Discussions avec torts et travers

31 décembre 2007

Moi(s) et en moi(s) - Décembre 2007 et du bordel

Vraisemblablement un réveillon qui s'annonce agréablement décalé.

Je ne sais s'il s'agit d'autopersuasion qui rassure ou simplement de ces intuitions qui arrivent et qui assurent. 2007 passe et 2008 sera à la croisée de deux chemins. Pas bien grave puisqu'il s'agit d'une autre vie, celle qui persiste obligatoirement en sortant tôt de la maison et en y rentrant tard. Que c'est idiot. Toujours, lancinant d'imbécilité et d'inutilité.

Parce que voyez-vous, dans ces deux semaines rares, juste entrecoupées de rencontres familiales, qui jouent la transition annuelle, je reste à la maison et profite du temps, de la famille. Ce n'est pas trépidant mais bon à vivre. C'est bien.
Après, il faudra retourner dans l'enfer, chez les autres. Tous les autres. Oui, peut-être vous aussi.
Je dois être malade, pas très intelligent. Je n'ai rien compris à tout, aux échanges sociaux, à l'amitié, allez savoir.
Ce qui m'interesse égoïstement, c'est de choisir. Choisir le temps. Conjuguer.

Je pense à toutes ces fêtes ce soir. Je pense à la notre. Alors quoi, 2007, ça ne se bilan-ise pas comme ça.

Du travail étrange, un choix bizarre qui porte toute son importance huit mois après (c'est amusant le choix instinctif, on passe sept mois et trente jours à se demander le pourquoi et le trente-et-unième jour, ça te saute à la gueule; et je vais t'interpréter tout ça comme un signe du destin), des vacances aux temps pourris (avoue-le-je, il y a pire dans ma petite vie embourgeoisée), le week-end prolongé à Rome apothéotique, ce blog qui ne veut plus rien dire.

Sept et cinq ans révolus et je vieillis, je ne m'en aperçois pas. Vous verriez l'état de l'intérieur de mes pensées, ce n'est pas très mature. Mais il y a désormais plus d'années qui me séparent de mon adolescence que ces seize vingt ans si chers à mon coeur.
Putain, 2008, vous vous rendez compte quand même, et voilà que je parlais à midi d'un retour à Rome vers 2011 (à cause de l'âge des gamins et du programme scolaire, oui, c'est complexe la vie). 2011, ça sonne science-fiction, voire anticipation.

Décembre fût décembre, dans l'attente de Noël, bouleversé encore par ce qui tourne autour du boulot, sans contrefaçon. Dans l'attente de ces vacances uniques et de cette envie de n'aller nulle part ailleurs que chez soi, dans ce rythme étrange, particulier.

Je ne relirai pas ma note de l'an passé, sans doute peu glorieuse et avec tant d'autres idées en tête.

Allez, il faut quitter.

Bon réveillon.

A l'année prochaine.

Peut-être.

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30 novembre 2007

Moi(s) et en moi(s) - Novembre 2007

Déjà un mois. Et rien à l’intérieur. C’était presque dépressif de revenir de Rome. Comme si j’avais touché du doigt un essentiel.
Alors oui, évidemment, c’est sûr, vivre à Rome en touriste fortuné, vous m’étonnez que c’est essentiel en rapport à un boulot qui boulotte mon temps en autant d’absences de finalités.
Ne pas travailler, aller au restaurant, savoir pour autant que nos enfants vont bien, marcher au soleil, s’émerveiller et discuter simplement, loin des soucis dérisoires. 

Alors évidemment encore, rentrer et voir le ciel gris, chopper la crève, voir les grèves, détester et pester contre l’espèce humaine et ces exemplaires rebus côtoyer au quotidien.
Compromis sans saveur de la vie professionnelle. 

L’essence augmente, je m’aperçois du coût, bizarrement. Et puis, j’ai décidé de maigrir et cela ne passe pas trop mal. Je cours pour de vrai, accompagne les gamins au basket. Je n’aime pas le basket.

