bande son: S Eicher - Eldorado

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Tonio

Cognac
Rhum blanc
Jus d’orange
Sirop d’orgeat
Citron vert
Normalement, il y a des mesures précises. C’est aussi une histoire de premier essai de ce cocktail dans un hôtel, loin. C’était bon. C’était très bon. Un nom de fleur : orchidée.
C’était, avec le recul, quelque chose cette fête des sixties du beau-papa.
Quelquefois, dans ces réunions de famille, de la belle-famille, de celle qui vient du sud de l’Italie, de la Sardaigne, je prends le temps d’observer.
18660717Je vois un fonctionnement familial que nous n’imitons plus aujourd’hui. Je vois le parrain (toujours tiré à quatre épingles, caractériel et spécial), les frères et sœurs, des liens. Le parrain n’est d’ailleurs peut-être même pas celui qu’on pense, si ça se trouve, le vrai parrain de cette famille, c’est mon beau-papa lui-même. Oui, je suis sûr que c’est lui, je commence à accumuler les preuves. Mais bon, omerta hein.

Je lui ai rappelé ce week-end (maintenant j’ose parler) (je ne pourrai jamais le tutoyer cependant) ce qu’il m’avait dit voilà dix ans quand j’emportais sa fille. Un truc du genre qui affirmait autoritairement en me regardant droit dans les yeux que j’avais bien intérêt à prendre soin de sa fille.
Vous pensez que je me tiens à carreau depuis. C’est que ça ne rigole pas la Famille avec certaines choses.
Je crois avoir été intégré. Au début, ils discutaient comme si je n’étais pas là. Un vrai gadjo j’étais.

Maintenant, il est possible que j’aie réussi à faire mes preuves. Vous pensez que je m’étais précipité dés 1994 à expliquer que j’avais aussi une bonne moitié de sang italien qui coulait dans mes veines. Mais c’est l’Italie du Nord. Alors que la Sardaigne, ce n’est pas vraiment l’Italie, hein.

Avec deux petits enfants comme preuve de ma fertilité, il est bien obligé de compter avec moi. Enfin, mes enfants ne portent pas le nom de la Famille. Je m’écarte de l’arbre généalogique. Je reste une branche rapportée. J’exagère. J’aime bien l’image que je me fais de mon beau-papa.
Et puis, si ça se trouve, je ne suis pas éloigné de la vérité.
Le colosse était ému au milieu d’amis et d’une partie de la Famille.

Voilà, plus de trente ans, j’ai la photo de cette dame en noir, pas très grande, un peu recroquevillée. Mon arrière grand-mère qui venait d’Arba. C’était aussi la Famille de mon côté.
Nous avons changé de siècle, de mœurs, d’habitudes. Et plus les années passent, plus…

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17 janvier 2009

L'usine à rêves

La fin du film « Le royaume » est souriante.

133_61018Cela parle américanement de la participation de quelques agents du FBI sur le sol d’un royaume arabie-saoudien dans un contexte post-attentat très sanglant qui aura vu une centaine de victimes partir en morceaux. Un petit côté moralisateur amusant sur ces victimes US et saoudiennes qui logeaient (colonisaient) un camp de travailleurs col blanc exploitants quelques champs de pétrole.

Bref. Le méchant sosie de banlieue de Oussama est tué à la fin. L’américain est vengé de la mort de son pote. Le pétrole coule. Dans la vraie vie, il y a un des gars étoilés qui n’aurait pas été sauvé mais bien égorgé sous le feu de la caméra, et d’abord, le FBI n’aurait pas gagné du tout.

Bref, tout à la fin (j’en viens), le mécréant de l’Islam, dans son dernier souffle, dit à son petit fils : « N’aies pas peur d’eux (les autres mécréants américains), nous les tuerons tous. »
Et l’américain avoue avoir dit la même chose à sa collègue qui avait perdu un proche dans l’attentat du début (faut suivre).

