31 janvier 2006
Bloguons nous vivants
J’apprends au contact de la lecture, je me nourris des
histoires des autres. Je vois un ailleurs différent.
Il y a une approche sociale à se partager ces textes. Pas
uniquement futilement.
Oui, il suffit de s’en passer parce ce ne sont que des électrons
qui alimentent l’appareillage. Ça n’a pas de vie, un électron ?
Plus les années passent, plus nos univers se confinent, se
rétrécissent à un certain nombre de sphères intimes ou professionnelles. Et
puis après ?
C’est la sélection contrôlée.
L’inattendu peut surgir au détour d’une allée de supermarché ou
sur un canapé d’une soirée, d’une rencontre professionnelle, mais tout tend à s’affiner,
mais la peau de chagrin sociale diminue à vue d’œil.
La richesse de rencontres des années lycéennes ou étudiantes est
moins spontanée aujourd’hui.
Est-ce vrai ? Il suffit de rester ouvert pour que tout
continue, mais mon temps est grignoté.
Je continue pourtant de m’enrichir.
Et puis il y a ces blogs.
J’ai écouté
lu des auteurs qui m’ont rendu peut-être meilleur sous certains aspects
(rassurons nous, il y a encore du travail).
Un notamment dont le recul et la sagesse d’analyse sont importants
dans l’approche humainement perfectible de certains sujets (mais ça n’empêchera
pas tout).
Une aussi dont le naturel vivant me rapproche de la nécessité à
vivre sans contrefaçon ses sentiments.
Un qui sait s’investir honnêtement sur ce qui lui tient à cœur
sans de réelles concessions. Une qui se dispute elle-même pour le meilleur et
qui scénarise, un qui comprend vite et bien avec talent, une à fleur de peau
qui vit loin de ses racines, une qui vit intensément sa vingtaine, un qui ne
sait pas encore là où il souhaite aller, un qui possède une formidable nature
pour défendre celle avec un grand ‘N’, des pères et des mères, nouveaux,
habitués, des parisiens et provinciaux, des d’autres pays, des qui s’aiment,
des qui râlent, des qui crient un surplus, des qui dessinent, des qui poétisent.
J’apprends des bonheurs et des malheurs qu’il ou elle me donne
l’impression de côtoyer, suffisamment pour se réjouir ou s’inquiéter. Pour réagir.
Il y a deux aspects. La vraie vie n’est pas dans l’univers des
blogs. Parait-il.
C’est bien connu, les réseaux informatiques renferment sur soi.
Ils ne doivent pas remplacer les vraies rencontres.
Et pourtant, quelle richesse.
Vous observez comme les carnets se développent, comme ils
offrent des moyens accessibles à d’autres rêves.
Et si cela ne durait qu’un temps, si cela n’était que naïveté ?
C’est bien d’être naïf, pendant que le naïf est en l’air, il vole plus vite.
Comme disait le philosophe François Valéry : « Aimons
nous vivants, n’attendons pas que la mort nous donne du talent ».
Bon, je suis crevé là.
25 janvier 2006
De visu
Il suffit d'en fixer une pour qu'elles s'arrêtent toutes.
(en fait, ça marche aussi si vous appuyez sur le bouton off de l'écran, pour vous dire que ce n'est pas magique)
J'imagine que pendant que vous vous occupiez avec l'image, vous avez oublié qu'il n'y pas de déblatérages aujourd'hui.
10 janvier 2006
Pas de titre
Juste en passant, il est proposé actuellement aux professeurs d’être
bivalents, mais ils ne veulent pas.
Ce serait préférable que le Ministre n’aille pas plus loin car
en salle de cours, des 'bi' qui nient, ça peut faire mauvais genre.
Mon atroce sentiment d’absence actuelle n’a d’égal que ma
culpabilité. Mais quelquefois, il vaut mieux.
Rien de plus ni de moins (bien au contraire) pendant ces
quelques jours, libre service dans les notes.
05 janvier 2006
7 à la suite
Bon collons nous y.
Merci à Anne, Jid et Pem pour le
« cadeau » (et si ça se trouve, d’autres encore). Je vous avais dit
que je détestais les questionnaires ?