Une banlieue traversée en automobile prend feu de nouveau. Et je ne suis pas d’accord. Je ne trouve pas d’autre solution que l’effort sur le long terme mais le terme est sans doute trop long. Enfin, de toute façon, ce n’est pas le problème puisque cela fait partie du pas de bol, de ce pourcentage de conneries que font des gamins et qui tournent mal. C’était sans doute plus risqué que ce que je faisais à mes quinze ans. D’ailleurs, je ne sortais pas vraiment de cette manière avec mes parents derrière… 

J’ai un objectif. Quinze jours de pause à Noyel. Faut dépenser ses tonnes de jours non pris pour ne pas les perdre. Arriver entier au vingt-et-un décembre au soir pour avoir l’esprit libéré.
Ne voir personne. Carrément pas l’envie, pas de manque. C’est grave docteur ?
Ou alors c’est l’influence de ce poisson rouge dans son aquarium qui n’en finit pas de mourir et qui me bourdonne. Même pas le courage de l’achever. 

Et dès que mon esprit s’évade, il part vers le début du mois, vers la capitale italienne, toujours, vers ces quelques jours si différents de toutes ces années. Il n’est pas question de mieux ou de moins bien, c’était juste différent, marquant, essentiel d’avoir été ailleurs.
C’est très curieux ce sentiment qui flotte. J’ai l’impression de ne pas l’avoir connu avant. 

BLUEUn autre jour chez Mickey comme chaque année, tranquillement, paisiblement. 

Prendre le courant ascendant dans les nuances de bleu.

Ah, et puis, voilà des jours que je ne trouve plus l’intérêt de ce blog. Même pour moi. Dites donc.
Je ne sais si c’est la force de l’habitude, l’espérance de jours meilleurs prolifiquement. Le moteur n’attend plus de savoir où il va me mener, sur quelle route. 

Bref, ça va.
Novembre trépasse. Il faut mettre les guirlandes, il faut illuminer.
Vous verriez comme les gamins grandissent. 

Bien à ceux qui restent.

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01 novembre 2007

Moi(s) et en moi(s) - Octobre 2007

Ah octobre et l’automne qui s’installe, les premières gelées, les couleurs feu des bois, le changement d’heure, le chien qui perd ses poils.
Nous ne parlons plus d’Halloween et tant mieux. De toute façon, notre sonnette ne marche plus.

Ah l’augmentation présidentielle sous fond de transparence politique en pleins mouvements de grève, les mouvements de grèves d’ailleurs qui me pompent d’autant pus depuis que j’ai ouvert les yeux sur le fonctionnement des organisations syndicales.
Il est vrai, comme dit mon père, que concernant les patrons, on s’attend à ce qu’ils nous entubent, c’est génétique et social (pas forcément un axiome pour autant mais la vue d’un directeur général ne sera pas souvent la même que celle d’un salarié), mais concernant les syndicats, je ne m’attendais pas à découvrir que cette caste vivait également financièrement sur le dos des entreprises et des ouvriers. L’image est belle, la communication est fière mais les coulisses sont dégueulasses. A moins que ce ne soit le jeu de la politique à tous les niveaux.
Je ne suis donc pas de ce monde.

Ah le nouveau colonialisme ou nouvel esclavage moderne, comme dirait le Tchadien dans son Etat de Droit. Que les mots sont forts bien que non dénués de réalité. A vouloir faire bien, le mal est là. Parce que tout malheur n’a pas forcément de solution rationnelle. Nous plongeons dans l’irrationnel des règles internationales et humaines. A appliquer cependant.

Ah octobre pourri par des relations périphériques du boulot mais qui m’apprennent tant de choses. Comme quoi, il ne faut pas refuser le naturel.

Ah, enfin la fin de ce mondial de rugby inutile puisque nous avons été ridicules. Force est cependant de constater qu’un match de l’ovalie est plus intéressant et plus vivant à suivre que pour un ballon rond. Est-ce bien moi qui écrit cela ?

Ah cette résolution étrange qui me pousse à manger des pommes, arrêter la pâtisserie, le Nutella et les apéros du soir.

Ah novembre qui arrive, est là et qui s’annonce très bien. Je vous le dirai.

 

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03 octobre 2007

Moi(s) et en moi(s) - Septembre 2007

J’l’avais dit que septembre, ce n’était pas mon pied. De toute façon, octobre non plus. 