Moralité, nous voilà absolument au même point. Tout le monde est coupable et le cinéma américain est sauvé. Et tout recommence, comme dans le journal de 20h.

Et effectivement, tout près d’une ville soi-disant sainte, vient de se créer sous nos yeux, toute une nouvelle génération de terroristes en culotte courte. Terroristes de chaque côté, avec leurs moyens différents, mais la même haine.

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14 janvier 2009

Intelligogo

Ce n’est pas faute d’en reparler de temps à autre de ce principe de Peter : « Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. »

Suivi donc du Corollaire de Peter : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »

 

Et dans une société française (j’ose imaginer que c’est mieux hors de nos frontières, vous savez, l’exception française) ayant pavé sur rue, refaire le Monde face à la machine à café consiste à conclure naturellement que le cercle choisi d’un comité de Direction est le secteur bloquant anti-décisionnel du développement de la dite entreprise.

C’est ce qu’on arrive à faire, nous, juste en dessous, récupérant les copeaux de leurs inefficacité et improductivité chroniques.

Oh, pas si souvent finalement maugréons-nous, le gobelet se vide vite car le temps passe vite lorsqu’il faut rattraper les situations.

Peut-être est cela l’autonomie, la confiance.

 

Le pire étant que ceux-ci, de là, plus haut, doivent penser la même chose de nous, ceux du dessous.

Alors je voudrai bien l’atteindre mon seuil d’incompétence. D’autres l’ont bien atteint avant moi et sont de fait, mieux payés.

Mais si ça se trouve, j’y suis déjà. Bah ouais.

 

Donc, Coluche avait raison : « L’intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c’est avec ça qu’on juge ».

CQFD

 

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10 janvier 2009

Les grands principes de l'Histoire

Il y a un affreux dans la classe du fiston. Enfin, quand je dis affreux, je dis plus habituellement petit con.
Il s’appelle Dorian mais il pourrait s’appeler autrement. De toute façon, je dis petit con. Le genre surexcité du ciboulot, qui déborde déjà ses parents à 8 ans et qui fait le semblant de caïd. Le genre, si tu ne fais pas ce que je te dis, je te tape. Alors évidemment, le mien, qui ne réfléchit pas trop longtemps non plus avant de faire l’andouille se fait manipuler et se fait aussi punir. Parce qu’il le vaut bien aussi.
Bref, faudrait quand même traiter le problème à la source et calmer l’autre petit dictateur des cours primaires. Que fait la police ?
A priori, le corps enseignant a ouvert les yeux en fin d’année dernière et tout va mieux.
Il y a aussi le meilleur copain de fiston de cette année. Lui se faisait traumatiser aussi mais réagissait. Alors les lunettes à Dorian petit con volaient une fois, l’autre fois, il se prenait le ballon de basket en pleine tronche, et encore une beigne de représailles. J’applaudissais ces coups d’éclat (je sais, ce n’est pas le bon exemple pour mon gamin). Mon fiston, c’est plutôt non violent qui ne veut pas d’ennui ou qui n’a pas le temps de les voir venir. Je le sais, j’étais pareil.
Dans cette histoire, les punitions se distribuaient à tout le monde, autant au chefaillon en culotte courte qu’aux victimes, compatissantes ou participantes, ou même réagissantes.

Savoir fiston puni à cause de petit con, ça me fatigue.
Comment lui expliquer : ce n’est pas bien de taper plus petit que toi (par exemple), même sous la menace, alors qu’on a dans nos têtes d’adultes toutes ces masses de 7 à 77 ans qui se font manipuler par la force de quelques uns tous les jours de leurs vies de grands (y compris moi). Allez-lui expliquer qu’il est responsable de ces actes même sous la torture. Je ne sais même pas ce que je ferai sous une menace (ouais je me transpose). Allez-y lui faire de grands cours sur la diplomatie alors que finalement, je n’espérai qu’une seule chose : que fiston s’énerve et lui écrase sa tronche de petit con dans une bouche d’égout aiguisée sur les bords.