7 choses que vous voulez faire avant de
mourir
N’étant pas du tout préparé à cette question,
je tape en touche.
Cependant, si je pouvais écrire un bouquin
(le finir tout du moins), avoir le talent de réalisateur de Cédric Klapisch
(avec plus de cheveux), gagner au loto pour chanter ‘au revoir Président’ (du
coup, faire le tour du monde juste après), avoir le temps de dire tout ce que j’ai
à dire, voir mes enfants grandir heureux jusqu’à leurs soixante ans au moins
tout en étant encore capable de les reconnaître sans sondes multiples de part
et d’autre et devenir bilingue anglais grâce à Kelly Reilly, ce serait bien.
7 choses que vous faites bien
- le gâteau aux poires (10 minutes de
préparation sans œuf à faire monter et 25 minutes de cuisson pas chiante),
- râler avec obstination,
- élever les escargots (c’est vrai, j’en
avais presque cent quand j’étais plus jeune et ça, ça ne se perd pas, c’est
comme le vélo),
- ne pas trouver les bonnes répliques au bon
moment,
- m’énerver quand je suis fatigué (et quelque
fois aussi quand je suis en forme),
- penser que alors qu’en fait pas forcément,
c'est-à-dire le strict minimum,
- faire le timide (c’est inné, je n’ai pas de
mérite).
7 choses que vous ne pouvez pas/savez pas
faire
- bricoler, draguer, courir sans ballon
devant, réclamer un dû, ne pas regarder les filles, me donner les moyens de mes
ambitions, me faire comprendre.
7 choses qui vous attirent dans le sexe
opposé
- les yeux (si si, oui, bon, là d’accord, ça fait
cliché)
- la capacité à me supporter,
- l’humour (avec une forte poitrine),
- le sexe opposé,
- mes goûts,
Il n’y en a que 5 mais, d’un autre côté, que
peut-on leur demander de plus ? Non, bon. Et puis, ce n’est pas bien de
parler de choses à leur propos, ce sont des êtres humains à part entière comme
les escargots et les doryphores ?
Ah ouais, faut pas venir se plaindre après
quand on me force à répondre à des questions.
7 choses que vous dites souvent
- merd’,
- bordel de merd’ de ‘tain fais chier con
- ta mère en short devant le prisu
- c’est clair
- non
- oui
- je m’en occupe et je vous tiens au courant
7 béguins pour des célébrités
Le souci est que je suis d’humeur changeante.
Et puis les célébrités vieillissent (pendant que je reste frais et jeune).
Alors bien sûr, je pourrai citer Nathalie
Portman, Barbara Schulz, Virginie Ledoyen, Claire Keim, Kelly reilly mais bon,
ce n’est pas très important hein.
7 personnes dont vous aimeriez qu’elles
répondent aussi à ce questionnaire (si elles passent ici).
Personne, je ne suis pas comme ça, moi monsieur (et madame aussi). Je ne délate pas. Na.
04 janvier 2006
Human blog
Garder l’esprit libre pour un naïf comme moi, c’est ne plus
croire au Père Noël.
La blogosphère se livre, plus qu’avant, succès faisant, en des
notes sincères ou calculées qui laissaient perplexes quant à la propre
personnalité des auteurs.
La manipulation devient légion et la face cachée de l’iceberg
prend forme.
Oui, il y a des gens réellement humains derrière leurs carnets.
C’est bien là que le bas blesse. Par humain et par ces volontés
de découvrir les natures humaines qui se cachent sous les mots, il y a un
danger sous jacent de déception.
Je n’ai pas rencontré grand nombre de blogueurs aujourd’hui, je
n’en tire aucun regret, bien au contraire. Question de temps, le temps fait sa
sélection comme dans la vraie vie.
Et surtout, la blogosphère étant jeune, les exemples apparaissent
de ci de là transformant les rencontres en mauvaises expériences. Un blog, avec
tout ce qu’il a de futile, peut changer une vie. Un blog trompe énormément.
Ce n’est pas la faute du bloc-notes me direz-vous mais celle de
ceux qui se cachent derrière. Bien sûr. L’humain.
Je partais il y a deux ans et demi, mots au vent, verbes au
fusil. Tout le monde il était beau, tout le monde, il était gentil. J’ai l’œil plus
patient aujourd’hui, affûté exagérément.