Les jours rétrécissent comme mes saucisses au barbecue (oui, je les aime bien cuites). La météo, mais oui ma bonne dame, toujours la météo, ce n’est plus un blog ici, c’est un salon de coiffure. Il parait que l’arrière saison est belle. Il fait même plus de 20° et hier soir, ça tonnait et flashait comme en 14 dans les tranchées.
Mois de dix notes. Pfff. Et si je vous disais, qu’en fait, je subis la censure birmane.
Ça m’pèle la Birmanie et sa dictature. Sûres que les images sont rares alors qu’on coule les bonzes (désolé).
L’ONU y va de nouveau de ses interjections de fin de phrases pour s’indigner. Mais pas trop quand même, c’est que le dictateur birman est plein de gaz et de ressources diamantées. Quand un dictateur est riche, il faut dire : « Monsieur, ce n’est pas bien ce que vous faites ».
Et puis, la Chine tourne la tête. Il ne faudrait pas qu’elle s’exprime, elle pourrait dire une connerie. Du genre à reconnaître ce qui se passe sous son pif. Mais l’ONU ne dit rien au pays de Mao. Ben non, il y a les JO l’an prochain.
Et puis il y a les petits chinois qui travaillent pour couvrir de merdier les pays évolués. Tu parles d’une évolution décadente.

Les réformes s’agitent sous les crânes dans un semblant de calme étonnant. Il y a de la négociation sous cape et du chèque de pot de vin syndicalisé.
Bon ok, je dois bosser 42 ans. Comme je serai liquide à mes 65 ou 66 balais, je dois trouver un boulot dans un aquarium. Ça ne me changera de mon propre enfer vitré actuel. Ouais, je me plains.
Mais j’aurai tous mes week-ends de libre avec mes gamins. Pas clair tout ça. 

Donc, l’équipe de France d’Ovalie a été infichue d’éviter les blacks en quart. Tu parles qu’ils vont se prendre un car dans

la tronche. Et puis quoi, vise un peu si l’exploit se fait en ce prochain samedi. Le truc français, ce sera de crier haut et fort sa satisfaction et de perdre ensuite bêtement. Alors autant perdre tout de suite avec panache.
Un quart à Cardiff. Faut le croire pour le voir. Une Coupe du Monde sur notre sol et les organisateurs ont été capables de supposer si orgueilleusement que la situation actuelle n’aurait jamais pu se produire.

Si je continue dans le sport, y’a un italien hormoné qui trouve intelligent de dire que sa victoire aux Mondiaux est une sorte de pied de nez à tous ceux qui le suspectaient. Hè mon con, tu crois pas que si tu as gagné, c’est bien parce que tu es dopé ?
Y’a l’Ecosse footballistique qui nous les broute menu. Déjà avec la Nationale puis pour bouffer du Lyon. Avec un jeu inexistant et la seule qualité de profiter de notre indigence. Chié.
Mais je déborde déjà sur octobre. 

Vous avez vu ?

 

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05 septembre 2007

Moi(s) et en moi(s) - Août 2007

Le truc idiot je vous dis. La reprise du rythme, le baptême de la petite, la digestion, la rentrée. Et là, paf, on ne sait plus déjà le mois d’août, le temps de novembre, le début en fin de vacances, la reprise du championnat.
Et puis le temps des notes qui disparaît. Et là, dingue, je vous dis, le cinq septembre, j’ouvre et je me dis, dingue, déjà le cinq.
A quoi ça ressemble un bilan de mois passé un cinq ?
Pourtant, je m’étais lâché un peu, en août. Lâcher les chevaux, à couilles rabattues comme on dit chez moi.
Il suffisait de regarder le vingt heures devant les pistaches et hop, le bon sens apparaît (mon bon sens, c’est relatif) et les didis s’agitent sur le clavier pour de la dénonciation libre de la bêtise humaine.
V’là l’entreprise. La critique de la raison impure. Humaine quoi !

A côté, la bêtise, j’y participe en direct sans différer quoi que ce soit. Vous verriez ma boite. Peut-on dire « sa boite » ? C’est marrant ce côté appartenance, ça rime avec reconnaissance. Comme si la sociologie rimait avec la psychologie de chacun. M’enfin, il parait qu’en passant le seuil de l’entreprise qui t’emploie, tu entres dans la société avec un grand S et il se peut que tu en aies besoin. Bref, je participe à l’élévation de la bêtise avec ma petite pierre. Quoique la pierre, je t’en ferais bien un nouveau mai 68 d’open space.