Je me disais : si la mère du petit con ne faisait rien, je pouvais essayer d’intercepter l’être maléfique  à la sortie de l’école et lui expliquer la vie, le menacer ou lui dire que le Père Noël n’existait pas. Bref, le traumatiser en faisant l’ogre. C’est encore un coup à se faire engueuler.

Enfin, l’histoire est semble t’il terminée en attendant le prochain petit con scolaire dont nous avons tous croisé à un moment une copie conforme.

Petit con, va. Y’en a d’autres qui ont essayé avant toi et qui se sont fait casser la gueule.

Affiche probablement métaphorique et exagérée. Quoique.

 

affiche_JH

Bande son : Pat Benatar – Anxiety (Get nervous)

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09 janvier 2009

Retrouver les autres

Fred veut être mon ami. Il m’invite sur Facebook. C’est dingue ce truc. Il ne faudrait pas arrêter le blog pendant un an, il se passe des choses sur internet pendant votre absence. Bon, Fred, c’est le patron du club de basket du gamin (j’aime pas le basket, par extension, je ne parle pas aux gens qui aiment le basket), donc, je ne suis pas son ami (à cause du contenu de la précédente parenthèse).

Mais Facebook, ça me plait. Sauf qu’à priori, c’est beaucoup moins anonyme qu’un blog. Tous ces gens, vous ne vous rendez pas compte (ben oui, l’enfer c’est les autres). Et puis, je pense voir le mal partout dans cette société particulière. Professionnellement, personnellement. Il y a toujours des gens qui sont aptes à la connerie gratuite. Evidemment, pour bien des raisons techniques, le blog n’est pas si impersonnel, mais bon (et puis je dis ce que je veux). Je ne suis pas encore vacciné des autres. Je ne sais pas faire sérieux lorsqu’il le faut. Je dis trop quand le pas assez est déjà suffisant.

Tout ça pour ne rien dire, sauf que j’étais soufflé par Sushi/Sukie/Thien. Je ne sais même plus depuis quand nous nous suivons, ni combien de sites sont passés par là (c’est pas beau de vieillir numériquement). Elle vient de publier dans l’Express une note de blogueuse. C’est à la fois presque rien et beaucoup également. En ce qui me concerne, c’est énorme. Pour le contenu, la qualité et l’envie qui s’y lit. Elle m’épate. Juste en passant.
Je me rappelle de certaines de ses premières notes, il y a un siècle.

Posté par barnabe à 15:24 - 1, 2, 3, blog - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2009

Les veilles, l'éveil

La soirée, l’endormissement, les idées qui vagabondent, celles qui serviront peut-être aux rêves, et ces inspirations, à chaque fois, méritant une note.
Souvent si ce n’est toujours, ces pensées à peine synthétiques, juste des pensées avec l’envie d’écrire, de divaguer, diviser, appesantir, alléger.
Le film de la journée est terminé, ce n’est même pas une rediffusion. D’où viennent ces idées qui éclatent quand l’esprit se libère des tensions ? J’adore me laisser aller à ces images qui défilent

Comme de l’inspiration pure, non diluée, non polluée. Le thème d’une page d’écriture facile. Un texte qu’on ne reconnaitrait peut-être même pas le lendemain, à jeun d’évènements. Si j’écrivais quand venaient tout cela…
Mais, dans cet état bientôt cotonneux, il y a le fait de se relever, de s’endormir plus tard, de se réveiller plus fatigué. Fainéantise. Même l’alternative du petit carnet sur la table de chevet parait trop d’effort quand l’apaisement vient.

Je suis persuadé que ces pensées seraient meilleures. Mais se lever, reprendre les ondes lumineuses. Même avec une musique adaptée, inspiratrice, qui guiderait les mots. Mais se redresser, s’écarter de la couette déjà en cocon.

Que j’aime cet esprit qui vagabonde, fécond, et puis inaccessible le lendemain, dissous.

fract

Bande son : Supertramp – If everyone was listening

Posté par barnabe à 17:32 - Hume heure qui passe - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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