Il y a donc quelque chose de pourri dans la blogosphère. C’est un résumé des faux semblants de nos congénères. Ce n’en est pas un extrait du meilleur.
Méfions nous donc. Sortons couverts.
Note naïve.
03 janvier 2006
Un blog, une voix, une voie
Quelques chiffres perdus dans le texte.
10 000 à 15 000 nouveaux blogs qui viennent chaque jour
s'ajouter
8 blogueurs sur 10, en France, auraient moins de 24 ans
500 000 à 1 million de messages par jour
54 % des blogueurs sont de sexe féminin
50 et 70 millions de blogs dans le monde aujourd'hui
1% des blogs seulement généreraient 80 % de l'audience
Un lien : Le Monde Un
Français sur dix a créé son blog sur Internet
(Attention, il s’agit d’une note sans LLM ajouté. Vous aurez été prévenu. Une fois n’est pas coutume)
C’est toujours distrayant de lire ces articles (on y trouve de tout, du cliché à la réflexion sociologique) et assez intéressant, je me l’avoue. J’aime bien. Je crois.
Jusqu’au jour où ils auront compris que :
Un blog, ce n’est pas définissable, un blog, c’est une voix.
Avant d’arriver à en faire une symphonie…
Rien n’empêche d’essayer (avant que tout le monde ne traduise qu'un blog n'est qu'une voix d'électeur ou de consommateur)
Cependant, dans six mois, je passerai dans la tranche des 5% de
blogueurs entre 35 et 49 ans. Je vais me sentir un peu plus seul.
Ça fait réfléchir non ?
Bon tant pis.
One more time
La première vague est passée (formule à ne pas utiliser entre
2004 et 2005). Les voeux vont désormais s’étaler durant les 27 prochains jours
avec la mention spéciale : « Je ne suis pas en retard, ça marche
pendant tout le mois de janvier ! ».
Textos, e-mails, messages téléphoniques, conversations,
poignées de mains, bises, sourires.
« Bonne santé, c’est important la santé ». Tu l’as
dit bouffi. Le reste suivra.
J’ai bien piégé un répondeur téléphonique avec des vœux qui ne gênent
plus qu’ils ne fassent plaisir gratuitement. C’est une question de conscience propre.
Il y a ces autres vœux que nous attendons en premier pour lancer le retour à
force d’avoir patienté en vain précédemment.
C’est curieux ce rite. C’en serait presque agaçant puisque
souvent teinté d’une formule de politesse.
Je ne suis pas poli quelquefois. Et quand il ne s’agit pas de
politesse, je traduis l’hypocrisie. C’est aussi agaçant, je préfère de ne pas être
poli, c’est ma façon d’être grossier. Donc, c’est un silence grossier. On ne se
refait pas.
Cependant, c’est délicat dans le sens qu’un oubli de vœux involontaire
peut être aussi grossier.
Que dire des résolutions à prendre pour l’année qui démarre.
Et si je changeais d’entreprise ? 2006 en serait forcément
différente.
Le fait est qu’en cette rentrée du 3 janvier, je pense déjà aux
vacances montagneuses du 11 février et celles îlotières du 15 juillet. Le
réveil ne se motive plus tout seul malgré le challenge dont on me parle pour
les mois à venir. D’ailleurs je ne pense plus en mois avenir mais en mois à
venir.
En attendant la réflexion qui entoure ce genre de résolution,
je coure dans la forêt parmi les écureuils. Ils me regardaient trottiner difficilement
avec la souplesse d’un tractopelle le premier jour de l’année.
Et ce carnet qui s’enferme dans une philosophie intime que je
ne souhaitais pas forcément.
L’actualité est telle qu’elle est redondante et m’envoie sur
les mêmes dérives caractérielles d’un homme qui s’est déjà forgé des avis (bien
que seul l’imbécile n’en change pas, et, en cela, je reste optimiste).
D’autres sujets demandent du temps et comme 2005, ce sera sans
doute un combat que de s’offrir ce luxe.
Que de choses frivoles.
Bien à vous.
30 décembre 2005
Re-nativité
Je continue d’apprendre la relativité en cette d’année.