Je ne me souviendrai pas du mois d’août. Pas un apéro du soir sur la terrasse, pas une canicule, pas de retour en voiture avec les vitres ouvertes et la musique plus forte.
Fichu temps. Alors août, ce n’est que de la météo entourée de faits divers.

Bon, vous avez compris. Je n’ai rien à dire.

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01 août 2007

Moi(s) et en moi(s) - Juillet 2007

Le sourire revient sur les dents aiguisées du restaurateur de bord de mer. Le soleil arrive pour la semaine du 1er août. Mais avant, la météo aurait dû être parfaite. Agriculteurs du Sud-est, noyés du Nord, déçus de l’Ouest, y’a toujours à y redire. Parce que la météo devrait être aussi contrôlable que ce qu’on fait du reste de notre vie. Tout simplement. Au lieu de s’adapter. Au lieu de faire pousser du maïs comme on aimerait une rizière dans le Var. Bref.

Nouveau mois, je ne me souviens plus de juillet, ce sont les vacances.
Et aujourd’hui, j’écris en écoutant Claude François.
Un peu les émissions d’RTL quand j’étais petit.

Si je cherchais des repères, je comprendrais retourner à Oléron, vingt ans après ces années, ces mois de juillet familiaux. Mais là. A moins que. Peu importe.
Je sais n’être pas vraiment fait pour ce travail qui reprendra dans une grosse semaine, je sais que je pourrai faire bien d’autres choses. Vouloir c’est pouvoir. Mais finalement non.

Sur le chemin du retour de la plage, il y avait une jeune fille d’à peine pas encore l’âge de ne plus partir avec ses parents. Ou bien était-elle plus jeune, avec les filles, ma pov’dame aujourd’hui, on ne sait plus. Encore que, nous nous en serions fichus complètement dans la fin des années 80, nous avions le même âge bête.
Il fallait négocier les heures de sorties avec l’autorité supérieure, il fallait montrer patte blanche aux autorités supérieures des autres, il ne fallait pas rater les repas, il fallait aussi rester un peu avec la famille, il ne fallait pas faire trop de bruit, mais suffisamment en fait pour qu’ils sachent que nous n’étions pas loin, il fallait écouter pour se faire entendre.
Alors nous aurions fait la pétanque en début d’après-midi sous le cagnard, nous aurions fait des promenades à durée limitée après le diner, peut-être plus tard le bal de Chaucre. C’était déjà pas mal pour les délinquants que nous n’étions pas… que nous croyions ou espérions être.
 

Bon, c’était quoi juillet ?
Deux trois procès qui se finissent, des infirmières bulgares et le bon coup de Sarko (et le PS qui devrait se renouveler, on s’en fout des moyens, des chèques, des accords, ça se fait toujours, depuis des dizaines d’années, ça fait partie du jeu. Reste qu’avec Kadhafi, un bon petit assassinat diplomatique en règle aurait déjà dû avoir lieu), la mort de Serrault (ouais fais chier, cette génération se vide progressivement), des réformes estivales (comme d’habitude) : la préparation des grèves de septembre, un autocar qui se balance (plus près de Toi, mon Dieu) et je ne sais quoi encore et je m’en fiche un peu, ou alors, un rien m’énerverait. Pas logique tout ça.

Donc, oui, je suis un juilletiste, l’anticonformiste du touriste de masse. Ouais, vous n’y croyez pas, moi non plus.
Tant pis, août est là et dès que je serai rentré, je me moquerai de tous ces crétins qui se précipitent sur les routes pour quêter le soleil.
Ouais, je suis comme ça.

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01 juillet 2007

Moi(s) et en moi(s) - Juin 2007

Le mois de l’été, de la fête de la Musique, des examens, du web vient de s’achever et l’esprit des vacances doit s’installer. Si, il le doit.
Bon, mais le temps alors ?
Justement, quel temps ! Loin de moi l’idée de faire une chronique météorologique mensuel mais la campagne est bien verte dans la moitié nord de
la France.En ce dernier jour de juin, hier, j’ai eu une pensée émue vers tous les juilletistes qui montaient déjà leurs tentes sous un ciel gris et pluvieux.

