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Discussions avec torts et travers

02 mars 2009

Le temps de rien

Parce que les enfants ont plus de vacances que nous, les voilà encore dedans pendant que les imbéciles ont repris la direction des bouchons franciliens. Alors nous nous en sommes débarrassés.

Sainement, pas violemment.

Enfin, les grands-parents voient peut-être cela différemment.

Mais les grands-parents sont faits pour ça. Enfin normalement.

 

C’est une sorte de semaine de vacances en couple célibataire. Un truc bizarre qu’on ne rencontre que très rarement sur une année, qu’on ne compte que sur les doigts d’une main de lépreux.

La maison est calme, en fait, ce n’est plus du calme, c’est du silence. C’est perturbant le silence de la maison.

Le rythme est lent. Disons que le temps s’allonge, s’étire, se surmultiplie. C’est étonnant cette impression de vide.

Alors nous ne sommes pas dérangés toutes les deux minutes, pas de papa, pas de maman qui résonnent. Pas de pleurs dans un coin parce que l’autre y m’a fait ça. Pas de râlements non plus parce que non encore ça qu’on mange et que c’est beurk.

Pas de gloussements durant le repas des fauves qui traduisent forcément un champ de batailles de grains de riz ou de petits pois au sol. Pas de rot ni de pet (c’est comme ça chez nous).

Pas d’explication de texte sur la journée qui vient de s’écouler. Nos propres journées sont bien moins amusantes à conter.

Pas de question sur ci ou ça ou de qu’est-ce que tu fais.

Pas de contrôles policiers pour le brossage de dents, le coiffage, les lunettes dans l’étui qui doit être lui-même dans le cartable, le mouchage bien à fond sinon ça ne descend pas.

Pas de salle de bain transformée en piscine olympique, pas de chasse d’eau non tirée, pas de ahhhh tape pas ta sœur, ni de arrête de mentir.

 

Toutes ces choses qui nous font dire ouf enfin quand on les met au lit. Tous ces moments qui nous soulagent lorsqu’ils s’arrêtent et que le calme vient. Ce silence bienfaiteur. Ce enfin la soirée à nous.

 

Toutes ces choses qui font que je suis complètement perdu en leurs absences, sans repère.

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Posté par barnabe à 19:12 - Des aventures trépidantes - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

    tu sauvegardes tout ça ?

    Parce que bon, ce n'est pas comme dans Big Fish, il n'y a pas non plus de bouquin poussiéreux à découvrir. Mais.. quand même, si je devais découvrir tout ça plus tard, bien plus tard. Et bien ça me ferait * *

    Posté par , 05 mars 2009 à 11:12
  • Ouh,j'avais du retard en lecture...mais que de notes. Tu as écrit pendant les vacances ? ben , j'étais où moi ?
    le silence est terminé...finish les soirées à deux...les enfants : the big retour !
    J'interviendrais bien sur une de tes phrases finissant par des parenthèses mais je crois qu'il vaut mieux que je m'abstienne...
    Et t'as pas raconté la deuxième journée de ski !

    Posté par Phany, 06 mars 2009 à 18:38
  • >4': Oh j'aimerai quand savoir ce qu'il y a entre les "".

    >Phany: Tu as raison de t'abstenir et pis, si tu veux raconter la deuxième journée, t'as ton blog ! Na.

    Posté par barnabé, 07 mars 2009 à 10:55
  • Tiens, tiens, tiens... Ça me dit quelque chose...

    Posté par Onze, 09 mars 2009 à 21:58
  • Je ne sais pas moi ! Je n'ai pas encore découvert ce plus tard, bien plus tard.

    Posté par , 17 mars 2009 à 15:06

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