Ceci explique peut-être cela mais pas forcément.
Einstein disait : « Placez votre main sur un poêle
une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille
une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité. »
Point question donc de poil dans la main ni de jolie fille (enfin,
j’me comprends) d’ici le réveillon mais de réflexions dans un miroir.
Quelle image l’année a renvoyée de moi, quelle image aurais-je
souhaitée, quelle sera celle à venir.
La relativité s’apprend en tous lieux pour peu qu’on se donne
la peine de prendre le temps. Espace-temps.
Je réfléchis à mon angle de vue et vous souhaite une excellente fin d’année.
En attendant de passer à la suivante…
19 décembre 2005
Dingo pêche à la ligne
Mais que nous pousse t-il aux doigts pour qu’ils s’agitent spasmodiquement
à raconter ces histoires banales ?
Nos vies sont banales mais ce sont les nôtres. Il s’agit d’un
constat, non d’un jugement.
Les vies des autres sont imaginairement plus passionnantes. Quant
à leurs passés, des autres vies, c’est un peu comme ces films que l’on regarde
en œils attentifs.
Je m’accroche à ces morceaux extraits d’une existence.
Il ou elle va bien, il ou elle a des soucis. Sans que je puisse
y faire quoi que soit. C’est juste une illusion. Nous sommes des illusions.
Derrière nos masques nous faisons ce que nous voulons.
Et pourtant, ces instants sont concrets, inscrits émotionnellement
et je m’y retrouve souvent, parfois.
C’est un outil, juste un outil de communication.
Celui ou celle qui décide d’arrêter coupe le fil qui nous lie. Je
m’inquiète un instant, parfois, souvent. Sorte d’empathie littéraire curieuse
plus humaine que dans les pages d’un livre imprimé.
C’est une question de recul, de concentration des évènements.
Nos pages s’additionnent et il ne faudrait peut-être qu’une
seule ligne de chaque note pour alimenter le livre. Un détail quotidien. Rassembler
l’essentiel. Juste une mise au point.
L’actualité s’est détachée du sensationnel.
Nous nous faisons des idées, une idée d’il ou elle. Question de
point de vue. Simplement objectivité réduite.
Il est si simple de faire sans, de s’en passer. Alors pourquoi ?
Stade rempli d’une absence d’attente de retour.
J’avais la reconnaissance en point de mire, je n’en connaîtrais
la raison qu’au travers d’un filtre psychologique ou d’une réflexion à venir.
Ai-je toujours ce but à envier pour me satisfaire. C’est
complexe parce que je le veux bien.
C’est une question d’humilité. L’humilité est rassurante puisqu’elle
permet le contentement.
A ne pas confondre avec modestie. La modestie n’est que l’image
du miroir.
Alors illuminer la simplicité est un début, viendra ensuite le
virage.
NDLA : Cette note pénible et sans axe a été écrite sous
extasie des Petites Bêtes et de ça Cartoon. Ceci explique –peut-être cela-. A
moins que ce ne soit l’inverse.
L’absence de cette NDLA aurait-elle fait de moi quelqu’un de
plus intelligent ? Aurais-je dû user plutôt du terme intelligible.
Le péril blog
Les apparences sont trompeuses mais je n’ai pas le temps. Si, elles le sont.
Alors, je vais bien finir par recycler les notes encyclopédiques de mon blog précédent de petit morveux des carnets.
Parce que, oui, je suis devenu plus sage. Si, si.
Certains auront eu le temps de les oublier ces bafouillages antiques.
Mais je n’ai pas le temps.
Ah oui, voilà, ce blog va devenir interactif avec des sondages. C'est bien les sondages. Vous avez envie de vous faire sonder vous ?
Je regardais Le péril Jeune hier après midi parce que… parce que bon.
(C’était dimanche, il faisait beau mais froid, nous nous étions débarrassés des nains et le feu crépitait).
A la question : si vous étiez réalisateur ? Je répondrais, Cédric Klapisch.
La semaine prochaine, ce sera L’auberge espagnole.
Et pour le réveillon, Les poupées russes.
Il faut être organisé dans la vie.
Pourquoi je raconte tout ça ?
Si je savais, je n’aurais jamais ouvert ce bloug.