Je n’ai cependant pas eu d’émotions envers tous ces jeunes pris de vertiges le jour du bac. M’enfous.
C’est ce que doit se dire le cochon d’Inde du fiston lorsqu’il chie sur le canapé alors que nous lui offrons une sortie de cage.
Voilà que je vous raconte des histoires de rat apprivoisé pour masquer l’indigence de mon postage de juin. En fait, je ne sais plus rien de l’actualité, sauf ces faits divers qui masquent les JT.
Un bébé qui s’assèche dans une voiture pendant que le papa est parti travailler en l’oubliant, un stagiaire flic qui tourne Starky&Hutch en ville (il y en a plus qu’on ne croit dans ces banlieues), deux trois autres morts injustes par ci de là (la mort peut-elle être juste ? Sortez vos feuilles, vous avez 4 heures).
Le terrorisme revient. Les élections législatives ont fait un bide, sauf pour les politiques qui se gargarisent dessus.
Les séries de l’été et même celles de l’automne nous ont envahi.
Samedi : Heroes, dimanche : Urgences, lundi : Lost (ah les cons, en deuxième partie de soirée), mardi : repos, mercredi : Mystère, jeudi : Rome, vendredi : Koh-Lanta.
Terrifiant emploi du temps.
Paris Hilton est en prison et les français sont nuls à Rolland Garros (aucun lien de cause à effet). 

Et il y a le web, ce moment terrible où je (nous) laisse femme(s) et enfants pour un ressourcement sauvage et poétique pendant plusieurs jours. Infernal sentiment de culpabilité familiale qui ne dure que le temps de troisième sky-coke. Mais un récit plus long sera nécessaire. 

Alors quoi, bon juin. Ouais, manque un peu de soleil pour réellement se croire dans cette période de sourires faciles, de vacances en approche, d’été et de filles en jupes.
Comme quoi, le soleil… 

Bon mois, bonnes vacances et à très plus.

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02 juin 2007

Moi(s) et en moi(s) - Mai 2007

Mai, fais ce qu’il te plait, mais ne te découvre pas d’un fil.
Rhoo l’échange météorologique entre avril et mai. Comme si nous ne l’avions pas vu.
Bon.

Marseille a encore perdu une finale de Coupe de France mais est en Ligue des Champions. Sarkozy est vainqueur logique d’une campagne qui aura donné raison aux sondages et aux polémistes de tous poils. Le temps fut pourri et froid mais bon.
Les Etats-Unis sont bien emmerdés avec l’Irak, dont les habitants sont en peine de pétrole pour leurs voitures (celles qui n’ont pas encore sauté). Ironie d’une guerre coloniale, quand tu nous tiens.
Le printemps réveille encore une fois le Liban avec la guerre civile aux portes. Dis, petit con de ministre israélien, puisqu’aucun média ne le dit, je te signale que le bordel démesuré aux portes de ton pays, c’est quand même grâce à toi.
Bon, le boulot. Comme d’hab. Presqu’en mieux puis mieux en pire.

Vingt-et-une notes. La solitude du lundi de Pentecôte et un costard taillé à Besson qui me trottait depuis un bon moment. La croisette reprend ses cannes de vieux après le festival lustré.
Belle activité de ce blog jusqu’à l’anniversaire. Je serais presque satisfait. C’est bien de s’auto satisfaire non ?

Ah tiens, deux albums achetés.
Je sais, je sais, vous allez dire. Des choses. Mais le gars La tortue, il a vraiment un truc. Sympas mélodies, rythmes variés, pas mal pour un staracadémisé. Même pas honte.

Et je triche, le second cd, il vient du magasin de ce matin et ça ne devrait pas compter pour la récap’ de mai. M’en fous. Un gamin dont on entend de plus en plus causer, le gars à minettes.
Paolo Nutini. Ouais, sacré son, bel album. Et son titre, bien fort, Jenny don’t be hasty, ça accroche bien et me met de bonne humeur.

J’aime mai, je vous l’avais dit.
Mai, c’est le vrai printemps, ce sont les grands week-ends, les filles en jupes, du temps en plus, l’approche de l’été, ma période horoscopique, ça sourit plus facilement.
Je repense à tous les mais d’avant et j’y vois de bons moments.

Juin est là.
C’est la cible des vacances, de l’été, du web, du soleil.
Un petit juin et ça repart.

