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Discussions avec torts et travers

23 février 2009

Et au milieu coule une montagne

Les bruits sont étouffés, d’ailleurs, il n’y a pas de bruit. Un silence total, la nuit. Juste les convecteurs et encore. Il fait un noir intense aussi, celui qui n’est pas parasité par l’éclairage citadin. Le lit n’est pas l’habituel alors nous nous réveillons plus souvent, mais nous dormons plus aussi.

 

Le matin, en posant le pied à terre, il n’y a pas d’objectif, pas d’horaires, pas d’obligation. Si, l’expectative d’une promenade au village. S’agitent alors tous ceux qui sont chaussés de lourd, chargés de spatules. Nous, il s’agit simplement de se promener, de balader le chien, de profiter d’un coin encore plus tranquille pour se batailler dans les amoncellements de neige.

Nous finissons froids, et chauds à l’intérieur.

 

Le midi, face à la montagne. Le café et son chocolat. 1000 bornes, Uno, dominos, dadas, oie. L’autre promenade. La bataille, les bonhommes glacés. Au loin le télésiège emmène plus haut, le clocher de l’église regarde, imperturbable.

Je m’assois sur la table de jardin, au sec ou presque. Les nuages passent, nous sommes dedans. J’observe et profite, j’arrive à ne plus penser à grand-chose. C’est rare non, de ne penser à rien. Et aussi d’être là. Comme ça.

 

Le goûter. La douche. Je connais sans doute la suite. Quelques parties, des occupations simples. Même si c’était tous les jours, ce seraient des jours passant vite.

A plusieurs moments, je lis. Je picore le journal avec la satisfaction que si j’ai justement ce journal entre les mains, c’est que nous sommes en vacances.

Je lis des livres, espère tomber avec chance sur ce bouquin qui me rappellera cette semaine. J’en ai quelques uns comme cela, presqu’au regret de les avoir terminés tellement j’y étais plongé.

J’en ai un, déjà le deuxième depuis samedi, qui me parait très bien. Il parle de musique comme points de repère, de souvenirs qui construisent une vie. Alors que j’entrais dans l’histoire il y a moins d’une heure, je réalisais que je ne voulais pas que cessent ces instants. Le roman va pourtant se faire dévorer, avec plaisir, avec aussi l’idée qu’il s’achèvera trop tôt.

Comme cette soirée qui va commencer, ce jour qui file, cette semaine, ces vacances, ce mois.

 

Dehors, le nuage s’est élevé aux cimes. L’obscurité arrive. L’église va se teinter en bleu projecteur. Il parait que c’est très beau. Je prendrai une photo. Pour ne pas oublier.

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Posté par barnabe à 17:46 - Hume heure qui passe - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Je ne suis pas sûre que ces photos nous permettent de nous souvenir. Au fond, ce qui nous touche de près se passe de photos, si on y pense bien.

    Mais l'acte d'appuyer sur le déclencheur résonne souvent comme une petite musique de bonheur.

    Bonnes vacances.

    Posté par Anne, 24 février 2009 à 09:06
  • Je prends des photos depuis petit. Faudra que j'en fasse une note tiens.

    Posté par barnabé, 28 février 2009 à 16:47

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