Discussions avec torts et travers

14 septembre 2006

Les filles de la plage

Rediffusion du 25 août 2004 (c’était alors ailleurs)
(à cause que j’ai encore une réunion qui ne finira pas tôt, et puis, il ne fait pas beau aujourd’hui, cela vous rappellera vos vacances à La Grande Motte)

Hier soir, le programme télévisuel fut hésitant, ce fut un grand zapping entre le foot sur M6 (cinq minutes par tranches de 10 secondes), et les jeux olympiques.
L'intérêt premier des jeux olympiques réside, en ce qui me concerne, dans la possibilité de voir des sports qui ne sont que très rarement, voire très largement, jamais diffusés.
Il est vrai qu'une compétition de lancer de poids pendant une heure, il faut être spécialiste.
Je n'ai rien contre les lanceurs de poids, je n'ai particulièrement pas envie de servir de poids. Quand bien même, cela ferait de l'entraînement à ces sportifs de haut niveau de me lancer tant on me dit souvent « 'tain, t'es lourd !'.

Bref, la zapette nous permit, à ma 'tite femme et à moi-même de regarder :
- de  l'athlétisme (qui permet d'apprécier ce que nos athlètes nationaux devraient faire pour gagner : avoir une bonne politique de dopage annuelle pour arriver en pleine forme aux grands évènements (comme les US)),
- du hand-ball avec France –Russie, où comment perdre devant une équipe avec deux quadragénaires lorsqu'on n'est plus ni 'barjots', ni 'costauds',
- du beach-volley.

Revenons sur ce sport méconnu : le beach-volley. Deux équipes de deux sur un terrain de plage qui se renvoient la baballe par-dessus un filet.
Ma 'tite femme ne voyait pas l'intérêt de ce sport, qui plus est au JO, qui plus est dans de telles conditions douteuses.
Nous avons donc combattu lors d'une mémorable joute verbale en déballant nos argumentations.

Il est vrai qu'il s'agissait de (je crois) la finale dame de beach-volley.
La compétition, car il faut sans cesse rappeler que c'est une compétition officielle, opposait brésiliennes et américaines en bikinis deux pièces tout à fait mignons.

'tite femme : Mais elles ne sont pas sur la plage ?
Moi : Bah, y'a du sable.
'tite femme : Oui mais ce n'est pas une vraie plage.
Moi : Je sais pas, mais on s'en fiche, y'a du sable.
'tite femme : C'est n'importe quoi.

Je rajoutais que ces sportives élancées étaient, en plus, bronzées, ce qui laissaient supposer que leurs entraînements se déroulaient, soit sur une plage ensoleillée garnie de coquillages et crustacées, soit sous des lampes UV (bien qu'il fusse plus périlleux de ne pas casser les ampoules avec le ballon dans ce cas).

'tite femme :  Mais pourquoi elles sont en maillots de bains ?
Moi : Bah, elles sont sur la plage.
'tite femme :Mouais, mais c'est pas obligé non ?
Moi :Bah, elles sont sur la plage. C'est un sport de plage, y'a des règles quand même !
'tite femme : Et elles sont obligés d'avoir des maillots si petits ?
Moi : ça se voit que tu n'a jamais fait de beach-volley !

Je complétais l'argumentation grâce à ma maîtrise du sujet.
Donc, trois raisons à ces courts bikinis :

1. la première est qu'il faut ne pas être gêné par des vêtements pour se mouvoir de façon rapide et poétique sur du sable.

2. la deuxième est que : moins il y a de tissus, moins de sable rentre entre le tissus et la peau et irrite cette dernière. Il faut alors passer des pommades et tout et tout.

3. la troisième est que les organes sexuels doivent être bien protégés de façon précise.

Alors, évidemment, j'entends là des spectateurs qui disent que les dames n'ont pas d'organes sexuels externes, contrairement aux hommes.
Certes, cependant, il faut prendre en compte l'ensemble des paramètres dont le surdosage d'hormones mâles dès l'inscription en club et la présence des brésiliennes dans la compétition.
Afin d'éclaircir mon récit, n'hésitez pas à visiter la bois de Boulogne, vous comprendrez mon propos.

Si le doute vous habite toujours, il faut savoir, je m'adresse là aux lectrices de ce blog, que le caleçon, au volley se porte moulant (ou alors un bon slip).
En effet, lorsque l'homme saute et retombe sur ses pieds, les roubignoles ont tendance à subir ce que j'appellerai le syndrome du tocsin.

Aparté culturelle (parce que, il ne faut pas déconner, ce blog, c'est pas n'importe quoi) :
TOCSIN : sonnerie d'alerte utilisant une cloche réservée à cet effet appelée braillarde
Le syndrome du tocsin est le phénomène de résonance que subissent deux couilles frappées l'une contre l'autre suite à un mouvement brutal, tel une chute, un saut alors que les objets de famille suscités ne sont pas correctement maintenus.
Voilà, voilà, c'est une journée intéressante non ? Un peu gris pour la saison, non ? Et ces températures ma bonne dame, pas terrible. Le temps se détracte, c'est normal, avec tout ce qu'ils envoient dans le ciel…

Bref. Reprenons.
(Vous avez le droit de relire la note)

Il était évident que ma 'tite femme ne comprenait pas vraiment l'intérêt de ce sport au J.O.
Je pense qu'elle s'attachait un peu trop au contexte et pas assez à la technicité et la difficulté de ce sport.

J'essayais de la mettre dans le droit chemin avec des remarques tout à fait professionnelles telles que :

« T'as vu comment elle saute haut ? »
« Oh dis donc, t'as vu ses cuisses quand même ? »
« C'est vrai que le haut est petit, mais faut dire qu'elles n'ont pas beaucoup de poitrine non plus. C'est exigeant quand même ce sport »
« Dis donc, l'américaine là, elle a pas un petit côté à Cameron Diaz ? »
« Oh, t'as vu le geste d'encouragement, elles se tapottent les fesses ! »
« Non, c'est vrai qu'elle est mignonne la blonde »

J'avais beau dire, ma 'tite femme se désintéressait totalement de ce sport.
Les femmes, ce n'est pas très sportif.

En dernier ressort, je lui disais qu'il y avait de la musique surla plage. C'est vrai, c'était sympathique.

beachD'après ma culture musicale, c'est ce qu'on devait appeler aux US : 'Le son of the beach'.
Le jeu de mots ci-dessus dont je suis extrêmement fier s'adresse à des anglophiles confirmés et à des bilingues parlant correctement l'anglais de Paris-plage et possédant des notions d'expressions vulgaires.
Je crois qu'il est temps de vous laisser… ça ira pour aujourd'hui (Quand même, ces JO, c'est sympa).

 

(la photo, c'est pour que vous compreniez qu'il y a des tactiques)

Posté par barnabe à 09:03 - Rediffusions de Bidibul - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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