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03 mai 2007

Moi(s) et en moi(s) - Avril 2007

Quel joli mois d’avril (investissez au dessus de la Seine, avec le terrible réchauffement climatique, la Picardie deviendra le nouvel eldorado touristique. Je renifle déjà l’odeur des pins parasol qui poussent.)
Ma photosensibilité s’exacerbe avec tous ces rayons de soleil.

Table de jardin sortie, déjeuner à la recherche de l’ombre, fenêtres ouvertes toute la journée, lunettes de soleil, short, barbecue, promenades nu dans la forêt…
Esprit de vacances qui s’installe, matinées plus grasses, mai qui approche (j’aime mai).

Esprit d’élections, campagnes suivies plus que d’ordinaire. Est-ce que l’intérêt de ces présidentielles est une preuve irréfutable que je serais adulte ou est-ce la forme très médiatisée, très staracadémisée qui facilite l’accès ?

Presque trop chaud en début d’après midi.
Deux jours pris, rien que pour garder les enfants, juste nous trois. C’était la première fois. Etrangement. Et c’était bien.
Cet avril, c’était un mois de juin en avance. Lorsque je me retourne sur le calendrier, je m’aperçois qu’il y a encore deux mois et demi avant les vacances.

En fait, tout est terrible.

Vous voyez bien qu’il fait anormalement chaud. Dans L’étoile Mystérieuse des aventures de Tintin, à un moment, il fait super chaud alors qu’il est en Arctique, et pendant que des amanites phalloïdes gonflées à l’hélium explosent, des araignées géantes et poilues veulent le bouffer. Vous voyez que le rapport avec la chaleur anormale est dangereux et ça, même Hergé le savait (pourvu que ce soit le bon album dans mon souvenir).
Mais les gens du pays où le temps dure longtemps et la vie, plus d’un million d’années, et toujours en été, ont de plus basses températures actuellement que dans la capitale, de la pluie et même de la neige au dessus de 1800m.
Mais Paris largue les moyennes saisonnières (qu’y a-t-il de plus idiot qu’un graphe montrant les variations autour de la moyenne plutôt qu’une comparaison de moyennes directement si ce n’est d’accentuer cette idée de dépassements affreux et de variabilité ?).

C’est terrible avec ces élections, les restaurants de Biarritz se plaignent de la baisse de fréquentation du 22 avril. Terrible je vous dis. Alors que les restaurateurs de Paimpol double l’affluence des autres week-ends en ce moment.
Ma cyniquitude (néologisme mêlant cynisme et attitude cher à Ségo) est terrible.

Nous avons donc dans ce mois d’avril les deux sujets les plus passionnants de nos JT : la météo et la politique.
Et, je vous jure, avec ça, vous pouvez aller chez le coiffeur tranquillement pour participer aux conversations (vu que vous devez déjà faire votre coupe d’été à cause du réchauffement climatique).

Sinon, Grégory est parti. Avec sa muco, son courage et de l’humilité.
Il y en a des tas des gars qui partent à 24 balais, connement. Comme il y en a trop des gamins qui se font renverser par des chauffards par les rues qui courent.
Il y a d’ailleurs plus de gars qui partent à 24 ans et qui n’ont pas fait la StarAc que ceux qui y sont passés.
Alors si au moins, cela peut rappeler qu’à cause de la muco et d’autres saloperies, y’en a qui partent tôt, je m’en tape un petit peu de la StarAc.

Le système médiatique est pourtant pervers.
Greg a gagné, en partie à cause de sa maladie. Ouais, je l’ai pensé. Le côté, pleurs dans les chaumières, ça plait à TF1, alors pourquoi serait-on dans ce cas sorti de la mauvaise habitude ?
Greg a décidé de faire une pause dans sa carrière. Lu dans TéléLoisirs (puisque je vous dis que je lis). Ouais, j’ai dit : ah parce qu’elle avait commencée ? Hin hin hin !
Je ne vais pas faire d’éloges funèbres digne d’un 20heures de la Une (il parait qu’on a pas parlé de Greg dans le JT d’Arte) mais qu’importe la StarAc pour le coup. Pour le Greg, ben, ça fait simplement chier. Un truc pas juste qu’il ait un album de soupe ou non.
 

Ah ben dites, c’est le trois mai, il fait encore beau.
J’aime mai.

 

PS : Google ne trouvant plus ce blog ( ?!), ceux qui y passent ont l’honneur d’être dans un lieu encore plus intimiste qu’avant.

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31 mars 2007

Moi(s) et en moi(s) - Mars 2007

Voilà encore des semaines passées à une vitesse éclairante, mais sans brillance personnelle.
Mars, en fait, ce serait presque un mois qui ne sert à rien. Non mais vous avez vu ces giboulées, la neige, les gelées sur les cerisiers en fleurs ?
Tout ça pour attendre encore un petit peu le vrai printemps qui réchauffe vraiment.

Alors la soupe se ressert dans les médias. La même, toujours. Les quolibets, les moqueries, les oppositions stériles, les signes de cette société décadente qui ne s’élève plus.
Il est bon ton de donner son avis sur la politique. Quel beau mot bien usée par les chefs de file des grands partis. Dans politique, il y a peuple. Boudiou, on le saura que nous sommes le peuple à satisfaire.

Du coup, j’ai repris un Werber pour la route, c’est léger, répétitif mais je continue quand même. Parce que c’est commencé, parce la finalité de nos existences laisse à désirer alors autant en trouver une romancée dans un bouquin.

En en parlant, le fiston lit de mieux en mieux. Il décrypte, ne comprend pas tout d’un seul coup puisqu’il met d’abord toute son énergie à reconnaitre les lettres, découper les syllabes, se rappeler leurs sonorités dans toutes les nuances françaises et les prononcer avec attention. Prononcer une suite de lettres est l’objectif numéro un, le second vient petit à petit et bientôt ce sera une lecture plus rapide qui fera d’une addition de lettres, un mot, d’une addition de mots, une phrase et un paragraphe, une page et cette fierté toute naturelle qui rejaillira sur ses parents.

Elle, nous montre ses pas de danse, dessine de mieux en mieux, colorie avec attention, compte bientôt jusqu’à dix et jusqu’au bout de ses deux mains.
Elle grandit et je perçois une grande sensibilité dans son caractère. Parce que nous la choyons sans doute trop.

Lui n’a pas eu la même approche de ma part depuis six ans. Il lui manquera sans doute un peu de confiance en lui mais tout n’est pas fini. Il me ressemble plus qu’elle.
Il se construit.

Mars ne sert donc pas à rien.

J’ai fait le quiz du Monde aussi. Amusant, peu instructif mais amusant et pose ses impressions.
En vrac, je serai du Sarko-Ségo-Bayrou. Et il suffit d’un seul écart sur une question pour changer du Bayrou en De Villiers (il a fallu que je comprenne cette curiosité d’ailleurs en testant certaines combinaisons).
Me voilà revenant à la politique.
Aussi sûr que je les crois tous aussi irréalistes qu’hypocrites (ou bien inconséquents, ou alors irresponsables), je n’ai pas de certitude d’urne.

Je ne voulais pourtant pas en parler. Pourtant avant… ah, autre temps, autre mœurs.
Mais les jeux journalistiques sont pesants.

Bon le gars, vingt ou sept fois déjà devant la loi, est-ce important ? Comment des millions de gens se retiennent en respectant les textes et finissent leurs vies sans passer une seule fois devant le juge ?
Bon le gars, passer sans ticket, ouais, ça arrive. Je l’ai déjà fait. Non sans crainte de me faire prendre et c’est peut-être une différence : la crainte de se faire attraper. D’autres n’ont plus peur ou se veulent révolutionnaires en se donnant le droit d’un comportement permissif. Comme si la révolte passait par là. Comme si c’était le seul moyen de se révolter contre cette société imparfaite.
Bon le gars, taper sur un agent SNCF. Ok, il vient là se soulager les envies de milliers de gens mais l’aurions-nous fait pour autant à sa place ?

Se faire ensuite victimiser par le système… chapeau mon gars.
Et ensuite, se faire dépasser par le système lorsque les casseurs habituels prennent le relai.
Tout ça pour ça.
J’ai cru entendre que le gars aurait le bras cassé suite à l’interpellation houleuse (il faut dire : brutale, inhumaine, injuste, honteuse pour bien passer déontologiquement dans les médias d’expressions).

Bien, mon gars, je te dis : tant pis pour toi, le temps du plâtre, tu seras peut-être obligé de ne pas faire le con.

Avril s’en vient. Sur un fil à ne pas découvrir.
Vivement.

Bien à vous.

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